Dictionnaire de la pensée politique de droite. Avec Antoine Dresse sur Ego Non.


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2025

C'est un entreprise proprement pédagogique qu'Antoine Dresse entreprend en proposant une cartographie méthodique des notions, des figures et des controverses qui structurent la pensée politique de droite. Chaque entrée fonctionne comme une fiche claire et synthétique, où l'on croise Joseph de Maistre, Alexis de Tocqueville ou encore Carl Schmitt.
Objectif : définir, contextualiser, puis relier les concepts à des querelles contemporaines. Mais aussi montrer les continuités et les ruptures au sein de cette vaste galaxie intellectuelle, et mettre en scène les tension internes, entre conservatisme, libéralisme, souverainisme et identitarisme.
En rendant visibles les arguments, leurs limites et, plus que tout, leurs implications pratiques, Antoine Dresse encourage à la réflexion... avant de retourner à l'action.

Les humains font-ils la guerre au vivant ? Avec Charles Stépanoff à la Cité des sciences.


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20.05.2025

Partout où il s'installe, l'être humain semble semer la dévastation. Les désastres écologiques contemporains donnent l'impression que nous avons déclaré la guerre au vivant. Mais cette vision est-elle inéluctable ? Il existe pourtant une extraordinaire diversité de manières d'habiter la Terre, et certaines d'entre elles montrent qu'il est possible de tisser des alliances fertiles entre le domestique et le sauvage, entre les sociétés humaines et son environnement.
L'anthropologue Charles Stépanoff propose un éclairage original sur ces questions dans son ouvrage Attachements. Enquête sur nos liens au-delà de l'humain (La Découverte, 2024). À travers son regard, nous explorerons d'autres façons d'être au monde, plus respectueuses du vivant, pour imaginer des formes d'habitation qui ne détruisent pas mais respectent voire enrichissent nos milieux de vie.

Attachements, enquête sur nos liens au-delà de l'humain. Avec Charles Stépanoff sur RFI.


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03.11.2024

Comment nous relions-nous à notre environnement et comment nous en détachons-nous ? Comment en sommes-nous arrivés à vivre dans des sociétés dont les rapports au milieu vivant se sont appauvris au point de menacer notre monde de devenir inhabitable ?
On a longtemps défini les humains par les liens les unissant les uns aux autres. Or ils se distinguent aussi par les relations singulières qu'ils établissent au-delà d'eux-mêmes, avec les animaux, les plantes, le cosmos. Sur tous les continents, chasseurs-cueilleurs, horticulteurs ou pasteurs nomades interagissent de mille manières avec une multitude d'autres êtres. Partout, les groupes humains s'attachent affectivement à des animaux qu'ils apprivoisent et avec lesquels ils partagent habitat, socialité et émotions. Notre ouverture à l'altérité va même plus loin. Nous établissons des relations fortes avec les esprits des montagnes et des fleuves, avec des dieux ou des ancêtres. Nous sommes étonnamment polyglottes, capables d'échanger avec un oiseau, une étoile, un esprit.
Longtemps ignorée, cette disposition apparaît fondamentale dans le rapport singulier que nous avons construit avec notre environnement au fil des millénaires.
En s'appuyant sur l'anthropologie évolutionnaire, l'archéologie, l'histoire, l'ethnographie et ses propres enquêtes de terrain menées en Sibérie et en France, Charles Stépanoff compare différents contextes anciens et actuels, proches et lointains, où les humains s'attachent d'autres espèces. Au fil d'un parcours captivant qui l'amène à repenser intégralement des phénomènes fondamentaux comme le processus de domestication, la genèse des hiérarchies ou la construction des États prémodernes, il explore cette question inédite : comment les attachements au milieu vivant transforment-ils les organisations sociales ?

Émission "Idées", animée par Pierre-Edouard Deldique.

Attachements, enquête sur nos liens au-delà de l'humain. Avec Charles Stépanoff à la Librairie Ombres Blanches.


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14.11.2024

Comment nous relions-nous à notre environnement et comment nous en détachons-nous ? Comment en sommes-nous arrivés à vivre dans des sociétés dont les rapports au milieu vivant se sont appauvris au point de menacer notre monde de devenir inhabitable ?
On a longtemps défini les humains par les liens les unissant les uns aux autres. Or ils se distinguent aussi par les relations singulières qu'ils établissent au-delà d'eux-mêmes, avec les animaux, les plantes, le cosmos. Sur tous les continents, chasseurs-cueilleurs, horticulteurs ou pasteurs nomades interagissent de mille manières avec une multitude d'autres êtres. Partout, les groupes humains s'attachent affectivement à des animaux qu'ils apprivoisent et avec lesquels ils partagent habitat, socialité et émotions. Notre ouverture à l'altérité va même plus loin. Nous établissons des relations fortes avec les esprits des montagnes et des fleuves, avec des dieux ou des ancêtres. Nous sommes étonnamment polyglottes, capables d'échanger avec un oiseau, une étoile, un esprit.Longtemps ignorée, cette disposition apparaît fondamentale dans le rapport singulier que nous avons construit avec notre environnement au fil des millénaires.
En s'appuyant sur l'anthropologie évolutionnaire, l'archéologie, l'histoire, l'ethnographie et ses propres enquêtes de terrain menées en Sibérie et en France, Charles Stépanoff compare différents contextes anciens et actuels, proches et lointains, où les humains s'attachent d'autres espèces. Au fil d'un parcours captivant qui l'amène à repenser intégralement des phénomènes fondamentaux comme le processus de domestication, la genèse des hiérarchies ou la construction des États prémodernes, il explore cette question inédite : comment les attachements au milieu vivant transforment-ils les organisations sociales ?

Attachements : enquête sur nos liens au-delà de l'humain. Avec Charles Stépanoff à la Librairie Mollat.


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13.11.2024

Comment nous relions-nous à notre environnement et comment nous en détachons-nous ? Comment en sommes-nous arrivés à vivre dans des sociétés dont les rapports au milieu vivant se sont appauvris au point de menacer notre monde de devenir inhabitable ?
On a longtemps défini les humains par les liens les unissant les uns aux autres. Or ils se distinguent aussi par les relations singulières qu'ils établissent au-delà d'eux-mêmes, avec les animaux, les plantes, le cosmos. Sur tous les continents, chasseurs-cueilleurs, horticulteurs ou pasteurs nomades interagissent de mille manières avec une multitude d'autres êtres. Partout, les groupes humains s'attachent affectivement à des animaux qu'ils apprivoisent et avec lesquels ils partagent habitat, socialité et émotions. Notre ouverture à l'altérité va même plus loin. Nous établissons des relations fortes avec les esprits des montagnes et des fleuves, avec des dieux ou des ancêtres. Nous sommes étonnamment polyglottes, capables d'échanger avec un oiseau, une étoile, un esprit. Longtemps ignorée, cette disposition apparaît fondamentale dans le rapport singulier que nous avons construit avec notre environnement au fil des millénaires.
En s'appuyant sur l'anthropologie évolutionnaire, l'archéologie, l'histoire, l'ethnographie et ses propres enquêtes de terrain menées en Sibérie et en France, Charles Stépanoff compare différents contextes anciens et actuels, proches et lointains, où les humains s'attachent d'autres espèces. Au fil d'un parcours captivant qui l'amène à repenser intégralement des phénomènes fondamentaux comme le processus de domestication, la genèse des hiérarchies ou la construction des États prémodernes, il explore cette question inédite : comment les attachements au milieu vivant transforment-ils les organisations sociales ?

Les quatre fois ou l'humanité a basculé. Avec Laurent Testot pour le Circular Metabolism Podcast.


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08.2024

Quels sont les éléments clés qui ont fait basculer nos sociétés, parfois jusqu'à leurs effondrements ? Qu'est-ce que le passé nous apprend pour faire face aux crises actuelles et futures ?
C'est en compagnie de Laurent Testot que nous explorons comment l'humanité a complètement bouleversé son environnement au cours des 12 000 dernières années, et comment ces changements nous ont impactés en retour durant 4 grandes périodes de l'histoire : le Néolithique, l'âge des empires, la modernité et la grande accélération.

 - 0'00'00 : Introduction
 - 0'04'06 : Histoire classique vs. Histoire globale
 - 0'13'36 : Désaccords entre les histoires globales
Période de -10000 à -4000 :
 - 0'15'28 : 1ère période : Le Néolithique
 - 0'26'44 : Agriculture et domestication
 - 0'29'31 : Agriculture et sédentarisation
 - 0'36'06 : Agriculture et démographie
Période de -3000 à 500 :
 - 0'39'11 : 2ème période : Les empires
 - 0'39'28 : Arrivée de la métallurgie
 - 0'47'20 : Métallurgie et déforestation
 - 0'53'35 : Empires et religions universelles
 - 1'07'20 : Premières grandes cités
Période de 1500 à 1900 :
 - 1'08'11 : 3ème période : La modernité
 - 1'09'36 : Colonisation et domination européenne
 - 1'15'18 : Domination européenne et commerce
 - 1'21'10 : Domination européenne et conquête des océans
 - 1'24'34 : Europe vs. Chine
 - 1'28'47 : Energies fossiles et  révolution industrielle
 - PÉRIODE 4 (de 1950 à aujourd'hui)
 - 1'36'13 : 4ème période : La grande accélération
Conclusion :
 - 1'52'05 : Quelles pistes ouvre l’histoire globale ?
 - 2'01'25 : Résumé de l'épisode

Homme apprivoisé, parc humain : l'enjeu final de la domestication de l'homme. Avec Laurent Ozon pour Géopolitique profonde.


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04.08.2024

La domestication est un processus ancestral par lequel les humains ont transformé les êtres vivants pour répondre à leurs besoins. Cette interaction crée une symbiose où les espèces domestiquées perdent souvent leur capacité de survie en milieu sauvage, devenant dépendantes des humains pour leur subsistance et leur protection.
Au-delà des plantes et des animaux, les humains eux-mêmes sont sujets à un processus de domestication. Ce n'est pas une simple adaptation passive, mais un modelage actif des aptitudes et des comportements à travers l'éducation, les normes sociales et les institutions. Cette domestication humaine vise à internaliser des caractéristiques génétiques et comportementales favorables à la société, tout en éliminant celles qui sont moins profitables.
La domestication humaine peut être tracée à travers l'histoire, des premières civilisations jusqu'à l'ère industrielle, les sociétés ayant constamment développé des méthodes pour façonner les comportements et les aptitudes des individus. Les Lumières ont introduit des idéaux humanistes et égalitaires, mais la domestication s'est poursuivie sous des formes plus subtiles et sophistiquées.
La domestication établit une relation de dépendance entre le domesticateur et le domestiqué, souvent au détriment de la liberté et de l'autonomie de ce dernier. Cette relation, autrefois perçue comme celle entre maître et domestique, a été dépersonnalisée par la civilisation industrielle pour réduire la dissonance cognitive et masquer les rapports de domination.
Intellectuel de sensibilité écologiste, chef d'entreprise et ancien homme politique, Laurent Ozon explore les implications profondes de la domestication sur l'Homme tant ce processus soulève des questions cruciales sur la liberté, l'autonomie et les rapports de pouvoir dans nos sociétés modernes. Comprendre la domestication humaine, c'est aussi reconnaître la nécessité de réévaluer notre conception de l'individu et de la société, et de repenser les structures qui façonnent nos vies.

Domestication, coopération et guerre civile : une mise en perspective de notre situation actuelle. Avec Laurent Ozon pour Politoscope.


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17.05.2024

Chef d'entreprise, intellectuel de sensibilité écologiste et ancien homme politique, Laurent Ozon développe longuement les logiques de domestication et de coopération propres aux sphères de culture qui permettent aux humains, in fine, d'habiter le monde.
Mais ces collectifs de culture s'engagent également dans des processus dangereux lorsqu'ils se sentent menacés : la guerre civile est-elle alors une risque auquel nous pourrions faire face dans un avenir proche ? Comment le pouvoir en place continue-t-il à désamorcer ces processus potentiellement violents tout en exposant les populations à des stress vitaux (démographiques, économiques, etc.) qui viennent pourtant renforcer ces problèmes ?