Des enfers à la mine, quand l'histoire explore les mondes souterrains. Avec Jean-Jacques Terrin et Alexandre Estaquet-Legrand sur France Culture.


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07.06.2024

Les mondes souterrains, présents dans l'imaginaire humain depuis l'Antiquité, oscillent entre fascination et effroi. Ils évoquent la mort, les Enfers et l'obscurité, nourrissant des mythes puissants comme ceux d'Hadès, d'Orphée ou encore d'Énée, mais aussi des réflexions philosophiques, à l'image de la caverne de Platon, symbole de l'ignorance et de la quête de vérité. Ces univers, invisibles et mystérieux, inspirent à la fois crainte, en raison de leur caractère sombre et hostile, et émerveillement, puisqu'ils peuvent être perçus comme des refuges, des lieux de méditation ou des espaces symboliques de passage vers la lumière et la connaissance. 
Mais les mondes souterrains ne se limitent pas aux mythes ou à la philosophie. Ils sont aussi synonymes de richesses et de fécondité, à travers le mythe de Perséphone et la symbolique de la germination, ou encore par les trésors enfouis de la terre, des métaux précieux au pétrole. La littérature et la science, avec Jules Verne par exemple, ont prolongé cette fascination en imaginant des expéditions vers ces territoires inconnus.
Pourtant, ces richesses s'accompagnent d’un revers tragique, celui du travail minier et de ses conditions mortelles, immortalisées dans Germinal de Zola.
Enfin, l'architecture et l'urbanisme se sont aussi emparés de cet imaginaire souterrain, des grottes d'agrément antiques aux catacombes, en passant par les réseaux modernes de métros et d’égouts, montrant que le sous-sol reste un espace essentiel, à la fois utile, mystérieux et inspirant.

Émission "Le Cours de l'histoire", animée par Xavier Mauduit.

Quand s'efface le purgatoire. Avec Guillaume Cuchet sur France Culture.


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06.01.2018

Le purgatoire, disons-le tout net, est en mauvaise forme. Sur la Toile, les sites du catholicisme traditionaliste multiplient leurs reproches à ce sujet envers le pape François. Ils l'accusent de le laisser doucement s'effacer, de ne le mentionner quasiment jamais, tout en semblant simultanément réticent envers la pratique des indulgences dont il a, comme souverain pontife, la maîtrise et qui permettrait d'abréger le séjour des âmes dans cet état intermédiaire entre enfer et paradis.
On ne peut qu'être intrigué par cette quasi-disparition qui aurait tant surpris nos ancêtres, pour qui le purgatoire figurait en bonne place dans la catéchèse et, plus largement, dans la vulgate de la culture chrétienne.
Une manière féconde d'interpréter cela peut être de considérer la chose dans la longue durée, à partir d'une constatation primordiale : la grande prospérité du purgatoire, si l'on peut dire, ne date que des débuts du second millénaire après le Christ. Il n'a pas son fondement dans les Écritures Saintes et il a connu, de siècle en siècle, des fortunes fort inégales, parfois promu comme essentiel et parfois refoulé loin du cœur de la foi, éprouvé et répandu.
Voilà un beau sujet de curiosité sur lequel l'historien Guillaume Cuchet pourra nous être d'un grand secours.

Émission "Concordance des temps", animée par Jean-Noël Jeanneney.

La fin de l'enfer ? Avec Henri Blocher à Saint-Légier.


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07.12.2018

En 2018, seuls 10% des Suisses croient encore à un enfer et un paradis après la mort.
L'enfer est une question qui dérange largement aujourd'hui, comme un vestige médiéval égaré en plein XXIe siècle. Le sujet n'en est pas moins crucial, tant pour les individus que pour l'Église et la mission.
Au sein du monde évangélique et confessant, plusieurs interprétations sur la nature de l'enfer ont été proposées durant les dernières décennies, allant des souffrances physiques et spirituelles éternelles jusqu'à la destruction des "perdus".
Henri Blocher, professeur émérite en théologie systématique, éclaire pour nous ce sujet complexe et sensible.

Une conférence organisée par la HET-PRO (Haute école de théologie Protestante).

Les évolutions récentes de l'Eglise catholique, par Antoine Martin.


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2018

Catholique et agrégé de Lettres classiques, Antoine Martin s'intéresse aux évolutions récentes de l'Eglisée catholique. Car des récentes déclarations attribuées au Pape François à propos de l'enfer jusqu'aux modifications du catéchisme concernant la peine de mort, les prises de position du Vatican déboussolent un nombre grandissant de fidèles.
Ces changements sont-ils de surfaces ou, au contraire, assiste-t-on à une évolution en profondeur de l'institution la plus vieille du monde ?

Eschatologie : l'attente de l'Eglise, par Henri Blocher.


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1984

Les questions d'avenir, de fin des temps, de jugement et d'au-delà, sans parler d'Israël, du millénium et de l'Anti-Christ, font l'objet de nombreux débats dans le monde chrétien.
Mais ces thèmes ne sont pas seulement des sujets de controverses : ils sont aussi porteurs d'inquiétudes et d'espérances.
Henri Blocher, au travers de cette série de neuf conférences, se propose de faire le point en parcourant les données bibliques et en guidant le lecteur dans sa réflexion sur les différentes facettes de l'espérance chrétienne.

Diables, anges et gardiens. Avec Jean Delumeau sur France 5.


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01.1994

Quels sont ces peurs qui nous hantent, ces Diables et ces anges qui nous habitent ? Ces peurs, Jean Delumeau, historien des mentalités religieuses, nous en fait le récit tout au long de trois siècles, de la Grande Peste à la fin des Guerres de Religion et analyse la façon dont elles sont perçues et vécues.
Toutes ces cohortes de peurs, allant de celle de la maladie et la mort à celle des autres et de Satan, trouvent leur remède dans la prière, la croyance des enseignements religieux mais aussi dans le discours sécuritaire de villes comme Paris qui nous rappelle qu'elles sont toujours d'actualité et facteur d'évolution.
Au sein du Collège de France, la réflexion de Jean Delumeau est appuyée par les témoignages de collègues et collaborateurs, spécialistes, comme lui, de l'histoire religieuse et culturelle.

Pour une mystique de la chair. Avec Fabrice Hadjadj et Philippe Sollers à l'association Les Epées.


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27.03.2008

Le thème évoqué est le surgissement catholique appelé baroque. Quelques noms : Michel Ange, Bernin, Titien, avec comme une poussée physique où, comme par hasard, nous retrouvons beaucoup de corps de femmes, et la négation de tout esprit de séparation entre la chair et l’esprit. La vérité dans la chair et l’esprit, “dans une âme et un corps”, c’est cela qu’il nous faut comprendre avec la musique, comme guerre secrète, contre ce qui ne veut pas que cela puisse s’incarner.
Et si notre époque d’hypersexualisation était une époque de haine du sexe, de sa signification et de ses mystères ?
Comme à ses premiers siècles, le christianisme se retrouve alors aujourd’hui dans la situation singulière d’avoir à chanter la gloire du corps, la spiritualité de la chair, et à lui redonner sa dimension spirituelle.