Découper l'histoire : qu'est-ce qu'une période historique ? Avec Jacques Le Goff à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales.


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19.03.2014

Ni thèse, ni synthèse, les réflexions que donne Jacques Le Goff peuvent être lues comme l’aboutissement d’une longue recherche. Et d’une réflexion sur l’histoire, sur les périodes de l’histoire occidentale, au centre de laquelle le Moyen Âge est son compagnon depuis 1950.
À l’heure où les effets quotidiens de la mondialisation sont de plus en plus tangibles, ces questions nous interrogent sur les diverses manières de concevoir les périodisations dans l’histoire : les continuités, les ruptures, les manières de repenser la mémoire de l’histoire.
Reste le problème de savoir si l’histoire est une et continue ou sectionnée en compartiments ? ou encore : s’il faut vraiment découper l’histoire en tranches ?

Dans une seconde partie, les historiens Étienne Anheim, Patrick Boucheron, Christian Lamouroux et Silvia Sebastiani réagissent aux questions et thèses avancées par Jacques Le Goff.

Histoire de la révolution et révolution dans l'histoire. Avec François Furet à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales.


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11.02.1994

Dans cet entretien, François Furet répond aux questions de Jacques Revel, Mona Ozouf et Pierre Rosanvallon et explique avec lucidité et droiture comment son engagement politique et sa formation théorique ont pu se conjuguer, puis diverger, jusqu'à ce que sa propre réflexion sécrète une vision renouvelée de la Révolution française et de sa place dans l'histoire.

0:00:00 - Introduction
0:07:35 - Un apprentissage marxiste
0:19:52 - L'École Labrousse et l'histoire sociale
0:34:18 - L'histoire est-elle une science sociale ?
0:52:29 - Penser la révolution
1:12:39 - La révolution française : matrice de la démocratie française

Pensée politique et histoire. Avec Claude Lefort pour l'École des Hautes Études en Sciences Sociales.


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12.04.1996

Dans cet entretien, Claude Lefort est interpellé par des amis - Claude Habib, Pierre Manent, Claude Mouchard et Pierre Pachet - dont l'enseignement et les travaux se situent dans le champs de la philosophie et de la pensée politique.
Il revient d'abord sur son parcours, parcours qui éclaire ensuite bon nombre de réflexions -sur le totalitarisme notamment- qu'il developpera ensuite et qui feront son originalité et sa renommée dans le champ des sciences politiques.

Y a-t-il une politique de Montaigne ? Avec Pierre Manent et Daniel R. Brunstetter à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales.


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28.05.2014

Il va de soi, aujourd’hui, que Montaigne est notre ami. Il nous captive, nous émeut, nous persuade. Mais Montaigne nous trompe. Il nous conduit par le bout du nez. Nous devons donc faire un effort vigoureux pour échapper à son charme et saisir ce qu’il a vraiment voulu dire.
Montaigne est engagé dans une entreprise de recomposition des autorités, dont le Moi de chacun de nous voudrait être l’heureux héritier. Il faut entrer dans son atelier pour découvrir ce que cette entreprise comporte d’audace et de ruse, de vertu et de vice, de vérité et de mensonge.
Montaigne en devient moins aimable, mais beaucoup plus grand qu’une tradition complaisante ne l’a fait. En le comprenant comme il s’est compris lui-même, nous verrons plus clair dans ce que nous sommes devenus après lui et, pour une part, à cause de lui. C’est de nous qu’il s’agit.

Pour un autre Moyen Âge. Avec Jacques Le Goff pour l'École des Hautes Études en Sciences Sociales.


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02.07.1992

En dialoguant avec Robert Philippe, Pierre Nora, Emmanuel Le Roy Ladurie et Jean-Claude Schmitt, Jacques Le Goff parcourt l'itinéraire qui, des marchands et des intellectuels du Moyen-Âge, en passant par la synthèse de la Civilisation de l'Occident médiéval, le purgatoire, la ville, l'imaginaire et la royauté, lui a fait explorer le Moyen-Âge, comme terrain de renouvellement de l'histoire et de ses méthodes en s'efforçant de définir une anthropologie historique.

Reconsidérations sur le fait national et la nation comme forme politique. Avec Pierre Manent à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales.


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06.02.2014

Où en sommes-nous ? Nous voici pris entre notre vieille nation que nous ne voulons pas quitter et l'Europe nouvelle que nous espérons rejoindre sans savoir comment.
À un gouvernement représentatif tend à se substituer une "gouvernance démocratique" qui ne nous gouverne ni ne nous représente. Nous voyons sans nous émouvoir notre existence politique se défaire parce que nous sommes en proie à l'illusion d'une humanité unifiée qui pourrait tenir ensemble en se passant de toute forme politique. Et il y a longtemps que nous ne savons plus que faire de la religion.
Comment donner sens à cette crise de notre existence commune ?

Fragilité et fécondité des démocraties. Avec Claude Lefort à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales.


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09.06.2009

L'institution démocratique a semble-t-il définitivement supplanté les entreprises totalitaires.
Pour prendre la mesure de cet événement, ne convient-il pas de réexaminer ce système et d'en déchiffrer les contradictions ? Du même coup, ne devons-nous pas nous interroger sur les forces et les faiblesses de la forme démocratique et tenter de repenser les vertus d’un régime qui sont négligées par les critiques de la modernité, qu’on la rattache soit au capitalisme, soit à l’essor de la technique, soit à la puissance acquise par l’Etat ?
Claude Lefort nous donne ici une leçon magistrale de philosophie politique, à l'occasion de la XXXIe conférence Marc-Bloch

Les aventures du sujet moderne : société marchande et narcissisme. Séminaire d'Anselm Jappe à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales.


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2014

La société contemporaine apparaît dominée par ce que Marx a appelé le "fétichisme de la marchandise".
Mais on y observe aussi une montée du narcissisme au sens de Freud : les individus ne connaissent qu’eux-mêmes et nient la réalité extérieure.
Y-a-t-il un lien entre ces deux phénomènes ? Le narcissisme est-il le côté subjectif du fétichisme ? On y trouve toujours le vide, la négation du monde extérieur dans sa multiplicité, la reductio ad unum.
On propose ici un retour sur la naissance historique du sujet moderne dans son opposition au monde et sur le rôle du "travail abstrait" qui se représente dans la valeur marchande, ainsi que sur la dimension anthropologique et psychanalytique du problème - jusqu’aux formes extrêmes de narcissisme que sont la destructivité et la violence aveugle.

Remarque : les cours n°01, 03 et 20 n'ont pas été enregistrés.