Le numérique, quelles conséquences pour l’école ? Avec Michel Desmurget pour les Alternatives Catholiques à Lyon.


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14.12.2016

Existe-t-il une nouvelle école numérique qui se distingue réellement de l' "école d'avant", celle qu'incarne le maître et l'apprentissage des savoirs fondamentaux ?
A bien y réfléchir, la réponse ne va pas de soi. Il n'est pas certain que ce que l'on appelle banalement l' "école numérique" soit autre chose que du bricolage, car "l'entrée de l'école dans le monde numérique" semble surtout... impensée.
Michel Desmurget ne se contente pas de questionner notre époque, il cherche à éclairer "l'avenir numérique" de l'école et ses conséquences concrètes sur les processus d'apprentissages de nos chères têtes blondes, confrontées de plus en plus tôt et de plus en plus longtemps au monde envoûtant des écrans.

Une jeunesse sexuellement libérée (ou presque). Avec Thérèse Hargot à Fribourg.


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01.06.2017

Les efforts consentis par tant de femmes, mais d’hommes aussi, pour désacraliser le rapport sexuel, le dissocier de la maternité ou du risque de maternité afin d’en faire un acte de plaisir partagé se solderaient-ils par un échec ? La contraception systématique aurait-elle un effet pervers ?
Les propos tenus par les jeunes qu’accompagne Thérèse Hargot questionnent en tous cas. "Eh, faut bien qu’on teste la marchandise" dit Théo. Et Max de renchérir "c’est vrai ça, quand on est jeune, on doit avoir des expériences sexuelles, comme ça, on saura le jour où on trouvera la bonne". Alban d’ajouter "Tu regardes des trucs et tu te demandes ce que ça doit faire, y a un moment ou tu dois savoir comment c’est en vrai". Du côté des filles, c’est le silence. Qu’un des garçons traduit par "La vérité, c’est qu’un garçon qui couche avec plein de filles, c’est un beau gosse, une fille qui couche avec des garçons, c’est une salope".
Pour Thérèse Hargot, les individus modernes restent conditionnés par autant de normes et de règles qu’avant mai 1968. Mais la norme a changé, passant du devoir de procréer au devoir de jouir. Elle dénonce le consumérisme faisant du sexe un objet de consommation, notamment à travers la publicité, ainsi qu’un accès illimité à la pornographie. Elle invite à revisiter notre quête d’égalité des sexes en y intégrant les différences entre hommes et femmes. Un éclairage inédit à ne pas manquer.

Bernanos, avec nous ? Avec Juan Asensio et Cécile Delorme-Reboul sur Radio Courtoisie.


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11.01.2017

Ces dernières années, Bernanos a connu une nouvelle actualité littéraire avec plusieurs rééditions de ses oeuvres.
Mais cela veut-il dire qu'il est lu ? Et s'il l'est, son travail littéraire est-il évalué à sa juste mesure ?
C'est en compagnie de Juan Asensio et Cécile Delorme-Reboul que nous revenons sur l'oeuvre dérangeante de Bernanos.

Emission du "Libre Journal des débats", animée par Charles de Meyer.

De l'Hôtel-Dieu à l'Hôpital-Général. Avec Marion Sigaut et Claire Colombi chez E&R à Avignon.


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28.05.2016

Au Moyen âge, c’était l’Hôtel-Dieu. Au XVIIIe siècle, ce fut l’Hôpital général. Deux institutions de secours destinées aux plus humbles et aux nécessiteux, aux enfants trouvés, aux enfants perdus.
Une plongée dans le monde inattendu du "noir Moyen Âge" en compagnie de la médiéviste Claire Colombi et du siècle des "Lumières" avec Marion Sigaut, historienne spécialiste du XVIIIe siècle.

Henri Wallon : acte, pensée. Avec Jean-Yves Rochex aux ateliers de la praxis à Paris.


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18.03.2017

L'oeuvre d'Henri Wallon, aujourd'hui si peu enseignée, se révèle pourtant passionnante pour étudier le développement du psychisme au sein d'un milieu social contradictoire. Cette approche est précieuse parce qu'elle renouvelle notre façon de penser le développement de l'enfant, ses apprentissages, son langage et ses comportements individuels et sociaux.
C'est en comparant cette approche avec d'autres grands psychologues de l'enfances du XXe siècle (Piaget, Vygotski) que Jean-Yves Rochex, chercheur en sciences de l’éducation et professeur à l’université Paris VIII, revient sur la trajectoire et le travail d'Henri Wallon.

La GPA, ou Grossesse Pour Argent. Avec Lucien Cerise et Maria Poumier pour E&R à Lille.


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22.10.2016

En parcourant les connexions entre business de la stérilité, trafic de fœtus et d'organes, réseaux mafieux pour recruter des "femmes gisements" dans le monde entier, le travail présenté par les deux conférenciers prend résolument le contre-pied des lobbyistes qui veulent imposer à la France des lois permettant le trafic de femmes "valise" et d'enfants programmés pour être abandonnés, achetés et plus tard revendus.
Dans chaque pays, une forte résistance s'exprime, basée sur la morale naturelle et les traditions religieuses. Les catholiques sont en pointe, mais ils ne sont pas seuls, les féministes aussi se dressent désormais contre les supercheries estampillées LGBT, sans parler de l'insurrection du bon sens, la chose la mieux partagée du monde, selon Descartes.
Car cette pratique est bien un néo-esclavagisme inadmissible. Reconnaître le fait accompli c'est entériner la fraude : il s'agit ni plus ni moins que de valider un crime inédit contre l'humanité, qui en entraîne d'autres, et qui mène l’humanité à sa perte.
De fait, ce sont les instances internationales qui ont entrepris de piétiner les sentiments de l'honneur et de la dignité dans chaque peuple en imposant l'imposture du "mariage pour tous", qui a en fait pour objectif principal d'ouvrir à quelques-uns le marché de la reproduction artificielle, supposant à terme que nous ne puissions plus du tout nous reproduire naturellement, comme du bétail d'élevage.
Il ne tient qu'à nous de bloquer les docteurs Frankenstein qui prétendent nous soumettre à leur délire de toute puissance...

La Technique et le Temps. Avec Bernard Stiegler au Plessis Théâtre à Tours.


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03.2006

Bernard Stiegler nous invite, dans cet entretien en 5 parties, à penser l’articulation entre la politique, le désir et la technique.

Partie I
Pour cette première partie, il revient sur le cœur de sa pensée, ce qui constitue pour lui l'impensé de l’histoire de la philosophie : la question de la technique comme participant de et à la constitution de l’homme. Il nous invite à un voyage au temps des présocratiques et des sophistes où, pour la première fois, la technique fut pensée comme potentiellement nuisible. Depuis la naissance de la métaphysique jusqu’au XVIIIe, la technique a principalement été pensée comme illusion. Depuis la première révolution industrielle jusqu’à nous, une accélération techno-logique prodigieuse s’est opérée. Au XXe, la technique est devenue synonyme de destruction, et l’humanité semble face à une impasse. Puis, il aborde le problème de la consommation devenue essentiellement souffrance. Le capitalisme est passé de la problématique de la "baisse tendancielle du taux de profit" à celle de l’adoption permanente de nouveaux objets de consommation. Ainsi le marché qu’exploite aujourd’hui le capitalisme est celui des consciences, par la captation de la libido vers les objets de consommation. Cet état de fait conduirait non seulement à un épuisement du désir, mais aussi à une destruction de ce que Stiegler nomme le narcissisme primordial.

Partie II
Bernard Stiegler développe ensuite son idée de la destruction du narcissisme primordial à travers trois évènements pour lui symptomatique d’une grande catastrophe : Le 11 septembre 2001, destruction du World Trade Center ; le 21 avril 2002, ascension de l’extrême droite au second tour de l’élection présidentielle ; le 26 mars 2002, assassina par Richard Durn de 8 conseillers municipaux à Nanterre. Il existerait aujourd’hui un désamour de l’humanité pour elle-même. Il faut se ressaisir et opérer une nouvelle critique du capitalisme. Bernard Stiegler revient sur les concepts Freudien de libido et de sublimation, laquelle est impossible sans singularité. Or, le capitalisme vise aujourd’hui la synchronisation globale et la destruction de toute singularité au profit de particularisme exploitable commercialement. En outre ce système désastreux exploiterait de véritable phénomènes d’addictions aux objets de consommation, ainsi qu’aux objets temporels que sont par exemple les programmes télévisuel. Cet état des lieux n’est pas une fatalité nous dit le philosophe. Il convient avant tout d’inventer de nouveaux modèles industriel. D’autres initiatives sont également à mettre en œuvre, comme le développement de communautés de praticiens et non d’usagers.

Partie III
La conférence proprement dite : que signifie aimer ? Bernard Stiegler développe sont point de vue en revenant sur un fait divers, celui des parents Cartier qui tentèrent d’assassiner leur enfants pour qu’ils accèdent à un monde meilleur. Si le jugement de ces parents a bien eu lieu, un autre jugement aussi important devrait avoir lieu :  celui d’une organisation sociale infanticide qui favorise de tels comportements. Car ces parents étaient devenu esclaves d’un système marchand qui leur avait fait croire qu’aimer c’est acheter alors que plus ils achetaient moins ils aimaient. Pour le philosophe, ces personnes étaient intoxiqués et la désintoxication est une question éminemment politique. Il revient alors sur la destruction du désir, la dés-individuation, la misère symbolique et spirituel régnante, autant de symptômes d’une société hyper-industrielle qui se détruit elle-même. Il aborde également le problème des enfants turbulents, aussi appelé "enfants hyperactifs" qui souffrent de trouble de l’attention et auxquels ont prescrit des camisoles chimiques afin de les rendre plus docile et obéissants. Ces enfants, ces "délinquants en puissances" que le Président de la République propose de détecter et de ficher dès l’âge de 3 ans, pour lesquels l’Inserm propose une chimiothérapie, ces enfants, ont simplement besoin d’un peu d’attention, nous dit Bernard Stiegler.

Partie IV
Dans cette seconde partie de la conférence, Bernard Stiegler aborde la question du Théâtre. Question surdéterminée par la technique nous dit-il et notamment par celle de l’écriture. Dans l’antiquité, avec le théâtre, apparaît le public et le citoyen. Le théâtre interroge l’espace sacré, profane ainsi que le devenir et il participe à l’individuation psychique et collective. Pour Bernard Stiegler le théâtre est un culte et non un rituel. Il aborde alors la différence qu’il fait entre le plan des subsistances, le plan des existences et le plan des consistances. C’est au niveau des consistances que se joue le désir.

Partie V
Jeu des questions/réponses avec le public.

Psychologie de l'enfant. Avec René Zazzo pour le Club 44 à La Chaux-de-Fond.


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14.11.1978

René Zazzo propose ici un bilan de ses recherches sur le développement de l’enfant. Il évoque le miroir (auquel il a consacré un film À travers le miroir), la perception étrange de l’image spéculaire et la réaction de détournement que le miroir suscite de la part de l’enfant, jusqu’à l’âge de 3 ans, lorsque l’enfant est en mesure de réaliser "c’est moi".
La conscience de l’unicité du moi ne se développe pas chez les malades mentaux ou les fous ; René Zazzo évoque à ce propos la nouvelle de Maupassant, "Le Horla".
Puis il passe à un autre "révélateur", à savoir "l’autre"; il explique le passage de l’indifférenciation totale, c’est-à-dire la confusion du bébé avec l’environnement à la reconnaissance de l’autre, en insistant sur le fait que l’enfant n’est pas un individu isolé au départ, solitaire, mais qu’il y a bien symbiose, puis reconnaissance progressive de l’autre.

L'entretien est mené par Yvette Rielle.