Le groupe de Visegrád, entre mythes et illusions. Avec Romain Bessonnet au Cercle Aristote.


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2017

Le groupe de Visegrád a beaucoup fait parler de lui récemment, notamment sur le sujet de l'immigration. D'aucuns y verraient un groupe de pays en rupture avec la politique de l'Union européenne et un exemple à suivre pour reconquérir notre souveraineté perdue. Mais qu'en est-il vraiment ?
Romain Bessonnet, spécialiste de la Russie et de l'espace post-soviétique, s'interroge sur l'histoire et la géopolitique réelle de cette région.
Bien loin des chimères identitaires, il nous montre que ces épisodes récents ne sont rien de plus que la manifestation des habitudes de négociation prises sous la tutelle soviétique pendant l'exercice de la fameuse "souveraineté limitée".
Une mise au point nécessaire.

Sándor Márai (1900-1989). Avec Catherine Faye, Georges Kassai, Gabrielle Napoli, András Kányádi, Daniel Rondeau et Ibolya Virág sur France Culture.


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29.03.2014

Sándor Márai s’est imposé comme l’auteur hongrois le plus lu en France, avec des romans construits comme des thrillers, autour de secrets de famille, d’événements mystérieux du passé (Premier Amour, Les Braises, L’héritage d’Esther, Les Mouettes, La Soeur). L’ascendant d’un être sur un autre, les limites du langage, l’étrangeté de soi à soi-même et au monde sont des thématiques récurrentes d’un univers romanesque aux récits implacables ; univers à la violence sourde dont la psychanalyse n’est jamais très loin.
La vie de Sándor Márai fut itinérante : européenne et quasi-vagabonde dans la jeunesse, pour fuir la Terreur Blanche de 1919, hongroise pendant vingt ans, américaine et italienne après le passage de la Hongrie dans la sphère soviétique et le choix par Márai de l’exil. Au-delà des circonstances politiques, le voyage est un mode d’être pour Sándor Márai, "une appréhension sensuelle du monde", écrit-il dans son Journal, "peut-etre la seule vraie passion de ma vie". De plus en plus solitaire et difficile matériellement, mais fertile sur le plan littéraire, l’exil mènera Márai de New York à Salerne, en Italie, puis en Californie où il se donnera la mort à 89 ans, quelques mois avant la chute du mur de Berlin.
Témoin de la disparition du monde du 19e siècle, observateur du destin d’une Europe malmenée par le fascisme puis le stalinisme, Márai médite de livre en livre (Libération, Mémoire de Hongrie, Journal), sur les totalitarismes et l’humain, dans une écriture limpide qui, au fil des années, se condense, pour devenir de plus en personnelle, fragmentaire, poétique. Il reste l’une des grandes voix de la Mitteleuropa, aux côtés de Stefan Zweig ou Thomas Mann qu’il admirait.

Vienne et la Mitteleuropa danubienne. Avec David Tarot et Dominique Venner chez Philippe Conrad sur Radio Courtoisie.


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31.01.2012

Frontière de l’Empire romain face aux "Barbares", le Danube s’est imposé comme le trait d’union d’une nouvelle Europe née de la rencontre des mondes germanique, slave et magyar.
Sur ses berges, l’Österreich est devenue au fil des siècles le centre de gravité du grand empire des Habsbourg et Vienne, sa capitale, s’est affirmée comme l’un des foyers majeurs de la culture européenne.
Ce rempart de la Chrétienté face au péril ottoman, lieu des fastes de la cour de Marie-Thérèse, capitale de la musique où l’œuvre de Schubert fait écho à celles de Mozart et de Haydn, fut aussi le lieu des avant-gardes du premier XXe siècle – à l’époque de la Sécession et de Klimt – quand Freud et Kafka ouvraient de nouvelles pistes à l’intelligence du monde.
Intégrées de longue date à un ensemble politique et dynastique commun, la Prague de Charles IV et de Rodolphe II et la Budapest de Liszt et de Bartók ont quant à elles participé à la subtile alchimie qui a permis à l’histoire de construire dans l’ensemble danubien un espace de civilisation original dont la marque demeure.

La crise du système en Europe. Entretien de Boris Le Lay avec Tomislav Sunic.


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01.2016

Tomislav Sunic, ex-dissident croate, ancien diplomate, professeur de sciences politiques et traducteur, nous délivre une analyse de la situation de l'Europe et de la France face à la crise du système. Système qu'il compare à celui de la Yougoslavie communiste qu'il a connu.
Un regard profond et construit qui ne cède en rien au politiquement correct et à la pensée unique.

Hongrie : paroles de médias et réalités. Avec Ferenc Almássy au Cercle Aristote.


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14.09.2015

Alors que le Jobbik -premier parti politique hongrois emmené par le premier ministre Viktor Orbán- continue à mener une politique d'indépendance nationale, les média européens accroissent leur pression pour faire plier le récalcitrant. 
Mais quelle faute le Jobbick a-t-il commise ? Sûrement celle de se croire encore à la tête d'une nation souveraine qui ne jouerait pas uniquement la rôle de chambre d'enregistrement des directives de l'Union européenne...