Sommes-nous devenus ignorants ? Avec Denis Collin à l'Université Populaire d'Évreux.


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15.06.2018

Aujourd’hui on célèbre partout le savoir. Qui sait si, un jour, on ne créera pas des universités pour rétablir l’ancienne ignorance ?
La question posée semble assez curieuse et même paradoxale. Après tout, on dit qu’il y a aujourd’hui bien plus de savants vivants et en activité qu’il n’y en a eu dans toute l’histoire de l’humanité. Nos connaissances de la nature ont fait des bonds prodigieux au cours du dernier siècle, qu’il s’agisse de la physique ou de la biologie. Les connaissances ne sont pas restées confinées au petit monde des savants, mais elles sont répandues dans le public, d’abord par les progrès de l’instruction et le recul massif de l’alphabétisme, mais aussi par les moyens de communication de masse dont le dernier, l’internet, semble mettre à disposition de chacun tout le savoir de l’humanité. La science n’est plus et depuis longtemps une activité théorique, elle est pratique, incorporée dans les techniques et on nous annonce que nous entrons maintenant dans "l’économie de la connaissance". La science, comme le disait Marx, semble devenir une "force productive directe". Bref, nous ne sommes pas devenus ignorants mais savants !
Qu’est-ce donc qui pourrait refréner cet enthousiasme qui nous porte depuis le commencement des "temps modernes" et singulièrement depuis l’époque des "Lumières" ? L’accumulation quantitative de connaissances fait-elle de nous automatiquement des savants ? La connaissance peut-elle être mesurée ? Les savoirs du passés qui tendent à être recouverts par de nouvelles "innovations" technologiques peuvent-elles passer par pertes et profits ? Enfin, se pourrait-il qu'à côté des progrès formidables du savoir, l’ignorance se répandrait aussi ?

Introduction à la pensée de Marx. Avec Denis Collin à Paris pour le groupe Le Militant.


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14.06.2018

Deux siècles après la naissance de Marx, le capitalisme semble partout avoir eu raison du marxisme. Et pourtant la critique du capitalisme est partout ravivée par la crise écologique, l’explosion des inégalités et la maltraitance des travailleurs. Cette contradiction n’est qu’une apparence, car la pensée de Marx n’a rien à voir avec la vulgate étatiste et productiviste des partis communistes défaits par l’histoire.
Denis Collin tord le cou à bien des idées reçues et nous restitue l’œuvre authentique de Marx, le philosophe humaniste, penseur de l’émancipation des individus et de la démocratie réelle.
Cette conférence se veut une initiation didactique à la pensée d’un grand auteur et nous montre comment cette œuvre reste un outil précieux pour penser le présent.

L'idéologie scolaire des handicaps socio-culturels. Avec Denis Collin à l'Université Populaire d'Évreux.


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25.05.2018

À écouter certains commentateurs, le nouveau ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer aurait l'oreille des associations conservatrices et marquerait une rupture avec les orientations suivies depuis l'automne 68, soit la conception de la démocratisation de l'enseignement allant de pair avec l'adaptation de l'école à son "public scolaire".
Le propos que tiens Denis Collin dans cette conférence peut paraître purement historique : il porte sur une période désormais close. Les "sciences cognitives" ont remplacé la sociologie de Pierre Bourdieu. Car si, à la marge, le nouveau ministre semble rompre avec l'idéologie scolaire dominante, sur le fond il en tire toutes les conséquences. Tout comme ses prédécesseurs, il a définitivement renoncé à l'exigence d'une instruction de haut niveau pour tous.
Mettre à jour l'idéologie scolaire commune et la tendances de fond de l'éducation dans nos sociétés, tel est l'objectif de Denis Collin.

Qu'est-ce qu'une éducation républicaine ? Avec Denis Collin à l'Université Populaire d'Évreux.


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12.01.2018

La question de l’éducation comme question politique est au centre des philosophies, antiques, chez Platon comme chez Aristote, autant que modernes, chez Rousseau ou chez Hegel.
Le républicanisme français du XIXe et du début du XXe siècle en fait le socle de la République. Au contraire, de nos jours, la finalité de l’éducation semble beaucoup plus centrée sur la réussite individuelle dans le cadre d’une égalité des chances toujours plus difficile à cerner. La crise patente de l’école pose à nouveau frais la question des rapports entre éducation et république.
Trop souvent cette crise est abordée sous l’angle de la pure déploration ce qui ouvre la voie à d’interminables polémiques. Pour éviter de s’enliser dans ces chemins sans issue, il semble nécessaire de reprendre la question sur le fond, c’est-à-dire en partant de la philosophie et spécialement de la philosophie politique républicaniste.
En premier lieu, Denis Collin essaie de distinguer éducation et instruction, une distinction qui semble indispensable si l’on veut délimiter les tâches qui incombent proprement au politique de celles qui renvoient à la responsabilité des citoyens, en tant que parents ou en tant que simple membre de la société civile.
En second lieu, il est montré que la conception républicaniste de la liberté comme non-domination implique un certain de nombre de tâches politiques incombant à l’État mais aussi aux citoyens raisonnables.
En troisième lieu, enfin, l'on rappelle comment le gauchisme antirépublicain a, de fait, labouré le terrain de la destruction de l’école républicaine mais aussi, plus largement, rendu plus difficile toute éducation.

Court traité de la servitude religieuse, par Denis Collin.


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05.2017

"La critique de la religion est pour l'essentiel terminée" : voilà ce que Marx écrivait en 1843 (Critique de la philosophie du droit de Hegel).
Le début du XXIe siècle semble lui donner tort. Fondamentalismes, djihadisme, terrorisme : ceux qui pensaient que nous étions définitivement entrés dans un monde matérialiste en sont pour leurs frais.
Mais il existe une tradition philosophique pour laquelle vivre sous la conduite de la raison permet de s'émanciper de la servitude religieuse. Il s'agit donc d'en revenir aux principes afin d'examiner ce qu'il en est du fait religieux aujourd'hui.

Le droit naturel. Avec Denis Collin à l'Université Populaire d'Évreux.


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23.04.2010

A-t-on le droit de dire qu'une loi est injuste ?
Ce qui est injuste est tranché par la justice qui le fait en s’appuyant sur l’édifice des lois, qui sont elles-mêmes validées si elles ont été édictées en suivant les procédures du système juridique en vigueur. Si une décision est conforme à la loi et si la loi a été adoptée sans faute de procédure et si elle est conforme à la constitution, alors la décision est juste. Qu’est-ce qui justifie un acte de droit ? Le droit. Le droit réussit l’exploit du baron de Munchhausen qui réussit à se sortir du marécage en tirant lui-même sur ses propres botte !
Retour critique sur la doctrine dominante de notre époque avec Denis Collin, doctrine qui ne se conçoit pas comme découlant d’une morale ou d’idées religieuses, mais comme le produit de procédures neutres organisant les rapports sociaux.

PS: la qualité audio de l'enregistrement est médiocre.

GPA, PMA : que faut-il en penser ? Avec Denis Collin à Paris pour le groupe Le Militant.


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21.07.2013

La question du "mariage pour tous" est-elle secondaire ? Doit-elle être considérére comme autre chose qu'un gadget pour le gouvernement "de gauche" permettant de réaffirmer à bon compte son "identité" au moment où sa politique, pour toutes les questions sérieuses, ne faisait que reprendre en les aggravant les orientations du gouvernement précédent ?
On peut cependant adopter un autre point de vue en considérant qu’il s’agit là d’un révélateur d’évolutions sociales et politiques profondes autour desquelles les vieux clivages ne fonctionnent plus. Et Denis Collin de nous montrer que les fanatiques du mariage homosexuel sont souvent des défenseurs ardents des évolutions du "capitalisme absolu". Si clivage social il y a, il n’est pas du tout là où on l'entend généralement...

Le capital ou le travail mort. Avec Denis Collin à l'Université Populaire d'Évreux.


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10.03.2017

En tant qu’il est la soumission du travail vivant au travail mort, le capital est éminemment mortifère. Marx le dit : il détruit les deux sources de la richesse, la terre et le travail. Le seul horizon qu’il laisse est celui d’une planète dévastée par la voracité du capital qui ne connaît pas d’autre loi que l’accumulation pour l’accumulation et, en même temps, il annonce l’obsolescence de l’homme – ce que nous disent à leur manière tous ceux qui nous invitent à entrer dans le "post-humain".
C'est en se plaçant de ce point vue fondamental, celui de la structure de la société contemporaine, que l'on peut tenter de répondre aux querelles actuelles sur le travail et la prétendue fin du travail.