Écrire l'histoire, ou l'histoire comme champ de bataille. Avec Enzo Traverso à la Bibliothèque municipale de Lyon.


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02.03.2012

Révolutions, fascismes, nazisme, Shoah, exil et violence : c'est un bilan critique et une mise en perspective de quelques controverses historiographiques qui ont marqué les trois dernières décennies que nous présente Enzo Traverso.
Ces débats sont analysés dans une double perspective. D'une part ils sont appréhendés comme une étape de l'écriture de l'histoire, en insistant sur les éléments de continuité et de rupture. D'autre part, ils sont inscrits dans les mutations intellectuelles et politiques de ce tournant de siècle.
C'est à partir du tournant de 1989 que s'est modifiée la manière de penser et d'écrire l’histoire du XXe siècle. Parmi les mutations que ce tournant a engendrées, Enzo Traverso en relève au moins trois : l'histoire globale, le retour de l'événement et le surgissement de la mémoire.

Pourquoi la guerre ? Avec Jean Baudrillard, Jacques Derrida et Alain Gresh à la Maison des Cultures du Monde.


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19.02.2003

D'une inquiétante actualité, Pourquoi la guerre ?, est le titre qui avait été retenu par Freud pour la publication de ses échanges de lettres avec Einstein, et dont la circulation fut interdite en Allemagne.
Partant des questions soulevées quant aux destins de la pulsion de cruauté et ses possibles dérivations, Baudrillard, Derrida et Gresh vont eux-mêmes s'interroger sur les problématiques essentielles qui se posent encore au monde d'aujourd'hui : quelles nouvelles significations donner aux notions de guerre, de terrorisme et de souveraineté ? Et est-ce que la démocratie peut ou non avoir un avenir si l'on ne peut envisager l'émergence d'une nouvelle forme d'universalité ?

Une controverse menée par René Major, au sein de l'Institut des hautes études en psychanalyse.

Donner à penser. Avec Jean-Luc Marion à l'Institut Philanthropos.


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03.2018

Pourquoi Dieu sans l'être ? Que nous dit Éros sur l'amour et le don ? Que signifie philosopher aujourd'hui au regard de la Bible et de la théologie, de la poésie et de la littérature ? Qu'est-ce que la Révélation ? Pourquoi faut-il en finir avec la métaphysique ? Quelle langue neuve peut dire l'invisible, l'inouï, l'inattendu ? Qu'est-ce que le nihilisme ?
De la rue d'Ulm et de la Sorbonne à l'université de Chicago et à Rome, de l'aventure de Communio à l'engagement antitotalitaire, sur fond de rencontres et de portraits, d'enjeux et de combats, cette série d'entretien menée par Fabrice Hadjadj est l'occasion de rentrer dans l'œuvre du grand philosophe Jean-Luc Marion et de comprendre la fabrique de sa pensée. Une magistrale leçon de philosophie.

Dieu et la révélation. Avec Jean-Luc Marion à l'Université Saint-Louis - Bruxelles.


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03.2023

Le grand philosophe catholique Jean-Luc Marion nous invite à considérer la fin du mythe de la mort de Dieu : penser autrement "la mort de Dieu", c'est avant tout considérer la mort d'un concept, d'une certaine primauté de l'Etre et du "Dieu moral". En somme, le Dieu qui est mort est une représentation (une idole) contre lequel il faut lutter et Dieu, lui, est mort sur la croix et est donc en retrait – manière, pour nous, d'éprouver la filiation.
Ce retrait du divin pourrait d'ailleurs bien être l'ultime figure de la révélation. Mais quelle révélation ?
La pensée chrétienne revendique radicalement une Révélation en se fondant sur la tradition biblique. Cela soulève des difficultés, car la divinité se manifeste par ce que les philosophes nomment : des phénomènes. Yahvé se révèle à Abraham et à sa descendance, Dieu se révèle aux disciples à travers Jésus.
La philosophie a contesté la réalité et la possibilité même de tels phénomènes. Ce refus d'une Révélation en philosophie peut-il se discuter ?
Sans doute, à condition d'élaborer une réflexion sur ces phénomènes qui reconnaisse toutes leurs dimensions possibles. Jusqu'à envisager "un phénomène absolument saturé" se manifestant à ceux qui consentent à le recevoir.

Surprises et saturations. Avec Jean-Luc Marion à l'Ecole Normale Supérieure.


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20.12.2013

Le phénomène, en tant qu'il se donne – donc en tant que donné – est-il une surprise par la saturation ?
C'est la question à laquelle répond le philosophe Jean-Luc Marion qui, dans Réduction et donation et dans Étant donné, s'est attelé, en phénoménologue, à cironscrire et définir la surprise.

Comment le langage fabrique le monde ? Avec Francis Wolff pour le Festival Philosophia.


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05.09.2021

Le monde n'existerait pas pour nous si nous n'avions pas à notre disposition des noms, des verbes et des pronoms qui nous permettent de formuler les trois grandes questions qui agitent l'humanité depuis ses origines : Qu'est-ce qui existe réellement ? Pourquoi tout ce qui arrive, arrive ? Qui a fait cela ? C’est la thèse simple, mais profonde du philosophe Francis Wolff.
En l'exposant à travers des exemples concrets et des références à Aristote, Descartes ou Leibniz, il nous délivre une magistrale leçon de philosophie.

Un entretien mené pas Martin Legros.

Le réel et le donné. Avec Jean-Luc Marion à l'Ecole Normale Supérieure.


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12.02.2018

La question du "réalisme" souffre de l'indétermination dans laquelle on y laisse la notion même de "réel". Car le réel ne se résume pas à l'objet, et la chose demande précisément qu'on l'émancipe de sa constitution comme un objet pour un ego constituant.
Cette opération, négligée par la plupart des "réalistes" contemporains impose non seulement la décontraction de l'objectité de la metaphysica moderne, mais aussi la réduction au donné.

Un exposé dans le cadre des "Lundis de la Philosophie".

Quand pouvoir faire, c'est pouvoir dire. Avec Francis Wolff pour Citéphilo à Lille.


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23.11.2019

Faire ce qu'on désire, ce n'est pas agir librement, c'est être mené par son désir. Le drogué, par exemple, n'est pas libre, puisqu'il désire une substance qu'il désirerait ne pas désirer. Être libre, c'est pouvoir agir comme on veut, c'est-à-dire conformément à ce qu'on désire désirer !
D'où vient, chez l'être humain, cette étonnante capacité à faire ce qu'il veut et non pas seulement ce qu'il désire ? Le philosophe Francis Wolff nous montre qu'elle est liée à une autre aptitude proprement humaine : le langage, plus particulièrement la capacité à dire "je", à dire "non" et à être son propre interlocuteur.

Une conférence modérée par Nassim El Kabli.