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Chiffres à l'appui, Thomas Sowell explique que les politiques dites "sociales" sont contre-productives : elles font le plus de mal à ceux qu'elles sont censées secourir !
Ses travaux explorent quatre types de sophismes :
1. l'illusion que dans un monde idéal, les différentes catégories sociales auraient des résultats équivalents - fondement des politiques visant à assurer une "représentation équitable"
2. l'illusion que le racisme expliquerait à lui seul les disparités réelles de résultats entre les groupes ethniques
3. l'illusion que les décisions politiques n'engendrent pas de rétroactions, et qu'elles s'exerceraient sur des "pièces d'échecs" inertes
4. l'illusion que des instances publiques savent mieux ce qui est bon pour les individus, à leur place.
Radu Stoenescu et Mos Majorum reviennent sur les thèses du sociologue américain, indispensables pour comprendre le succès d'un Trump auprès des classes populaires.


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"Vous ne posséderez rien et vous serez heureux." Cette phrase résonne comme une prophétie glaçante pour certains, une utopie pour d'autre, voire une injonction pour certains leaders du Forum économique mondial de Davos ! Dans ce monde imaginé par les élites, tout – logement, transport, vêtements – serait accessible via des services, mais jamais possédé en propre. Face à cette vision d'un futur où la propriété individuelle s'efface au profit d'une dépendance généralisée, l'écrivain Hilaire Belloc, dès 1912, avait pressenti les dangers de cette servitude moderne. Dans L'État servile (Editions Carmin, 2023), il dénonce l'illusion d'une liberté sans propriété et explore les mécanismes qui mènent à l'asservissement économique.
Mais comment échapper à ce scénario ? Comment retrouver une autonomie concrète, entre capitalisme dévorant et collectivisme aliénant ? La liberté a-t-elle un prix ? Et jusqu’où accepterons-nous d’échanger notre autonomie contre une sécurité illusoire ?
Pour y répondre, Radu Stoenescu et Mos Majorum plongent dans la pensée distributiste de Belloc, un courant méconnu qui prône la répartition des moyens de production plutôt que des richesses. Entre analyses historiques et réflexions actuelles, ce texte inédit en français résonne avec notre époque. Un dialogue urgent pour comprendre pourquoi la propriété – même modeste – reste un rempart contre l'arbitraire, et comment des alternatives concrètes, à l’échelle locale, peuvent encore se construire.


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Deux livres Anthony Daniels (alias Theodore Dalrymple) viennent d'être traduits en français aux éditions Carmin. D'abord Our Culture, What's Left of It (Culture du vide), qui traite de l'effondrement du niveau d'éducation et de culture en Angleterre, de l'art moderne et de la décadence esthétique pleine de bons sentiments d'une certaine élite. Puis Life at the bottom (Zone et châtiment), qui aborde la paupérisation de l'Angleterre, la destruction de la cellule familiale et les ravages des grandes idées d'une certaine élite progressiste.
L'occasion pour le public francophone de découvrir ce grand penseur conservateur contemporain en compagnie de son traducteur Radu Stoenescu.