Nationalismes d'Europe : loin en arrière. Avec Anne-Marie Thiesse sur France Culture.


(0)
91 Vues
0 commentaire
20.10.2018

Alors que l'Europe semble à nouveau sensible aux nationalismes, il est utile de faire la généalogie de ce concept en remontant jusqu'aux origines de son émergence, au temps où s'affirmèrent les ressorts de sa future extension. Autrement dit jusqu'au XIXe siècle qui, dans la suite de la Grande Révolution française, fut celui de la remise en cause des hiérarchies politiques traditionnelles, ces hiérarchies que, dans l'Ancien régime, les souverains tout à la fois surplombaient et incarnaient.
Comme toujours les mots ont leur charge d'ambiguïté. Fait national, nationalités, identités nationales, patriotisme : dans ce champ on glisse aisément d'un comportement à un autre, d'une fierté portant une morale universelle au repli sur soi et à des ambitions expansionnistes, parfois racistes. L'ambivalence du terme d' "identité" éclaire cela spécialement.
C'est donc de définitions qu'il va donc falloir d'abord se préoccuper pour savoir de quoi l'on parle, en bonne ou en mauvaise part. Avant d'évoquer, sous cette lumière spécifique, quelques-uns des grands mouvements de l'histoire européenne jusqu'après la Première guerre mondiale.
Anne-Marie Thiesse, spécialiste d'histoire culturelle, s'est penchée de longue date sur ces questions intellectuellement complexes et civiquement capitales. Avec elle, nous allons tâcher de démêler dans la durée quelques-uns de ces fils entrelacés.

Émission "Concordance des temps", animée par Jean-Noël Jeanneney.

Le Coup de Prague. Avec Annie Lacroix-Riz sur Radio Galère.


(0)
103 Vues
0 commentaire
03.09.2018

Vingt ans avant le "Printemps de Prague", le "Coup de Prague" a, en février 1948, bénéficié d'un écho politique et médiatique considérable sur fond de Guerre froide et de Plan Marshall.
Annie Lacroix-Riz revisite cet évènement pour le restituer dans le contexte des rapports de force internationaux à la sortie de la Seconde Guerre mondiale. Documents d'archives à l'appui, l'historienne nous montre en quoi la présentation occidentale de l'évènement constitue un parfait exemple d'intoxication historique.
Plus que jamais, une contre-histoire du Printemps de Prague reste à écrire.

Modernité, héritage et progrès. Avec Alain Finkielkraut à Sciences-Po.


(0)
262 Vues
0 commentaire
23.04.2019

L'homme moderne ne se pense plus comme un héritier. Délié de tout ancrage et extrait de toute communauté, il entend se délivrer du donné et juge le passé avec sévérité. Le changement n'est plus dès lors un arrachement à la tradition, il est la tradition même.
Ce culte du mouvement et de l'innovation permanente, conjugué à la volonté moderne d'extirper la nostalgie du cœur des hommes, rend-il l'individu plus autonome et plus humain ou le soumet-il simplement à la force des choses ? Peut-on concevoir une démocratie post-nationale ? L'Union européenne, qui s'est construite comme un espace juridique et économique, n'est-elle pas minée de l'intérieur par son refus de concevoir l'Europe comme une civilisation singulière ?
C'est le philosophe et académicien Alain Finkielkraut, préoccupé par la modernité comme question philosophique, qui vient débattre et répondre à ces questions.

Une conférence organisée par l'association "Critique de la Raison Européenne".

Union européenne, pour ou contre ? Avec Coralie Delaume sur ThinkerView.


(0)
195 Vues
0 commentaire
10.05.2019

L'Union européenne est morte, mais elle ne le sait pas encore. Elle est morte du rejet de ses peuples qui manifestent en toute occasion une répulsion sans réserve et une défiance sans retour. Elle est morte de son inaptitude à régler les crises qui la secouent autrement que par de brutaux oukases ou par des simulacres de négociations, au terme desquels les pays les plus forts finissent par imposer leurs vues et où l'unique option qui s'offre aux plus fragiles est celle d'une humiliante reddition. Elle est morte de l'échec spectaculaire de son modèle économique, échec conjoint du Marché unique et de l'euro. Elle est morte, enfin, de son illégitimité démocratique, de ses fondations juridiques baroques, de ses traités qui ont remplacé la souveraineté populaire par une technostructure sans vision.
Alors, l'Union européenne, pour ou contre ?

La géopolitique. Avec Pascal Gauchon, Hervé Juvin et Gérard Dussouy chez Alain de Benoist sur TV Libertés.


(0)
173 Vues
0 commentaire
05.2019

Dans ce nouveau numéro des "Idées à l’endroit", Alain de Benoist nous présente les fondamentaux de la géopolitique comme discipline. C'est en compagnie des trois spécialistes Pascal Gauchon, Hervé Juvin et Gérard Dussouy que l'importance et l'actualité de la géopolitique est démontrée.
Ensemble, ils évoquent l'influence des facteurs géographiques sur l'histoire et sur la politique, sur les rapports de force dans l'espace et dans les territoires.

L'Europe fantôme. Avec Régis Debray sur Mediapart.


(0)
201 Vues
0 commentaire
23.03.2019

Pour mieux comprendre ce qui lui reste d'emprise sur les esprits, il faut rendre à l'idée sublime d'Union européenne son aura d'origine. Et rappeler à ceux de ses vingt-sept membres qui l'auraient oublié d'où vient la bannière bleue aux seulement douze étoiles d'or : du Nouveau Testament, Apocalypse de saint Jean, 12. L'emblème qui flotte au-dessus de nos têtes qui ne croient plus au Ciel remonte à l'an 95 de notre ère et célèbre l'imminent avènement du Royaume. Vision mystique engrisaillée, projet politique encalminé : les deux ne sont pas sans rapport.
Le philosophe Régis Debray, dans une conversation menée par Edwy Plenel, revient sur le grand mythe politique structurant de notre temps : l'Union européenne.

Macron et l'Allemagne, "souveraineté européenne" ou servitude volontaire ? Avec Coralie Delaume et Pierre Manent à Sciences-Po.


(0)
218 Vues
0 commentaire
27.11.2018

Emmanuel Macron a des milliers de gilets jaunes aux trousses, mais il nous l'assure : il garde le cap ! Et pour cela il a une recette magique, qu'il utilise presque quotidiennement depuis son élection : son "projet européen".
C'est grâce à lui qu'il tente d'avancer, et d'affirmer qu'un espoir existe encore dans le macronisme. C'est aussi au nom de cette "souveraineté européenne" qu'il entretient cette relation si particulière avec l'Allemagne, et qu'il espère coûte que coûte obtenir des concessions de ce pays pour faire avancer ce "rêve européen". Un rêve européen qui est donc profondément lié à sa relation avec Angela Merkel et à l'état de santé du "couple franco-allemand".
Coralie Delaume vient justement de publier Le couple franco-allemand n'existe pas : elle nous explique pourquoi il est illusoire de croire en cette relation et nous parle du poids démesuré de l'Allemagne dans l'Union européenne. Elle reviend également sur la politique européenne d'Emmanuel Macron et aborde la question de l'état actuel d'une Union qui ne manque pas de montrer chaque jour un peu plus les prémisses de son effondrement.
Dans un second temps, Pierre Manent se pencher sur la persistance de la germanolâtrie de nos élites et examine cet OVNI conceptuel qu'est la "souveraineté européenne" dont Emmanuel Macron nous vante les mérites. Avec en creux un enjeu fondamental : si cet ultime carte du macronisme n'est qu'une escroquerie intellectuelle pure et simple, que reste-il à Emmanuel Macron ?

Une conférence organisée par l'association "Critique de la Raison Européenne".

L'Europe post-démocratique. Avec Emmanuel Todd pour la Conférence Gambetta.


(0)
298 Vues
0 commentaire
09.11.2018

Connu pour ses prédictions sur la chute de l'URSS et pour le concept de "fracture sociale", Emmanuel Todd est aussi un dénonciateur des excès du libre-échange. Son dernier ouvrage, en sommes-nous ? décrit une anglosphère ressourçant la démocratie dans "l’espoir du progrès et le bonheur de la régression", face à une Europe "post-démocratique" sous domination allemande.
Si comme il l'affirme, "l'Europe s'en est allée" et si le libre-échange favorise la xénophobie universelle, quel avenir peut-on imaginer pour notre continent ? Plus prosaïquement, la campagne des élections européennes va-t-elle nous enfermer dans l'alternative Macron vs. Orbán ?
Parfois excessif, souvent visionnaire, toujours original, on ne perd jamais sont temps à écouter Emmanuel Todd.