Une brêve histoire... de l'Histoire. Avec Didier Le Fur sur StoriaVoce.


(0)
992 Vues
0 commentaire
08.2019

Elle est à la fois politique mais aussi économique, elle peut être sociale tout en s'intéressant au genre, elle est aussi culturelle donc et peut se pencher sur les mentalités : nous parlons bien évidemment de l'histoire.
De ses origines dans la plus haute antiquité jusqu'à l'incontournable Hérodote qui donna tout son sens au mot Istoria, soit l'enquête en grec, Histôr est celui qui sait, qui tranche un différend, qui prend de la distance avec les passions pour rendre un jugement.
C'est ici dans l'époque moderne que nous nous rendons afin de mieux saisir comment cette discipline s'est construite dans ces siècles décisifs pour l'intelligence que furent la période de la Renaissance à notre époque contemporaine.

Une émission animée par Christophe Dickès.

Dieu et l'histoire. Avec Didier Le Fur sur Radio Courtoisie.


(0)
1112 Vues
0 commentaire
05.06.2019

Entre le XVIe siècle et le début du XXIe, la place, l'écriture, le statut et la réception de l'histoire n'ont cessé d'évoluer, pour aboutir aux formes que nous lui connaissons aujourd'hui. Didier Le Fur montre ainsi que, après la Renaissance, l'explication du passé et de l'histoire du monde par les églises chrétiennes décline, en même temps que naît l'idéologie du "progrès", qui donnera ensuite naissance à la "science" de l'histoire actuelle.
Particulièrement original, porté par un historien capable d'interroger sa pratique comme sa matière, Didier Le Fur nous rappelle que l'écriture de l'histoire en France, à l'image de ses deux principaux courants que sont le "roman national" et l' "histoire mondiale", est encore et toujours largement influencée par l'imaginaire chrétien, ce qu'il serait peut-être intéressant de questionner...

Émission du "Libre Journal des débats", animée par Charles de Meyer.

Et ils mirent Dieu à la retraite : quatre siècles d'histoire. Avec Didier Le Fur sur Radio Courtoisie.


(0)
1141 Vues
0 commentaire
07.04.2019

Entre le XVIe siècle et le début du XXIe, la place, l'écriture, le statut et la réception de l'histoire n'ont cessé d'évoluer, pour aboutir aux formes que nous lui connaissons aujourd'hui. Didier Le Fur montre ainsi que, après la Renaissance, l'explication du passé et de l'histoire du monde par les églises chrétiennes décline, en même temps que naît l'idéologie du "progrès", qui donnera ensuite naissance à la "science" de l'histoire actuelle.
Particulièrement original, porté par un historien capable d'interroger sa pratique comme sa matière, Didier Le Fur nous rappelle que l'écriture de l'histoire en France, à l'image de ses deux principaux courants que sont le "roman national" et l' "histoire mondiale", est encore et toujours largement influencée par l'imaginaire chrétien, ce qu'il serait peut-être intéressant de questionner...

Émission du "Libre Journal des amitiés françaises", animée par Thierry Delcourt.

La Renaissance, une construction politique du XIXe siècle. Avec Didier Le Fur sur la Radio Chrétienne Francophone.


(0)
1227 Vues
0 commentaire
10.03.2018

La Renaissance est souvent présentée comme une période de bouillonnement scientifique, intellectuel et artistique, née en Italie. Dans Une autre histoire de la Renaissance (éd. Perrin), Didier Le Fur la présente comme une construction du XIXe siècle.
Une construction lente mais construction tout de même. Au XVe siècle en Italie, des intellectuels ont redécouvert le latin des Romains et décidé de le remettre à l'honneur. Comme dit Didier Le Fur, "ils se sont pris de mégalomanie de réinventer une langue et de la réimposer à la culture italienne pour le prestige de la cité de Florence".
Au siècle suivant (milieu du XVIe siècle), la notion de Renaissance réapparaît en France. Cette fois sous l'impulsion des auteurs de la Pléiade. Ces jeunes intellectuels de 20 à 27 ans, désireux de trouver leur place au milieu des clercs de l'époque, réinventent une poésie en modernisant le français : il vont "refaire la langue magnifique" - tout comme les intellectuels florentins l'avaient fait pour le latin.
Enfin, c'est finalement au XIXe siècle, sous la plume de Michelet, que la Renaissance va devenir une période historique à part entière.

Émission "La suite de l'Histoire", présentée par Véronique Alzieu.

La Renaissance à la recherche du nouvel age d'or. Avec Didier Le Fur sur Radio Courtoisie.


(1)
1936 Vues
0 commentaire
2018

La France, au XVIe siècle, se serait réveillée après une longue nuit, le Moyen Age, pour embrasser avec éclat et gourmandise la modernité. La civilisation française, avec ses us et coutumes, son élégance et son esprit, était née. Si depuis quelques années les historiens ont largement nuancé cette vision simpliste, ils ont convenus de la réalité de la révolution culturelle qu'aurait été cette Renaissance du XVIe siècle. Il reste pourtant un fait incontestable : si le joli tableau brossé à coup d'affirmations et d'exemples pris çà et là depuis deux siècles peut effectivement faire illusion, les auteurs de cette peinture ont effacé ou oublié, pour fabriquer cette féérie, une foultitude des personnages, d'évènements et d'idées.
Les hommes du temps n'avaient en réalité rien de progressiste, bien au contraire. Les nouveautés, qui occupent une place très secondaire, ne touchèrent qu'une toute petite minorité de privilégiés. C'est donc à une redistribution des rôles que le travail de Didier Le Fur est consacré, afin de proposer une autre réalité de la Renaissance française, celle que la majorité des individus vécurent, celle qui faisait leur quotidien. Il ne s'agissait alors pas d'inventer un monde nouveau, mais bien de rétablir une splendeur passée, un âge d'or où les hommes vivaient en harmonie, épargnés des fléaux bien réels de l'époque : les guerres, les épidémies et les famines. Bref ; que le désir d'un retour à un passé fantasmé l'emportait sur la conviction de vivre un grand bond en avant. Une remise en perspective salutaire servie par une plume exemplaire.

Emission du "Libre Journal des amitiés françaises" animée par Thierry Delcourt.

La Renaissance, entre mythe et réalité historique. Avec Didier Le Fur sur Radio Courtoisie.


(0)
1416 Vues
0 commentaire
06.03.2018

La France, au XVIe siècle, se serait réveillée après une longue nuit, le Moyen Age, pour embrasser avec éclat et gourmandise la modernité. La civilisation française, avec ses us et coutumes, son élégance et son esprit, était née. Si depuis quelques années les historiens ont largement nuancé cette vision simpliste, ils ont convenus de la réalité de la révolution culturelle qu'aurait été cette Renaissance du XVIe siècle. Il reste pourtant un fait incontestable : si le joli tableau brossé à coup d'affirmations et d'exemples pris çà et là depuis deux siècles peut effectivement faire illusion, les auteurs de cette peinture ont effacé ou oublié, pour fabriquer cette féérie, une foultitude des personnages, d'évènements et d'idées.
Les hommes du temps n'avaient en réalité rien de progressiste, bien au contraire. Les nouveautés, qui occupent une place très secondaire, ne touchèrent qu'une toute petite minorité de privilégiés. C'est donc à une redistribution des rôles que le travail de Didier Le Fur est consacré, afin de proposer une autre réalité de la Renaissance française, celle que la majorité des individus vécurent, celle qui faisait leur quotidien. Il ne s'agissait alors pas d'inventer un monde nouveau, mais bien de rétablir une splendeur passée, un âge d'or où les hommes vivaient en harmonie, épargnés des fléaux bien réels de l'époque : les guerres, les épidémies et les famines. Bref ; que le désir d'un retour à un passé fantasmé l'emportait sur la conviction de vivre un grand bond en avant. Une remise en perspective salutaire servie par une plume exemplaire.

Emission "Les mardis de la mémoire" animée par Anne Collin.

François Ier et son image. Avec Didier Le Fur pour la Société d'histoire et d'archéologie de Saint-Emilion.


(0)
1190 Vues
0 commentaire
10.12.2015

L’image de ce roi "préféré des Français" a été façonnée par les historiens en fonction des besoins des pouvoirs et des idéologies politiques, qui se sont succédés depuis sa mort. Mais quelle image le roi souhait-il laisser de son règne ? Comment s’est construit son mythe après sa disparition ?
Didier Le Fur nous livre un portrait renouvelé par le colossal travail d’archives, dissipant la légende et les clichés traditionnels.

Marignan : la bataille inconnue. Avec Didier Le Fur sur Canal Académie.


(0)
1823 Vues
0 commentaire
2005

"Marignan 1515" est dans toutes les mémoires, sorte de lieu commun de notre conscience collective. Mais, trop bien connu, cet événement est demeuré en réalité méconnu, dans son déroulement comme dans ses conséquences immédiates et plus lointaines. D'autant plus que les récits traditionnels font une large place à la légende, et que les sources italiennes sur Marignan sont presque toujours passées sous silence.
C'est pourquoi Didier Le Fur reconstitue dans le détail le déroulement des faits qui conduisent à la première victoire du jeune roi la première année de son règne, acquise à un prix terrible : 16 000 morts en quelques heures, ce qui ne s'était jamais vu. Puis l'auteur met en lumière la propagande développée par le pouvoir royal afin de justifier cette expédition hasardeuse et coûteuse, et le bain de sang final. Il montre ensuite comment les historiens, depuis le XVIe siècle, utilisèrent cette bataille somme toute peu glorieuse pour fabriquer un des événements les plus prestigieux de la nation France.