A voix nue. Avec Bernard Stiegler sur France Culture.


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2020

Philosophe dont l'esprit s'est construit en dehors du parcours académique entre le PCF, le jazz, la littérature et la prison, Bernard Stiegler a produit une pensée qui nous éclaire et nous alerte.
Ses expériences de vie, ses épreuves et ses études lui font approcher la philosophie de façon tout à fait originale. S'inspirant de Joseph Schumpeter et Marx, ou encore Alfred Lotka et Rudolf Clausius, il analyse les mécanismes de ce qu'il nomme le pharmakon : la technique comme remède et comme poison, l'entropie et la destruction créatrice.
C'est dans le cadre d'expérimentations conrètes avec plusieurs institutions que Bernard Stiegler tente de restaurer la société de manière locale et collaborative. Plus que jamais, son désir est de prendre soin, de panser la société, notre environnement.

Une série d'émission conduite par Céline Loozen.

Théorie et action. Avec Bernard Stiegler sur la RTS.


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03.2019

Axant sa réflexion sur les enjeux des mutations actuelles, notamment la révolution numérique, le philosophe Bernard Stiegler nous évoque son travail avec un groupe de personnalités issues des sciences, du droit, de l'économie, des arts, de la philosophie, de l'ingénierie et de l'activisme qui travaille à l'écriture d'un "memorandum of understanding". Ce document sera adressé le 10 janvier 2020, à Genève, à l'Organisation des Nations Unies dans le but de promouvoir le progrès, de protéger la biosphère et d'éviter que ne recommence la barbarie guerrière.
Membre fondateur et président de l'association Ars Industrialis, celle-ci regroupe des citoyens bénévoles engagés dans la lutte pour l'élaboration d'une politique industrielle des technologies de l'esprit qui préserve les modes d'existence individuels et collectifs aujourd'hui menacés par l'anthropocène.

Émission "Histoire vivante", animée par Jean Leclerc.

La difficulté de panser. Avec Bernard Stiegler pour le Collège international de philosophie.


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04.10.2018

Dans un contexte que l’on dit à présent marqué par la "post-vérité" et la "post-démocratie", dont la sidérante incarnation est le président Trump, et qui nous donne à croire que l'Anthropocène parvenant à son destin eschatologique s'accomplit comme nihilisme absolu en lieu et place du "savoir absolu" – ce que Bernard Stiegler présenter comme un processus de dénoétisation, c'est-à-dire de prolétarisation totale, qui affecte tout le monde, et Trump plus que quiconque, et ses électeurs comme les nôtres, et nous avec eux –, il est légitime de se demander à nouveau : qu'appelle-t-on penser ?
La pensée doit cependant être ici conçue et soignée d'abord – et elle-même avant tout – comme un pansement sur une blessure qui ne guérit jamais tout à fait. Cette blessure, qui est ce que le mathématicien et biologiste Alfred Lotka aura décrit comme un processus d'exosomatisation, exige de repanser la pensée comme "Sorge", comme soin, au sens d'une therapeia, de ce que Foucault appelait une "technique de soi et des autres", mais sans se laisser enfermer ni dans ce qui aura conduit Heidegger au pire, ni dans l’eau tiède du "care".

Sciences, savoirs et droit dans le Néguanthropocène. Avec Bernard Stiegler, Alain Supiot, Giuseppe Longo et Ana Soto au Centre Pompidou.


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17.12.2019

Le fait qui s'impose à tous au XXIè siècle est l'ère Anthropocène comme menace fondamentale contre la vie et l'humanité – cette menace consistant avant tout en une augmentation dans la biosphère des taux d'entropie thermodynamique, d'entropie biologique et d'entropie informationnelle.
Les différentes interventions s'attachent aux questions des rapports entre ce qui est en fait et ce qui est en droit, la différence entre les deux, qu'il faut faire, fondant aussi bien le champ scientifique que le champ juridique. Il est aussi tenté de spécifier les conséquences qu'il conviendrait d'en tirer en ce qui concerne l'avenir de l'économie, du travail et des coopérations internationales dans l'ère Anthropocène.

 1. Bernard Stiegler - Eléments de réponse à António Guterres et Greta Thunberg
 2. Alain Supiot - Entre globalisation et repliements identitaires : quel ordre juridique pour la mondialisation ?
 3. Giuseppe Longo - Mécaniques de la nature, ou comment on a désarticulé les écosystèmes. Pistes pour une autre compréhension
 4. Ana Soto - La prolétarisation de la pensée biologique

Des contributions qui sont données dans le cadre des "Entretiens du nouveau monde industriel".

Les algorithmes et la bêtise artificielle. Avec Bernard Stiegler à la Bibliothèque nationale de France.


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10.11.2018

Les algorithmes, suites d'instructions élémentaires, existent depuis l'Antiquité. Ces "savoir-faire" n'ont cessé depuis de se perfectionner et sont appliqués à de nombreux domaines. C'est aux ordinateurs que l'on doit leur pénétration massive dans les sciences contemporaines.
Ces algorithmes informatiques ont évolué vers de nouvelles formes, comme le Deep Learning, et sont passés du statut d'outils développés par les chercheurs au rang d'acteurs de la recherche. S'achemine-t-on vers la disparition du chercheur humain et son remplacement par des robots ?
Le philosophe Bernard Stiegler apporte un éclairage sur cette transformation algorithmique qui concerne tant la science fondamentale que la société, propose des exemples de ses applications dans plusieurs champs scientifiques et s'interroge sur les enjeux actuels pour la société.

Une conférence qui s'inscrit dans la 16e rencontre "Physique et interrogations fondamentales",

Qu'appelle-t-on panser ? Avec Bernard Stiegler et Charles Melman à l'Association Lacanienne Internationale.


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2019

Quelle "nouvelle économie psychique" émerge des mutations économiques, politiques, sociales, induites par le développement des technologies numériques ?
Quels enseignements tirer aujourd'hui des avancées de Freud dans Massenpsychologie und Ich-Analyse, publié en 1921 ?
La gouvernementalité algorithmique ne propose-t-elle pas, en effet, par le biais aussi des réseaux sociaux, un "nous" imaginaire et narcissique, un "nous" du resssentiment plus que civilisationnel, projeté sur des identifications d'autant plus radicalisées qu'elles ont perdu la références aux savoirs et à la mémoire collective, ainsi qu'un ancrage symbolique ?
Comment contrer la fabrication, par un capitalisme appuyé sur la troisième révolution industrielle, la révolution numérique, d'un "homme sans gravité", atopique et hors discours ? Que faire de la "disruption" au XXIe siècle ?
Le philosophe, directeur de l'institut de recherche du centre Georges Pompidou et créateur et président du groupe Ars Industrialis Bernard Stiegler poursuit un dialogue engagé depuis quelques temps avec le psychanalyste Charles Melman sur ces questions de la plus haute importance.

Une conférence modérée par Esther Tellermann.

Les mutations dans le monde du travail. Avec Bernard Stiegler au Lycée Raoul Follereau de Nevers.


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18.01.2019

Les plus récents rapports sur l'avenir du travail nous indiquent que nous pourrions perdre jusqu'à 50% des emplois dans les dix à quinze prochaines années. L'automatisation intégrée est le principal résultat de ce que l'on appelle "l'économie des data". Organisant des boucles de rétroactions à la vitesse de la lumière entre consommation, marketing, production, logistique et distribution, la réticulation généralisée conduit à une régression drastique de l'emploi dans tous les secteurs – de l'avocat au chauffeur routier, du médecin au manutentionnaire – et dans tous les pays.
Pourtant, ces informations ne nous poussent pas à agir. Pourquoi le gouvernement n'ouvre-t-il pas un débat sur l'avenir de la France et de l'Europe dans ce nouveau contexte ?
L'automatisation intégrale et généralisée fut anticipée de longue date – notamment par Karl Marx en 1857, par John Maynard Keynes en 1930, par Norbert Wiener et Georges Friedmann en 1950, et par Georges Elgozy en 1967. Tous ces penseurs y voyaient la nécessité d'un changement macro-économique, politique et culturel radical.
Le temps de ce changement est venu, et le philosophe Bernard Stiegler se consacre à en analyser les fondements, à en décrire les enjeux et à préconiser des mesures à la hauteur d'une situation exceptionnelle à tous égards – où il se pourrait que commence véritablement le temps du travail.

Contrôle social et révolutions colorées. Avec Lucien Cerise pour le Cercle Culture & Identité à Saint-Germain-en-Laye.


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25.04.2019

Lucien Cerise, docteur en philosophie, spécialiste en linguistique et en épistémologie, nous introduit à la discipline de l'ingénierie sociale, méthode scientifique visant à la transformation des groupes sociaux. Car l'ingénierie sociale est l'une des techniques les plus utilisées pour déposséder les nations de leur souveraineté.
La deuxième partie de la conférence porte sur les usages géopolitiques de l'ingénierie sociale, aujourd'hui mise en oeuvre dans les révolutions de couleur.