La fin de l'empire romain d'occident. Avec Michel de Jaeghere à l'Université ouverte de Versailles.


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10.05.2016

Sans doute l'effondrement de la civilisation romaine n'eut-il ni l'uniformité, ni la fulgurance dont se plut à le parer l'imagerie romantique. La disparition de l'empire d'Occident n'en fut pas moins le résultat d'une submersion violente du territoire romain par des populations qui désiraient jouir de ses richesses sans adopter ses disciplines. Elle se traduisit, pour ses contemporains, par un désastre comme l'histoire en offre peu d'exemples.
Au fil d'un récit plein de drames, de fureurs, de retournements, d'où émergent de grandes figures, Michel De Jaeghere fait revivre le siècle décisif qui sépare l'irruption des Goths, en 376, de la déposition, cent ans plus tard, de Romulus Augustule. Brossant le portrait de la société et des institutions de l'antiquité tardive, comme celui des peuples barbares qui se pressaient alors aux porte de l'empire, il analyse sur la longue durée le processus qui vit la montée en puissance des populations germaniques à l'intérieur du monde romain, en ne négligeant ni l'histoire militaire, ni les circonstances politiques, économiques et sociales qui réduisirent les autorités romaines à l'impuissance.
Il inscrit, surtout, l'ensemble de son analyse dans une double réflexion sur la grandeur et les limites de la civilisation antique et sur les causes de la mort des empires.

Les croyances historiques. Avec Régis Debray sur France Culture.


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07.2016

L'Histoire ? Elle est censée nous découvrir la réalité des choses : elle nous dorlote avec de fausses croyances.
Régis Debray résume et clarifie des travaux engagés depuis maintes années et nous offre un retour sur l'origine et l'histoire de quelques maîtres mots en forme de chausse-trappes.
Sa façon à lui d'apporter sa petite pierre à l'édifice des Lumières, sous l'égide de la devise : "Rendre la Raison populaire". Un vaste programme, dérangeant comme un réveille-matin, et qui renverse quelques vétustes perspectives !

L'héritage du christianisme : la conversion de Constantin. Avec Paul Veyne sur France Culture.


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01.05.2007

Héritière à la fois de Jérusalem et d'Athènes, qu'elle relaie en Occident, la tradition chrétienne a pris une part prépondérante dans la constitution des cultures et de l'identité des peuples d'Europe.
Il ne s'agit pas ici d'évoquer le débat sur l'héritage chrétien, occasionné par le projet de Traité constitutionnel de l'Union Européenne mais la conférence "Foi et Raison" prononcée par le Pape en septembre 2006 à l'université de Ratisbonne.
Au-delà du malentendu suscité dans le monde musulman par la référence à une controverse religieuse du XIVème siècle, l'émission revient sur le motif principal de cette conférence : l'importance du "logos" et de l'unité de la raison, origine commune de notre histoire philosophique et religieuse, le résultat d'une "médiation grecque* que l'Islam a également assurée et qui peut donc servir au dialogue entre les cultures.

À la découverte des Pères latins. Avec Joseph Wolinski au Collège des Bernardins.


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2010

C'est bien aux origines du discours chrétien que nous sommes conviés au travers de cette série de cours.
Après avoir étudié les pères grecs en profondeur (Ignace d’antioche, Irénée de lyon et Origène avant Nicée, Athanase d’Alexandrie, Basile de Césarée et Maxime le confesseur), le P. Joseph Wolinski nous rappelle ici l'histoire des Pères de l'Eglise latins, en ayant la thématique de l'Homme comme fil conducteur.
Menés par un bon connaisseur des Pères et un excellent pédagogue, ces cours raviront les amoureux de l'histoire des religions comme ceux qui désirent comprendre les origines du développement du message de foi qui fonde leur espoir.

Quand notre monde est devenu chrétien (312-394). Avec Paul Veyne à la Bibliothèque municipale de Lyon.


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24.06.2008

Paul Veyne cherche à comprendre, avec toute la bonne fin d'un incroyant, comment le christianisme a pu, entre 300 et 400, s'imposer à tout l'Occident. Un empereur romain, Constantin, maître de cet Occident, converti sincèrement au christianisme, veut christianiser le monde pour le sauver. Il s'est converti parce qu'à ce grand empereur il fallait une grande religion. Or, face aux dieux païens, le christianisme, bien que secte très minoritaire, était la religion d'avant-garde qui ne ressemblait à rien de connu. Constantin s'est borné à aider les chrétiens à mettre en place leur Eglise, ce réseau d'évêchés tissé sur l'immense empire romain. Lentement, avec docilité, les foules païennes se sont fait un christianisme à elles.