Émergence et évolution des différentes formes de racisme. Avec Olivier Roy à l'Assemblée nationale.


(0)
108 Vues
0 commentaire
08.09.2020

La question actuelle de l' "islamophobie" est une bataille sémantique à travers laquelle se joue notre regard sur l'islam en France. Pour le politologue Olivier Roy, l'enjeu est la liberté religieuse dans une société où beaucoup considèrent que le refus des valeurs républicaines relève de la sécession.
Islamisation de la radicalité ou radicalisation de l'islamité ? C'est également la querelle sur le lien entre islamisme et terrorisme qui doit être explicitée, sachant que selon que les pouvoirs publics privilégieront l'une ou l'autre thèse, la place de l'islam en France sera différente.

La stratégie de l'intimidation. Avec Alexandre Del Valle pour le Cercle Jeanne d'Arc à Rouen.


(0)
190 Vues
0 commentaire
29.06.2018

Plus l'on tue au nom d'Allah, plus l'Occident combat "l'islamophobie" et plus on parle en bien de l'islam pour ne "pas faire l'amalgame". Tel est le paradoxe de "l'islamiquement correct" selon lequel, loin de déclencher dans nos sociétés culpabilisées une mise à l'index des préceptes sacrés qui justifient la violence jihadiste, la médiatisation des attentats terroristes renforce en fait l'attractivité de l'islam.
Alexandre del Valle montre que la violence jihadiste n'est en aucun cas un simple problème sécuritaire "étranger à l'islam" mais bien le plus efficace outil du prosélytisme islamique. Et ceci s'explique d'abord par la lutte obsessionnelle contre "l'islamophobie" exigée par les pôles de l'islamisme mondial, qui aboutit à faire de l'islam une religion intouchable, au-dessus de toutes les autres.
Il décrit la stratégie de conquête des piliers mondiaux de l'islamisme sunnite (Ligue islamique mondiale, Organisation de la Coopération islamique, ISESCO, Frères musulmans, Turquie néo-ottomane d'Erdogan) qui prônent la "désassimilation" et cherchent, sous couvert de criminalisation de la critique de l'islam, à soumettre les démocraties occidentales à l'exceptionnalisme musulman.
En mettant à jour la complicité entre "coupeurs de têtes" (islamo-terroristes) et "coupeurs de langues" (lobbies anti-islamophobes), Del Valle réalise une démonstration jamais produite à ce jour, et apporte la preuve que le jihadisme et l'islamiquement correct fonctionnent profondément de concert.

Le Moyen-Orient comme système. Avec Henry Laurens au Conseil Supérieur de la Formation et de la Recherche Stratégiques.


(0)
415 Vues
0 commentaire
11.09.2018

Professeur au Collège de France et titulaire de la chaire d'histoire contemporaine du monde arabe, Henry Laurens nous propose une mise à jour de notre approche du Moyen-Orient contemporain dont il nous présente les évolutions politiques.
Lui-même espace géopolitique, le Moyen-Orient a toujours constitué un champ de rivalités des grandes puissances. En effet, les implications européennes ont été nombreuses et constantes dans cette région depuis la découverte de la route maritime permettant d'atteindre les Indes Orientales.
Son analyse doit nous amener à renouveler notre approche d'une région du monde se trouvant au centre des enjeux liés aux relations internationales et stratégiques.

Une intervention qui s'inscrit dans le cycle de conférences "Perspectives Stratégiques".

L'État islamique : notes de lecture, par Michel Drac.


(0)
1363 Vues
0 commentaire
2017

Michel Drac, analyste politique et prospectiviste bien connu, s'emploie ici à comprendre ce qu'est l'Etat islamique.
Les origines, les divers acteurs et la structuration de cette entité assez improbable sont étudiés au travers de plusieurs notes de lecture afin de comprendre quels sont les enjeux derrière ce que représente Daesh.

Terrorisme, face cachée de la mondialisation. Avec Richard Labévière au Club suisse de la presse.


(0)
520 Vues
0 commentaire
08.12.2016

Le terrorisme tue. Il produit émotions, compassions, malentendus et contresens. Il s'est installé au coeur même de nos sociétés comme une fatalité. De la petite délinquance à la grande criminalité, il est devenu le stade suprême de la mondialisation.
À l'appui d'un long travail d'enquête, Richard Labévière remonte aux causes du phénomène. Il décrit les impasses de la "guerre contre la terreur", le cynisme mercantile des pays occidentaux envers les pétromonarchies, la désinformation de médias voyeurs qui basculent dans la propagande et les fadaises d'improbables experts.
Aujourd'hui, l'Arabie saoudite demeure l'un des principaux financiers de l'Islam radical, qui tue non seulement dans les pays occidentaux, mais aussi et surtout dans le monde arabo-musulman. Ce scandale perdure en toute impunité depuis plus de trente ans, parce qu'il engraisse marchands de canons et autres prédateurs. Le terrorisme profite aussi d'une révolution numérique dont personne ne maîtrise les effets et qui échappe au contrôle des États.
Il s'agit ici de comprendre de quoi est faite la matrice qui engendre la terreur, de transformer l'irrationalité de l'émotion en entendement, de se donner les moyens de savoir. Après plus de vingt ans de reportages de terrain et d'analyses, Richard Labévière démonte les rouages du terrorisme moderne et avance plusieurs propositions pour en combattre la fatalité.

Le Nationalisme arabe : histoire et actualité. Avec Charles Saint-Prot pour le Cercle Henri Lagrange.


(0)
636 Vues
0 commentaire
01.2017

D’aucuns se souviennent du film Lawrence d’Arabie de David Lean et de ce qui s’y joue : la réalisation du nationalisme arabe ou "panarabisme". Ce vieux rêve fédéraliste prit naissance au XVIIIe siècle, en réaction à la tutelle ottomane ; il mena à la "grande révolte arabe" de 1916, fut trahi par les accords Sykes-Picot, puis, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, il prit une ampleur considérable avec l’action du parti Baas et la plume de Michel Aflak – ce "Maurras arabe", selon Charles Saint-Prot. L’âme arabe, ce n’est pas l’islamisme ! Au contraire, l’islamisme est né, du moins s’est développé, grâce à la chute du dernier régime baasiste qui fut celui de Saddam Hussein.
À l’heure où les Occidentaux ont pris, plus ou moins directement, plus ou moins consciemment, le parti de l’internationale djihadiste contre celui des nations arabes, le Cercle Henri Lagrange propose la vidéo d’un entretien passionnant sur l’histoire et l’actualité du panarabisme.

La diplomatie religieuse de l'Arabie Saoudite. Avec Pierre Conesa au Cercle Aristote.


(0)
517 Vues
0 commentaire
30.01.2017

La diplomatie religieuse de l'Arabie saoudite constitue un étrange trou noir dans l'analyse du radicalisme qui affecte l'islam aujourd'hui. Pourquoi le salafisme, mouvance la plus intolérante et sectaire de l'islam, est-il devenu si conquérant ? Parce que parmi tous les radicalismes religieux qui pourrissent la planète, il est le seul à bénéficier d'un appui constant de la part d'un pays doté d'immenses moyens : le royaume saoudien.
Pierre Conesa nous révèle comment ce royaume aux deux visages, celui conciliant de la dynastie Saoud et celui plus agressif du salafisme, propagandiste du djihad, a depuis des décennies développé une stratégie religieuse pour conquérir la communauté musulmane, mais aussi l'Occident, sans apparaître comme un ennemi grâce à un soft power original, hybride des systèmes américain et soviétique.
Aujourd'hui, ce pays longtemps protégé se retrouve menacé sur son propre territoire par le salafisme djihadiste qu'il a propagé ailleurs.

Les ennemis de l'Occident. Avec Alexandre Del Valle au Cercle Aristote.


(0)
598 Vues
0 commentaire
23.01.2017

Alexandre del Valle fut précurseur en évoquant dès 1997 la menace islamiste et en annonçant la dérive de la Turquie néo-ottomane. Trente ans après la dissolution de l'ex-URSS, il montre que les pays de l'OTAN n'ont pas toujours changé leurs "logiciels" hérités de la Guerre froide, désignant la Russie comme l'Ennemi suprême. A cette erreur sur l'Ennemi correspond une erreur sur l'Ami, l'Occident demeurant allié aux "pôles de l'islamisme sunnite" (Arabie saoudite, Qatar, Koweït, Pakistan, Turquie, OCI, Frères musulmans) qui ouvrent, dans le cadre d'un projet d'expansion planétaire, à saper de l'intérieur les valeurs des sociétés ouvertes sous couvert de défense de la religion.
Le conférencier dresse également un bilan des "révolutions de couleurs" appuyées par nombre d'ONG américaines en Europe de l'Est et les relie à l'interventionnisme occidental en Irak ou en Libye puis au printemps arabe, devenu "hiver islamiste". Il dévoile de façon détaillée les stratégies et buts de guerre des islamistes, qu'il s'agisse des pôles "institutionnels" et étatiques, véritables ennemis, ou des djihadistes, simple face immergée de l'iceberg. Après avoir exposé leur double matrice théocratique et totalitaire, Alexandre Del Valle démontre que pour résister à cette offensive bien plus massive qu'on l'imagine, l'Occident doit de toute urgence définir la Menace et l'Ennemi dans leur globalité puis revoir totalement ses alliances et visions stratégiques.
L'enjeu n'est autre que de préserver les valeurs des sociétés ouvertes sans renier leurs racines civilisationnelles. La priorité est de les défendre chez nous avant de donner des leçons de droits de l'homme ou de démocratie au reste du monde.