Les grandes philosophies. Avec Charles Robin sur Le Précepteur.


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2020

Au fil des siècles, de nombreux courants de pensée ont façonné notre conception du monde et notre manière d'appréhender l'existence : Qu'est-ce que la vérité ? Comment peut-on vivre heureux ? Dieu existe-t-il ? Quel est le sens de notre vie ?
Bien loin du jargon des spécialistes, le professeur de philosophie Charles Robin nous rend accessible les œuvres des plus grands philosophes afin d'en faciliter la compréhension et, pourquoi pas, de nous faire changer le regard que nous portons sur nous-mêmes et sur le monde.
Une initiation sérieuse à une discipline souvent difficile d'accès, dans un langage clair et une atmosphère détendue.

Les Marchandises émotionnelles. Avec Eva Illouz sur France Inter.


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14.02.2019

A l'heure où émotion et consommation sont étroitement liées -des stations du Club Med à la musique d’ambiance diffusée dans nos écouteurs, des guides de psychologie positive à l'industrie des cartes de vœux aux messages de valorisation des sentiments-, Eva Illouz montre comment ces nouvelles marchandises visent à améliorer le moi. Elle invente le terme de "marchandises émotionnelles" et en interroge l'authenticité de l'individu moderne.
C'est également à l'amour comme objet de recherche qu'Eva Illouz se consacre. Elle défend la thèse suivante : l'amour est le noyau central et le vecteur historique de la modernité occidentale. En observant diverses expériences, elle tente d'expliquer pourquoi nos peines de cœurs sont vécues comme des pathologies qu'il nous incombe de soigner.

Émission "L'Heure bleue", animée par Laure Adler.

Hors-champs. Avec Eva Illouz sur France Culture.


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12.11.2012

Si le mal d'amour a toujours existé, il y a une manière spécifiquement moderne d'aimer et de souffrir de l'amour. Et si le capitalisme présente apparemment un visage froid, les sentiments restent des acteurs majeurs de notre histoire. Ce sont deux des thèmes principaux que le travail d'Eva Illouz entend éclairer. En creux se dresse le portrait de l'individu contemporain ainsi que des pathologies qui lui sont associées.
Tout cela dessine une économie émotionnelle et sexuelle qui nous laisse souvent désemparé, pris que nous sommes entre une hyper-émotivité paralysante et un cadre social qui tend à standardiser, dépassionner et rationaliser les relations amoureuses.

Le déchaînement du monde. Avec François Cusset pour Citéphilo à Lille.


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14.11.2018

Le monde est déchaîné. La violence n'y a pas reculé, comme le pensent certains. Elle a changé de formes, et de logique, moins visible, plus constante : on est passé de l'esclavage au burn-out, des déportations à l'errance chronique, du tabassage entre collégiens à leur humiliation sur les réseaux sociaux, du pillage des colonies aux lois expropriant les plus pauvres... L'oppression sexuelle et la destruction écologique, elles, se sont aggravées.
Plutôt qu’enrayée, la violence a été prohibée, d'un côté, pour "pacifier" policièrement les sociétés, et systématisée de l'autre, à même nos subjectivités et nos institutions : par la logique comptable, sa dynamique sacrificielle, par la guerre normalisée, la rivalité générale et, de plus en plus, les nouvelles images. Si bien qu'on est à la fois hypersensibles à la violence interpersonnelle et indifférents à la violence de masse. Dans le désastre néolibéral, le mensonge de l'abondance et la stimulation de nos forces de vie ont fait de nous des sauvages d'un genre neuf.
Pour sortir de ce circuit infernal des nouvelles luttes d'émancipation, encore minoritaires, certaines forces politiques détournent ces flux mortifères d'énergie sociale. Quand le camp progressiste milite pour un avenir collaboratif, d'autres convertissent cette énergie en haines identitaires et en replis patriotes. Qui l'emportera ? De quel côté échappera toute la violence rentrée du monde ?

Happycratie. Avec Eva Illouz à la Librairie Mollat.


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15.05.2019

L'industrie du bonheur et du développement personnel prétend que le bonheur se construit, s'enseigne et s'apprend : telle est en tout cas l'idée à laquelle la psychologie positive, née au tournant du siècle, s'attache à conférer une légitimité scientifique. Les individus doivent pouvoir se reprogrammer en créatures capables de faire obstruction aux sentiments négatifs, de tirer le meilleur parti d'elles-mêmes en contrôlant totalement leurs désirs improductifs et leurs pensées défaitistes.
Mais n'aurions-nous pas affaire ici à une autre ruse destinée à nous convaincre, encore une fois, que la richesse et la pauvreté, le succès et l'échec, la santé et la maladie sont de notre seule responsabilité ? Et si la dite "science du bonheur" visait à nous convertir à un modèle individualiste niant toute idée de société ?
Eva Illouz explore les implications d'un phénomène parmi les plus captivants et inquiétants de ce début de siècle, dans la droite ligne de ses précédent travaux qui montraient comment les marchandises et les émotions étaient désormais coproduites au point de se confondre dans nos modes de vies actuels.