Dieu et la révélation. Avec Jean-Luc Marion à l'Université Saint-Louis - Bruxelles.


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03.2023

Le grand philosophe catholique Jean-Luc Marion nous invite à considérer la fin du mythe de la mort de Dieu : penser autrement "la mort de Dieu", c'est avant tout considérer la mort d'un concept, d'une certaine primauté de l'Etre et du "Dieu moral". En somme, le Dieu qui est mort est une représentation (une idole) contre lequel il faut lutter et Dieu, lui, est mort sur la croix et est donc en retrait – manière, pour nous, d'éprouver la filiation.
Ce retrait du divin pourrait d'ailleurs bien être l'ultime figure de la révélation. Mais quelle révélation ?
La pensée chrétienne revendique radicalement une Révélation en se fondant sur la tradition biblique. Cela soulève des difficultés, car la divinité se manifeste par ce que les philosophes nomment : des phénomènes. Yahvé se révèle à Abraham et à sa descendance, Dieu se révèle aux disciples à travers Jésus.
La philosophie a contesté la réalité et la possibilité même de tels phénomènes. Ce refus d'une Révélation en philosophie peut-il se discuter ?
Sans doute, à condition d'élaborer une réflexion sur ces phénomènes qui reconnaisse toutes leurs dimensions possibles. Jusqu'à envisager "un phénomène absolument saturé" se manifestant à ceux qui consentent à le recevoir.

Surprises et saturations. Avec Jean-Luc Marion à l'Ecole Normale Supérieure.


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20.12.2013

Le phénomène, en tant qu'il se donne – donc en tant que donné – est-il une surprise par la saturation ?
C'est la question à laquelle répond le philosophe Jean-Luc Marion qui, dans Réduction et donation et dans Étant donné, s'est attelé, en phénoménologue, à cironscrire et définir la surprise.

Comment le langage fabrique le monde ? Avec Francis Wolff pour le Festival Philosophia.


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05.09.2021

Le monde n'existerait pas pour nous si nous n'avions pas à notre disposition des noms, des verbes et des pronoms qui nous permettent de formuler les trois grandes questions qui agitent l'humanité depuis ses origines : Qu'est-ce qui existe réellement ? Pourquoi tout ce qui arrive, arrive ? Qui a fait cela ? C’est la thèse simple, mais profonde du philosophe Francis Wolff.
En l'exposant à travers des exemples concrets et des références à Aristote, Descartes ou Leibniz, il nous délivre une magistrale leçon de philosophie.

Un entretien mené pas Martin Legros.

Le réel et le donné. Avec Jean-Luc Marion à l'Ecole Normale Supérieure.


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12.02.2018

La question du "réalisme" souffre de l'indétermination dans laquelle on y laisse la notion même de "réel". Car le réel ne se résume pas à l'objet, et la chose demande précisément qu'on l'émancipe de sa constitution comme un objet pour un ego constituant.
Cette opération, négligée par la plupart des "réalistes" contemporains impose non seulement la décontraction de l'objectité de la metaphysica moderne, mais aussi la réduction au donné.

Un exposé dans le cadre des "Lundis de la Philosophie".

Quand pouvoir faire, c'est pouvoir dire. Avec Francis Wolff pour Citéphilo à Lille.


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23.11.2019

Faire ce qu'on désire, ce n'est pas agir librement, c'est être mené par son désir. Le drogué, par exemple, n'est pas libre, puisqu'il désire une substance qu'il désirerait ne pas désirer. Être libre, c'est pouvoir agir comme on veut, c'est-à-dire conformément à ce qu'on désire désirer !
D'où vient, chez l'être humain, cette étonnante capacité à faire ce qu'il veut et non pas seulement ce qu'il désire ? Le philosophe Francis Wolff nous montre qu'elle est liée à une autre aptitude proprement humaine : le langage, plus particulièrement la capacité à dire "je", à dire "non" et à être son propre interlocuteur.

Une conférence modérée par Nassim El Kabli.

Dix leçons de philosophie sur la vérité. Avec Jean-Luc Marion au Centre Sèvres de Paris.


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06.12.2017

La question de la vérité reste-t-elle inchangée, univoque, lorsque l'on passe de la philosophie à la théologie ? Ou devons-nous envisager que son modèle se transmue radicalement ? Car il n'en va jamais de la même façon pour la vérité en philosophie et en théologie. Mais alors comment se découvre ce qui se révèle – s'il ne se borne pas à dévoiler ? Révéler, dévoiler, de quelle vérité parle-ton en philosophie et en théologie ?
Le philosophe Jean-Luc Marion nous aide à comprendre ce qui distingue la vérité ("aleteia", en grec, recherchée par les philosophes) de la "révélation de Dieu" ("apocalypse").

Une conférence qui s'inscrit dans "Les leçons de philosophie", sous la direction de laurence Devillairs.

Philosophie de Péguy. Avec Camille Riquier pour Citéphilo à Lille.


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25.11.2017

De Charles Péguy (1873-1914), nous connaissons l'engagement dans l'affaire Dreyfus, les Cahiers de la quinzaine, l'adhésion au socialisme, la poésie et le poète de l'espérance, la critique de L'Argent, de la modernité et de l'idée de progrès, le retour à la foi catholique et la mort au champ d'honneur aux premiers jours de la guerre de 1914.
L'auteur de la Note sur M. Bergson et la philosophie bergsonienne n'a pas construit de système philosophique. Y a-t-il alors une philosophie de Péguy et quelle est-elle ? Autrement dit : qu'est-ce qui fait l'unité de son œuvre ?
Camille Riquier montre magnifiquement le "profond ordre intérieur" qui tient ensemble la diversité des textes du génial écrivain.

Une rencontre animée par Julien Farge.

Phénoménologie des objets temporels audiovisuels. Avec Bernard Stiegler à l'Université de technologie de Compiègne.


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2015

Le système mondial repose désormais intégralement sur les technologies numériques. Une conséquence majeure de cet état de fait est l’intégration fonctionnelle des mnémotechnologies au système de production des biens matériels, ce qui constitue une immense rupture historique : ce sont les dispositifs de production des symboles qui sont désormais totalement absorbés par l’organisation mondiale du commerce et de l’industrie. Les industries culturelles se sont emparées des dispositifs rétentionnels et configurent le temps dans sa forme la plus pure : comme flux de conscience.
C'est en suivant, actualisant la phénoménologie husserlienne et en l'appliquant à l'étude du cinéma que Bernard Stiegler nous montre l’importance de la compréhension du processus d’extériorisation technique de l’imagination qui permet le devenir industriel de l’activité de l’esprit et, partant, sa soumission exclusive aux critères marchands de sélection.