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Depuis quelques années, les politiques se sont décidés à nous entretenir d'eux-mêmes, en partie pour ne plus avoir à parler de nous. De quoi ces mises en scène de l'intime sont-elles le symptôme ? Michaaël Foessel montre que la "pipolisation" n'affecte pas seulement la politique, mais l'intime lui-même qui se trouve dévalué d'être ainsi donné à voir. L'intime désigne l'ensemble des liens qui n'existent que pour autant qu'ils sont soustraits au regard social et à son jugement. Ces liens sont le support d'expériences qui, contrairement à ce que l'on dit le plus souvent, entretiennent un rapport avec la démocratie.
La privation de l'intime est d'abord sa "privatisation", c'est-à-dire sa confusion avec les propriétés du Moi. L'intime n'est pas le privé parce qu'il renvoie à des liens affectifs, amoureux, désirants où le sujet prend le risque de se perdre.
On découvre que la préservation de l'intime est aussi une manière de ne pas rabattre la démocratie sur une société de propriétaires. Michaël Fœssel interroge les ambivalences de la modernité libérale qui invente l'intime et l'identifie presque aussitôt avec le privé. De là des questions inattendues : la démocratie doit-elle être sensible pour demeurer démocratique ? L'intime peut-il figurer au rang d'idéal commun ? Dans quelle mesure l'amour est-il un sentiment politique ?
Une conférence qui s'inscrit dans le cadre du Séminaire "Éducation et soin à l'ère du numérique", animée par Cynthia Fleury et Camille Riquier.


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Chef d'entreprise, intellectuel à la sensibilité écologiste et homme politique pronant des thèses localistes, Laurent Ozon explore ici les phénomènes de la colère, de l'anxiété et de la dépression sous un angle sociopolitique et philosophique. Il aborde la manière dont nos émotions sont façonnées par les dynamiques inter-individuelles, les réseaux sociaux et les influences politiques.
Loin d'une approche purement médicale ou axée sur le développement personnel, son analyse met en lumière les impacts collectifs et individuels de la colère, tout en soulignant l'importance d'une expression maîtrisée pour en éviter les effets (auto)destructeurs.
L'occasion de mieux comprendre ces émotions complexes qui nous assaillent dans un monde de plus en plus connecté et stressant.
Émission "EAT Club", animée par Gilles Lartigot.




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Au fil des siècles, de nombreux courants de pensée ont façonné notre conception du monde et notre manière d'appréhender l'existence : Qu'est-ce que la vérité ? Comment peut-on vivre heureux ? Dieu existe-t-il ? Quel est le sens de notre vie ?
Bien loin du jargon des spécialistes, le professeur de philosophie Charles Robin nous rend accessible les œuvres des plus grands philosophes afin d'en faciliter la compréhension et, pourquoi pas, de nous faire changer le regard que nous portons sur nous-mêmes et sur le monde.
Une initiation sérieuse à une discipline souvent difficile d'accès, dans un langage clair et une atmosphère détendue.


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Un peu partout dans le monde, les démocraties sont attaquées par le populisme nationaliste. Point commun de toutes ces situations : des émotions travaillent la vie politique.
Décryptage de ce phénomène avec la sociologue Eva Illouz, auteur du récent Les émotions contre la démocratie (Premier Parallèle).
Émission "Le Grand Face-à-face", animée par Ali Baddou, avec Natacha Polony et Gilles Finchelstein.


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Partout dans le monde, la démocratie se voit attaquée par un populisme nationaliste. Et partout dans le monde, la même énigme : comment des gouvernements qui n'ont aucun scrupule à aggraver les inégalités sociales peuvent-ils jouir du soutien de ceux que leur politique affecte le plus ?
Pour comprendre ce phénomène, la sociologue franco-israélienne Eva Illouz affirme qu'il faut s'intéresser aux émotions. Car elles seules ont le pouvoir de nier l'évidence factuelle et d'occulter l’intérêt personnel.
Elle en a ainsi isolé quatre, qui soutiennent les grands récits populistes : la peur, le dégoût, le ressentiment et l'amour de la patrie. Quatre émotions que les mouvements populistes s'emploient partout à attiser afin de mieux les instrumentaliser.
Une stratégie dont elle montre très précisément les rouages dans l'Israël de Netanyahou.


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Dans ses derniers travaux, la sociologue franco-israélienne Eva Illouz débusque et démonte les ressorts qui, dans nos démocraties, nourrissent le récit des courants populistes. Elle en relève quatre : la peur, le dégoût, le ressentiment et l'amour de la patrie.
Démonstration de la mécanique à l'oeuvre.
Un entretien mené par Raphael Dupin.




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Au fil des siècles, de nombreux courants de pensée ont façonné notre conception du monde et notre manière d'appréhender l'existence : Qu'est-ce que la vérité ? Comment peut-on vivre heureux ? Dieu existe-t-il ? Quel est le sens de notre vie ?
Bien loin du jargon des spécialistes, le professeur de philosophie Charles Robin nous rend accessible les œuvres des plus grands philosophes afin d'en faciliter la compréhension et, pourquoi pas, de nous faire changer le regard que nous portons sur nous-mêmes et sur le monde.
Une initiation sérieuse à une discipline souvent difficile d'accès, dans un langage clair et une atmosphère détendue.


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