Devenir des machines : réfléchir avec la philosophie et les philosophes. Avec Denis Collin sur Radio Courtoisie.


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29.03.2025

Le monde moderne, depuis quatre siècles, est dominé par la machinerie. Il naît avec la production capitaliste. Elle va rapidement entrer en symbiose avec le développement capitaliste qui trouve dans la mécanique, son moteur. Calcul, prédictibilité, pouvoir d'abstraction, les catégories de la science moderne sont adéquates à ce nouveau mode de production qui va envahir la planète.
Or, toutes les tendances qui conduisent à l'élimination de la vie au profit du mécanique conduisent à une réification générale de la vie humaine et une perte de notre être-au-monde. Faire de la nature une simple matière première, remplacer les processus vitaux par des procédures mécaniques, tout cela conduit à traiter les humains comme des choses, pour en faire des êtres prédictibles. S'impose donc la nécessité de penser une résistance à ce mouvement.
L'involution du grand mouvement des Lumières vers la formation d'une cage d'acier technoscientifique pose la tâche de retrouver le sens de la nature et de la vie, de repenser l’enracinement au-delà de ce qu'avait esquissé Simone Weil, de refaire de la nature une sphère de résonance.

Émission du "Libre journal d'Hugues Sérapion".

Marx était-il écolo ? Avec Denis Collin à Avallon.


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16.05.2025

Denis Collin interroge le rapport de l'être humain à la nature et au travail à partir de la pensée de Marx. L'être humain est présenté comme un être naturel, dépendant de son environnement et des autres vivants. Le travail lui permet de transformer la nature pour répondre à ses besoins, mais aussi de développer ses propres facultés. Dans le système capitaliste, cette activité est toutefois détournée : on ne produit plus d'abord pour satisfaire des besoins, mais pour vendre des marchandises et accumuler de la valeur. La société se retrouve ainsi soumise à une logique de croissance devenue indépendante des besoins réels.
Il analyse ensuite les conséquences écologiques de cette dynamique : épuisement des ressources, dégradation des sols, extractivisme et dérèglement climatique. Une croissance infinie étant impossible dans un monde fini, plusieurs scénarios sont envisagés, de l'autoritarisme à la barbarie. Une autre perspective repose sur la démocratie, l'égalité, l'entraide et la gestion collective des biens communs.
Il s'agirait donc de réorienter la production vers les usages réels, de privilégier la durabilité, la réparation et la sobriété, tout en reprenant collectivement le contrôle du travail, du temps et des choix techniques.

Une conférence pour l'association "Les Remparts" à la Maison Hirondelle.

L'humanisme. Avec Denis Collin pour le Cercle Condorcet de l'Avallonnais.


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2026

Qu'est-ce qu'un homme ? Cette question, aussi ancienne que la philosophie elle-même, n'a jamais paru aussi urgente qu'aujourd'hui, à l'heure où les frontières entre l'humain, la machine et le vivant se brouillent. Denis Collin nous invite à un parcours à travers l'histoire des idées, des Stoïciens au christianisme, de la pensée grecque de la finitude jusqu'aux vertigineuses promesses (ou menaces ?) de l'intelligence artificielle. 
De la question du barbare à celle de l'inhumain, des camps du XXe siècle aux neurosciences contemporaines, en passant par la pensée radicale de Günther Anders sur l'obsolescence de l'homme, Denis Collin ne se contente pas de faire l'histoire d'une idée : il nous arme pour penser notre présent. 
Une série de conférences pour interroger les fondements de l'humanisme, ses limites, ses trahisons et ses résurgences, dans un monde qui semble avoir perdu la mesure de l'homme.

Le progrès en état critique. Avec Denis Collin et Marie-Pierre Frondziak pour le Cercle Condorcet de l'Avallonnais.


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2025

Dans un monde où la croyance au progrès semble à la fois évidente et profondément ébranlée, il est plus que nécessaire d'analyser les contradictions qui traversent notre époque. À l'heure où les avancées technologiques s'accélèrent tandis que les crises écologiques, sociales et politiques s'aggravent, Denis Collin et Marie-Pierre Frondziak interrogent les fondements mêmes de cette idée de progrès, héritée des Lumières et devenue dogme des sociétés industrielles.
Loins des discours triomphalistes comme des dénonciations simplistes, ils invitent à repenser la modernité non comme une marche linéaire vers le mieux-être, mais comme un champ de tensions où se jouent des rapports de pouvoir, des impasses économiques et des choix éthiques souvent occultés. En croisant philosophie politique, histoire des idées et critique sociale, ils déconstruisent les mythes contemporains pour révéler les mécanismes par lesquels le progrès, brandi comme une promesse, peut aussi servir de leurre ou d'alibi à des logiques de domination.

Devenir des machines. Avec Denis Collin pour la Nouvelle Action Royaliste.


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19.02.2025

Le monde moderne, depuis quatre siècles, est dominé par la machinerie. Il naît avec la production capitaliste. Elle va rapidement entrer en symbiose avec le développement capitaliste qui trouve dans la mécanique, son moteur. Calcul, prédictibilité, pouvoir d'abstraction, les catégories de la science moderne sont adéquates à ce nouveau mode de production qui va envahir la planète.
Or, toutes les tendances qui conduisent à l'élimination de la vie au profit du mécanique conduisent à une réification générale de la vie humaine et une perte de notre être-au-monde. Faire de la nature une simple matière première, remplacer les processus vitaux par des procédures mécaniques, tout cela conduit à traiter les humains comme des choses, pour en faire des êtres prédictibles.
S'impose donc la nécessité de penser une résistance à ce mouvement. L'involution du grand mouvement des Lumières vers la formation d'une cage d'acier technoscientifique pose la tâche de retrouver le sens de la nature et de la vie, de repenser l'enracinement au-delà de ce qu'avait esquissé Simone Weil, de refaire de la nature une sphère de résonance.

Hobbes, une certaine idée de l'Etat. Avec Denis Collin pour le Cercle Jean Mermoz.


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09.2024

C'est en philosophe que Denis Collin revient sur la conception hobbesienne de l'Etat souverain. Une conception qui, encore aujourd'hui, a bien des choses à nous apprendre !

 - 0'00'00 : Générique
 - 0'00'50 : Introduction
 - 0'03'56 : Les "opposants" de Hobbes
 - 0'19'42 : La souveraineté de l'Etat
 - 0'47'53 : L'empire : une structure politique intenable
 - 0'55'17 : Quel héritage pour l'Etat hobbesien ?
 - 1'03'55 : Obéissance contre protection
 - 1'12'22 : Quid du souverain illégitime ?

République et démocratie. Avec Denis Collin pour le Cercle Condorcet de l'Avallonnais.


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2024

Les premières organisations politiques humaines sont, certes sous des formes diverses et limitées, démocratiques. Et même si les définitions de la démocratie sont très nombreuses, que les spécialistes de science politique ne s'accordent pas sur ce qu'elle est et que les critiques ne manquent point, la démocratie relèvent d'une exigence morale et d'une certaine conception de la dignité de l'homme.
L'idée républicaine, quant à elle, reste une idée neuve : nous sommes loin d'en avoir épuisé ou même deviné tout le potentiel. Des citoyens libres dans une république émancipée : voilà ce qui permet de redéfinir un idéal libérateur pour notre époque.
C'est dans l'articulation de ces deux idéaux - démocratie et républicannisme -, que s'entrevoit une perspective émancipatrice.

Défendre l'Etat-Nation. Avec Denis Collin pour le Cercle Aristote.


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06.2024

L'État-nation voilà l'ennemi. De Tony Negri au Medef, de Habermas aux transhumanistes, tous veulent en terminer avec ce symbole de verticalité avec ses frontières, son autorité et ses peuples encombrants.
Denis Collin, philosophe, prend la défense de l'État-nation qui, s'il est toujours perfectible, est la forme politique qui a pu porter et concilier sur la longue durée la liberté, la puissance et la démocratie.