

(0)
Surtout connu comme romancier (Les Epées, Le Hussard bleu, Les Enfants tristes, D'Artagnan amoureux...), l'écrivain Roger Nimier eut aussi dans les années 1950 une intense activité de critique littéraire.
Marc Dambre met en lumière les caractéristiques et les enjeux de cette critique (notamment recueillie dans les Journées de lecture), tout en interrogeant plus largement la démarche des écrivains-critiques et les valeurs qui sous-tendent la critique littéraire.



(1)
Léon Daudet (1867-1947) ne s'est pas contenté d'être le fils d'Alphonse, l'auteur des célèbres Lettres de mon moulin : redoutable polémiste, journaliste, romancier (Les Morticoles, Le Voyage de Shakespeare), homme d’action – d'Action française au-delà de tout –, député de la Seine, il fut aussi un critique littéraire très libre et très inspiré puisqu'il découvrit et "lança" notamment Marcel Proust, Céline et Bernanos.
Émission "Les idées à l'endroit", animée par Rémi Soulié.
(1)
Agrégé de lettres, ancien élève de l'École normale supérieure et spécialiste du XVIIe siècle, René Pommier s'est imposé comme un critique redoutable, animé par une exigence rationaliste et un goût certain pour la polémique. Ses travaux, nourris par une érudition rigoureuse, consistent à déconstruire ce qu'il considère comme des impostures intellectuelles, souvent érigées en dogmes. Son parcours universitaire classique contraste ainsi avec l'audace de ses prises de position, toujours argumentées, mais rarement consensuelles.
S'attaquant aussi bien aux penseurs religieux qu'aux figures majeures des sciences humaines, Pommier démonte avec une précision implacable les discours qu'il juge irrationnels, infondés ou mystificateurs. Il réfute ainsi l'interprétation barthésienne de Racine, qu'il juge absurde et prétentieuse, avant de s'en prendre à Pascal, dont il démonte les raisonnements apologétiques au nom d'un rationalisme rigoureux. Sa critique de Freud, qu'il accuse d'avoir bâti une œuvre relevant plus du mythe que de la science, s'inscrit dans la même logique démystificatrice. Girard, autre figure intellectuelle célébrée, est à son tour passé au crible : Pommier démonte son concept de désir mimétique et dénonce ses lectures littéraires comme profondément erronées. Enfin, son analyse des écrits de Sainte Thérèse d'Avila se veut une mise à nu d'un discours mystique qu'il lit comme une pure manifestation de folie, imperméable à toute forme de doute ou de réflexion critique.
Cette série de conférences, placée sous le signe de la rigueur et de l'irrévérence, invite à une réflexion stimulante sur les limites de la foi, de la théorie et de l'autorité intellectuelle. À travers ses lectures incisives, René Pommier nous pousse à exercer sans relâche notre esprit critique, même – et surtout – face aux figures les plus respectées du panthéon intellectuel.


(0)
C'est en compagnie de Georges Feltin-Tracol, auteur de Thierry Maulnier, un itinéraire singulier, et de Bruno de Cessole, auteur de L'internationale des francs-tireurs, que nous sommes conviés à suivre la trajectoire de quelques irréguliers de la pensée française et de la littérature internationale.
L'occasion de se rappeler que les authentiques productions intellectuelles et expressions artistiques sont toujours transgressives, frondeuses, en marge des codes de la bonne société et se doivent de revendiquer leur insoumission à tous les conformismes.
Émission du "Libre journal des enjeux actuels", animée par Arnaud Guyot-Jeannin.


(0)
Entretien-fleuve avec le critique littéraire et essayiste Juan Asensio durant lequel il est question de l'état actuel de la littérature et de son pouvoir réel dans une époque qui a non seulement oublié mais aussi sali la puissance du verbe.
Un entretien à contre-courant, donc, nourri de nombreuses références et des prises de position intransigeantes d'un lettré dont l'exigence et la verve polémique ne sont plus à démontrer...
S'illustre ainsi pleinement, au fil de questions diverses interrogeant la place de la littérature aujourd'hui, en France et sur le plan international, le rôle du critique.


(0)
Critique littéraire, Juan Asensio est l'un des rares représentants de cette confrérie des lettres qui pratique encore cet exercice avec exigeance et intransigeance. Auteur de plusieurs ouvrages tels que La Littérature à contre-nuit (recueil de textes consacrés à l’étude du démoniaque dans la littérature) ou encore Le Temps des livres est passé (2019, éditions Ovadia), il tient également un blog "Stalker, Dissection du cadavre de la littérature" dont la première note date de 2004.
Un entretien mené par Elie Thomas et Sophie Di Malta.


(0)
Auprès de la question théorique ou historique traditionnelle : "Qu'est-ce que la littérature ?", se pose avec plus d'urgence aujourd'hui une question critique et politique : "Que peut la littérature ?". Quelle valeur la société et la culture contemporaines attribuent-elles à la littérature ? Quelle utilité ? Quel rôle ?
"Ma confiance en l'avenir de la littérature, déclarait Italo Calvino, repose sur la certitude qu'il y a des choses que seule la littérature peut nous donner." Ce credo sera-t-il encore le nôtre ?


(0)
Il ne travaille pour aucun journal, pour aucune maison d'édition. Il n'est professeur dans aucune université, n'est le chroniqueur d'aucune émission télévisée.
Depuis 2004, Juan Asensio publie en toute indépendance des critiques littéraires sur le blogue qu'il a fondé : "Stalker". Des centaines de notes de lecture dans lesquelles ce tonitruant pamphlétaire étrille les fausses gloires littéraires d'aujourd’hui. Ce sont cependant l'admiration et l'enthousiasme qui prévalent chez ce lecteur infatigable, dont l'éclectisme nous fait côtoyer tour à tour les livres de Bernanos, Conrad et Léon Bloy, des contemporains comme Roberto Bolaño, Cormac McCarty et Sebald, en passant par les grands classiques de la science-fiction. Inlassablement, Juan Asensio mène également un travail salutaire et salubre de réhabilitation des chefs-d'œuvre méconnus ou carrément oubliés de la littérature.
Un exemple revigorant de ce que fut la critique littéraire et de ce qu'elle n'est plus que trop rarement.