Ecrans ou interfaces ? Voir et percevoir à l'ère numérique. Avec Bernard Stiegler à l'Université Lyon 3.


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03.09.2014

Les écrans sont devenus aujourd'hui, de manière plus ou moins consciente, notre dispositif optique de référence ainsi que l'interface habituelle de nos rapports au monde, aux autres, à nous-mêmes.
Comprendre notre expérience présente des écrans pourra donc nous aider à comprendre non seulement notre expérience présente du voir, mais aussi notre manière de penser et de désirer aujourd'hui.

Accélération technologique : comment ne pas devenir fou ? Avec Bernard Stiegler à la Bambouseraie d'Anduze.


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15.07.2016

Parmi les différents axes de recherche du philosophe Bernard Stiegler, le numérique et l'automatisation mondiale du travail ont pris une part importante dans sa réflexion sur l'avenir de la société.
Dans les 20 prochaines années, des millions d'emplois salariés auront irréversiblement disparu au profit de la robotisation des tâches, qu'elles soient manuelles ou administratives. Cannibalisés par les technologies capitalistiques, médusés par l'accélération phénoménale de l'innovation technologique et la puissance totalement inédite qu'elle engendre (5 milliards de smartphones, 1 milliard de sites internet), nous nous trouvons dans l'incapacité de nous y adapter, parce que le temps des savoirs de l'homme est infiniment plus lent que le temps du numérique. C'est la disruption.
Cela fait obligation de reconsidérer à nouveaux frais la question du travail, des savoirs, de leur transmission, de l'avenir, de féconder par de nouvelles idées et de nouveaux rêves une autre réalité individuelle et collective, pour que le raz-de-marée de technologies conçues à des fins d'assujettissement ne nous entraîne pas dans la désertion de soi, l'abstention politique, la radicalisation des croyances et la violence. Dans une folie massifiée.

Une soirée organisée par la librairie La porte des mots.

L'emploi à tout prix ? Débat entre Bernard Stiegler et Bernard Friot pour l'Institut Européen du Salariat.


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07.03.2016

Dans le discours politique, l’emploi est devenu un impératif catégorique. Si les moyens pour parvenir au plein-emploi peuvent diverger, l’objectif de plein-emploi, lui, fait figure de bien commun dépassant tous les clivages politiques et sociaux.
Pourtant, la France n’a jamais été aussi loin du plein-emploi de tous et de chacun. D’un côté, le plein-emploi apparaît comme un objectif inconditionnel auquel on déclare s’attacher "à tout prix". De l’autre, la promesse d’un emploi à part entière – stable et à plein-temps – pour les 6 millions de chômeurs apparaît comme un horizon inatteignable.
On peut dès lors s’interroger sur le prix de l’emploi "à tout prix". Comment historiquement le plein-emploi est devenu l’impératif qu’il est aujourd’hui. Quel est le prix de cet objectif d’emploi ? Quels en sont les effets sur la condition de salarié en terme de qualité de l’emploi et de protection sociale ? Quels en sont les effets en termes économiques ? En matière de finances publiques ? Peut-on par ailleurs parler d’une industrie de l’emploi avec l’émergence de secteurs entiers voués à "vendre" de l’emploi ? Enfin, des alternatives au plein-emploi émergent-elles du débat public avec les revendications de réduction du temps de travail, de flexi-sécurité ou de déconnexion plus ou moins radicale du salaire, du travail et de l’emploi ?

S'affranchir des automatismes. Avec Bernard Stiegler et Frédéric Kaplan à la Cité des sciences.


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08.12.2015

L'invention technique est au fondement même de l'humanité. L'homme se dote d'organes artificiels, aujourd'hui numériques, et acquiert de nouveaux automatismes.
Mais pour continuer à créer -et donc à penser- il est indispensable de préserver une capacité à bifurquer, à prendre une décision, à sortir du cadre institué.
Le philosophe Bernard Stiegler, le comédien Denis Podalydès et le technologue du digital Frédéric Kaplan reviennent sur ces thématiques en insistant sur les mutations du travail engendrés par les progrès du numérique.

Une conférence du cycle "Fabuleuses mutations".

Cybernétique et Management. Avec Baptiste Rappin pour le Cercle Kritik.


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02.2016

Le Cercle Kritik s'entretient avec Baptiste Rappin pour parler de deux courants de pensée dont les enjeux sont hautement actuels : le management, la cybernétique.
Au passage, il relève également un intérêt méconnu mais certain du philosophe Martin Heidegger pour la cybernétique, inquiet de la montée en puissance de cette pensée de "l'âge atomique"...

Le management ou le passage de l’institution à l’organisation. Avec Baptiste Rappin au Cercle Aristote.


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04.05.2015

L'époque contemporaine se caractérise par la prolifération des organisations sur toute la surface du globe, qu'on peut appeler "mouvement panorganisationnel". Si certains sociologues se sont déjà penchés sur ce "fait social total", force est pourtant de constater l'absence de sa prise en charge par la pensée philosophique. 
C'est à une telle tentative que nous convie Baptiste Rappin, inscrivant le management dans l'histoire de la métaphysique, mettant en évidence ses origines historiques dans la cybernétique et recherchant sa structure théologique souterraine dans la pensée juive de la Renaissance. 
Et c'est au terme de cette pérégrination qu'apparaît le caractère apocalyptique de cette entreprise : en même temps dévoilement et destruction, le management a bien à voir avec la Fin, celle de l'Histoire, assurément, mais aussi celle du Monde, vraisemblablement.

La physique quantique. Avec Etienne Klein à la Cité des sciences.


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2006

En 1905 apparaissait une nouvelle physique qui allait révolutionner la façon de décrire la matière et ses interactions : la physique quantique.
Avec elle s'ouvraient les portes d'un monde qui n'obéit pas aux lois de la physique classique : l'infiniment petit, avec ses atomes et ses particules. Elle obligea ses pères fondateurs, Einstein, Bohr, Heisenberg et Schrödinger notamment, à rediscuter le déterminisme et les critères de réalité de la physique classique, ainsi que la traditionnelle séparation entre observateur et objet observé.
Pour la première fois dans l'histoire des sciences, une discipline exigeait même que soit mis en oeuvre un travail d'interprétation afin d'être comprise et appliquée : quelle sorte de réalité représente le formalisme quantique ?
Aujourd'hui, quel crédit convient-il d'accorder aux diverses interprétations proposées depuis les années 1920 ? La physique quantique ne laisse pas d'intriguer, de fasciner. d'exaspérer parfois. Elle demeure pourtant méconnue, victime de stéréotypes : on l'invoque pour cautionner tel phénomène étrange, mais on néglige d'en décrire les principes fondamentaux.
Quels sont ces principes qui trouvent des applications toujours plus fascinantes, du laser à la cryptographie quantique, en passant par la téléportation ? D'où provient cette incroyable efficacité de la physique quantique ?

Automatismes et désautomatisations. Avec Bernard Stiegler à Montpellier.


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18.02.2015

Avec la numérisation totale qui installe la société automatique et l’automatisation intégrale et généralisée (c’est à dire la destruction de l’emploi dans tous les secteurs de l’économie), il y a désintégration des sociétés industrielles issues de l’Aufklärung par les sociétés hyperindustrielles parce que celle-ci constituent le troisième stade de la prolétarisation. Après la perte des savoir-faire au XIXe siècle, puis des savoir-vivre au XXe siècle, le temps vient au XXIe siècle de la perte des savoirs théoriques comme si la sidération était provoquée par un devenir absolument impensable.
La fin de l’emploi, qui est promise par l'automatisation intégrale, nécessite de généraliser le statut des intermittents du spectacle sous la forme d’un revenu contributif soutenant un vaste processus de déprolétarisation de la société. Cela permettra à tout un chacun de profiter des automates en ayant acquis des capacités de les désautomatiser, de produire de la néguentropie contre l’entropie qu’autrement ils généraliseraient - et en fin de compte, de réinventer le travail libéré de l'emploi.