Les désarrois d'une jeunesse sans passé. Avec Olivier Rey sur Radio Courtoisie.


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26.05.2014

A y regarder de près, il est peu de débats contemporains, qu'ils portent sur l'école, la crise de l'autorité ou le délitement du lien social, qui ne se ramènent, chaque fois, à un affrontement entre deux grandes conceptions de la liberté humaine. Pour l'une, l'individu est tout fait : il est donc à libérer des chaînes qui entravent sa pleine expression. S'émanciper, dans cette optique, ce sera d'abord s'affranchir du passé et du donné, en finir avec le fini en même temps qu'avec la tutelle abusive des générations antérieures. C'est ce qu'Olivier Rey, tout à la fois romancier, essayiste et mathématicien, appelle le désastreux "fantasme de l'homme auto-construit". L'autre conception part du principe selon lequel l'individu est à faire, à cultiver, à éduquer. Dans cette perspective, "les individus ne naissent pas libres : ils naissent destinés à la liberté".
Ainsi comprise, l'accession à l'autonomie requiert en outre un détour, chacun devant "en passer par une phase où il reçoit de ceux qui précèdent le capital accumulé". Il ne s'agit pas là d'attenter à la liberté, mais de la permettre. Un homme rivé à sa culture est privé du pouvoir de la questionner. Un homme sans culture l'est tout autant.
L'inquiétant, pour Olivier Rey, vient justement de ce que cette seconde conception -l'autonomie entendue comme une conquête progressive, voire une ascèse- est en train de perdre la partie. Au point de nous confronter au vertige d'une raison qui, loin de "civiliser l'infantile en nous", s'est désormais mise à son service...

Émission "Psychologie et littérature", animée par Quentin Debray.

PMA-GPA, de quel droit ? Avec Aude Mirkovic à Clermont-Ferrand.


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22.11.2017

La procréation médicalement assistée (PMA) et la gestation pour autrui (GPA) sont le plus souvent envisagées en termes de revendication, laissant malheureusement de côté le principal intéressé, l'enfant, dont les droits ne sont guère pris en considération dans la balance des différents intérêts. Il est donc urgent d'envisager ces techniques au prisme des droits de l'enfant, afin de réaliser dans quelle mesure elles sont, ou non, respectueuses de ce dernier.
Alors que les parlementaires français se penchent sur les questions de filiation et d'état civil pour les enfants nés à l'étranger par PMA ou GPA, Aude Mirkovic, juriste renommée, dresse un état des lieux, tenant compte des dernières décisions de justice, notamment de la Cour européenne des droits de l'homme et de la Cour de cassation. Elle donne des clés pour mettre en perspective ces techniques de procréation et le respect de l'enfant. Car si le désir d'enfant est légitime, il ne peut être satisfait à n'importe quel prix et, notamment, au prix de la méconnaissance des droits de l'enfant.
Une conférence qui s'adresse à tous ceux qui veulent des arguments pour défendre d'abord l'intérêt de l'enfant.

Une conférence organisée par les Associations Familiales Catholiques.

L'ontogénèse chez Michel Clouscard. Avec Sylvain Bourgois aux ateliers de la praxis.


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2016

Une épistémologie matérialiste du corps est possible, afin de comprendre comment le corps devient subjectivité.
Le corps-sujet doit être constitué en son mode de production, au double sens du terme. Le corps-sujet est une historicité spécifique dans un mode de production donné : il est la rencontre de l’histoire macro-sociale (la logique de la production, le mode de production, le moment du mode de production) et de l’histoire propre à cette organicité qu’est le corps. L’ordre du travail est aussi constituant que l’appareil physiologique du corps.
L'entreprise de Michel Clouscard n’est autre que la constitution du système de médiations qui permet cette généalogie réciproque : généalogie du macro-social par la force productive du corps, généalogie du désir par les rapports de production.
Une contribution épistémologique de la plus haute importance.

Le numérique, quelles conséquences pour l’école ? Avec Michel Desmurget pour les Alternatives Catholiques à Lyon.


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14.12.2016

Existe-t-il une nouvelle école numérique qui se distingue réellement de l' "école d'avant", celle qu'incarne le maître et l'apprentissage des savoirs fondamentaux ?
A bien y réfléchir, la réponse ne va pas de soi. Il n'est pas certain que ce que l'on appelle banalement l' "école numérique" soit autre chose que du bricolage, car "l'entrée de l'école dans le monde numérique" semble surtout... impensée.
Michel Desmurget ne se contente pas de questionner notre époque, il cherche à éclairer "l'avenir numérique" de l'école et ses conséquences concrètes sur les processus d'apprentissages de nos chères têtes blondes, confrontées de plus en plus tôt et de plus en plus longtemps au monde envoûtant des écrans.

Une jeunesse sexuellement libérée (ou presque). Avec Thérèse Hargot à Fribourg.


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01.06.2017

Les efforts consentis par tant de femmes, mais d’hommes aussi, pour désacraliser le rapport sexuel, le dissocier de la maternité ou du risque de maternité afin d’en faire un acte de plaisir partagé se solderaient-ils par un échec ? La contraception systématique aurait-elle un effet pervers ?
Les propos tenus par les jeunes qu’accompagne Thérèse Hargot questionnent en tous cas. "Eh, faut bien qu’on teste la marchandise" dit Théo. Et Max de renchérir "c’est vrai ça, quand on est jeune, on doit avoir des expériences sexuelles, comme ça, on saura le jour où on trouvera la bonne". Alban d’ajouter "Tu regardes des trucs et tu te demandes ce que ça doit faire, y a un moment ou tu dois savoir comment c’est en vrai". Du côté des filles, c’est le silence. Qu’un des garçons traduit par "La vérité, c’est qu’un garçon qui couche avec plein de filles, c’est un beau gosse, une fille qui couche avec des garçons, c’est une salope".
Pour Thérèse Hargot, les individus modernes restent conditionnés par autant de normes et de règles qu’avant mai 1968. Mais la norme a changé, passant du devoir de procréer au devoir de jouir. Elle dénonce le consumérisme faisant du sexe un objet de consommation, notamment à travers la publicité, ainsi qu’un accès illimité à la pornographie. Elle invite à revisiter notre quête d’égalité des sexes en y intégrant les différences entre hommes et femmes. Un éclairage inédit à ne pas manquer.

Bernanos, avec nous ? Avec Juan Asensio et Cécile Delorme-Reboul sur Radio Courtoisie.


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11.01.2017

Ces dernières années, Bernanos a connu une nouvelle actualité littéraire avec plusieurs rééditions de ses oeuvres.
Mais cela veut-il dire qu'il est lu ? Et s'il l'est, son travail littéraire est-il évalué à sa juste mesure ?
C'est en compagnie de Juan Asensio et Cécile Delorme-Reboul que nous revenons sur l'oeuvre dérangeante de Bernanos.

Emission du "Libre Journal des débats", animée par Charles de Meyer.

De l'Hôtel-Dieu à l'Hôpital-Général. Avec Marion Sigaut et Claire Colombi chez E&R à Avignon.


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28.05.2016

Au Moyen âge, c’était l’Hôtel-Dieu. Au XVIIIe siècle, ce fut l’Hôpital général. Deux institutions de secours destinées aux plus humbles et aux nécessiteux, aux enfants trouvés, aux enfants perdus.
Une plongée dans le monde inattendu du "noir Moyen Âge" en compagnie de la médiéviste Claire Colombi et du siècle des "Lumières" avec Marion Sigaut, historienne spécialiste du XVIIIe siècle.

Henri Wallon : acte, pensée. Avec Jean-Yves Rochex aux ateliers de la praxis à Paris.


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18.03.2017

L'oeuvre d'Henri Wallon, aujourd'hui si peu enseignée, se révèle pourtant passionnante pour étudier le développement du psychisme au sein d'un milieu social contradictoire. Cette approche est précieuse parce qu'elle renouvelle notre façon de penser le développement de l'enfant, ses apprentissages, son langage et ses comportements individuels et sociaux.
C'est en comparant cette approche avec d'autres grands psychologues de l'enfances du XXe siècle (Piaget, Vygotski) que Jean-Yves Rochex, chercheur en sciences de l’éducation et professeur à l’université Paris VIII, revient sur la trajectoire et le travail d'Henri Wallon.