L'école selon la conception française : analyse des vices originels d'un échec prévisible. Avec Yves Morel chez David Mascré sur Radio Courtoisie.


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17.02.2012

La crise de l'Education Nationale révèle aujourd'hui les limites de l'organisation par l'Etat républicain des écoles, collèges, lycées et universités.
Mais cette crise est-elle le fruit d'une infidélité à l'esprit des pères fondateurs du système scolaire français, ou l'aboutissement de principes idéologiques et politiques surgis après la destruction en France de l'enseignement traditionnel confessionnel et décentralisé ? La formation des maîtres, l'établissement des programmes et des méthodes pédagogiques ne sont-ils pas confisqués par les tenants syndicaux d'une nomenclature savamment cooptée ?
L'abrutissement des nouvelles générations, le développement de l'illettrisme, l'échec scolaire et l'inaptitude du système à préparer à la vie professionnelle le doivent-ils aux principes de l'Ecole mixte laïque, gratuite et obligatoire qui régissent l'instruction publique, en particulier depuis Jules Ferry ?

Emission du "Libre Journal des sciences", animée par David Mascré.

Entre crise et guerre : philosopher ? Avec Dominique Pagani à la Commune libre d'Aligre à Paris.


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2015

Plutôt qu’une reconstitution linéaire de l’histoire de la philosophie, l’intervention portera surtout sur ce qui, à la faveur de la crise en cours, fait surgir la spécificité de l’interrogation philosophique en général, via ses concepts les plus récurrents.
La référence aux auteurs servira à illustrer les problématiques ainsi dégagées, autant que leurs effets transversaux dans les champs concernés : du poétique au politique, en passant par le religieux ou le scientifique.

Spinoza pour Marx et les Marxismes : un chantier ouvert. Avec André Tosel à l'Université Paris VIII Vincennes.


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19.03.2015

Nous manquons d’une étude d’ensemble sur l’appropriation par Marx de la pensée de Spinoza.
Une double approche serait nécessaire : philologique et philosophique. La première recenserait les occurrences explicités de Spinoza dans le recherche en devenir de Marx et évaluerait leur portée ; la seconde interpréterait la présence implicite à l’état pratique la pensée spinozienne dans les problématiques marxiennes, par-delà les thèses générales concernant l’immanence, le matérialisme, la causalité, la critique de la métaphysique et de la théologie, l’anthropologie des affects et l’émancipation.
Engels est présent en contrepoint avec sa recherche du "dialectique" dans la nature.
Il est de fait que la référence à Spinoza est effective dans les marxismes de la Seconde Internationale (le russe Georgi Plekhanov et la conception matérialiste moniste de l’histoire, proche d’Engels, l’italien Antonio Labriola et l’immanence des pratiques, qui suit la voie non engelsienne d’une philosophie "travailliste" de la praxis). À chaque fois il s’agit du débat sur ce qu’est on n’est pas la philosophie de Marx.
Mais il faut attendre l’intervention de Louis Althusser qui coïncide avec le renouveau des études spinoziennes en France (Gueroult, Matheron et surtout Deleuze) pour que la référence à Spinoza devienne constitutive de ce qui a été l’ultime réélaboration d’ensemble de la pensée marxiste, dans la perspective d’une relance du mouvement révolutionnaire en occident après celle de Gramsci (dont la pensée n’agit qu’après les années cinquante).
Là encore rien n’est simple parce que la recherche inachevée et tourmentée d’Althusser, en syntonie avec celle de certains de ses anciens élèves, fins connaisseurs de Spinoza (Macherey, Balibar), s’articule en plusieurs moments.
André Tosel se concentre sur Althusser chez qui la référence à Spinoza est à la fois permanente et relativement développée : quelle fonction à la théorie de la connaissance spinozienne dans l’épistémologie de Pour Marx et de Lire Le Capital ? Quel Spinoza insiste dans les textes des années 1968-1978 où Althusser critique son théoricisme antérieur et cherche à purifier Marx de son téléologisme messianique et à produire le concept de pratiques insuffisamment analysées, la politique et l’idéologie ? Quel Spinoza fait encore retour au sein du matérialisme de la rencontre qu’Althusser propose dans la phase ultime de sa parabole comme expression adéquate du seul matérialisme effectif ? En quoi Spinoza peut-il aider à penser une conjoncture inédite où l’histoire a fait le vide des certitudes du mouvement ouvrier et liquidé les marxismes ?

Quelle anthropologie pour l'épistemologie des vertus ? Avec Roger Pouivet au Collège de France.


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16.03.2016

Tenir une position en épistémologie implique forcément de postuler une certaine anthropologie métaphysique. Pour l'épistémologie des vertus qui met l'accent sur la réalisation de notre nature humaine, l'anthropologie sous-jacente se revendique clairement des enseignements de saint Thomas.
C'est ce qu'entend montrer Roger Pouivet dans cette conférence qui nous invite à penser à nouveaux frais les liens entre l’épistémologie et la métaphysique !

La métaphysique : quels débats aujourd'hui ? Avec Francis Wolff et Michaël Foessel sur France Culture.


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03.12.2015

La métaphysique est-elle morte ou simplement datée ? Une chose est sûre : les temps sont durs pour cette discipline qui eut ses heures de gloire.
Heureusement, Michaël Foessel et Francis Wolff nous éclairent sur son destin (pas si) poussiéreux.

Emission "Les Chemins de la philosophie", animée par Adèle Van Reeth.

Littérature et connaissance pratique. Avec Pascal Engel au Collège de France.


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25.03.2015

Selon le cognitivisme littéraire il y a des vérités littéraires et la littérature, y compris la fiction, apporte une forme de connaissance. Cette thèse se heurte à des objections familières, qui ont conduit ses défenseurs à l’affaiblir ou à la rendre triviale. L’autre option consiste à soutenir que la connaissance littéraire est une connaissance pratique, d’un type fondamentalement différent de la connaissance propositionnelle de vérités.
C’est la thèse que défend Pascal Engel, en la modifiant quelque peu : la connaissance littéraire est une connaissance pratique, mais propositionnelle. La thèse de Stanley et de Williamson (2001), qui réduit le savoir pratique au savoir propositionnel, bien qu’elle se heurte, dans les cas usuels, à des difficultés majeures, pourrait être cependant correcte dans le cas de la connaissance littéraire, parce que la littérature ne véhicule pas des savoirs pratiques directement, mais indirectement, par descriptions ou modes de présentation pratiques.

Accélération technologique : comment ne pas devenir fou ? Avec Bernard Stiegler à la Bambouseraie d'Anduze.


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15.07.2016

Parmi les différents axes de recherche du philosophe Bernard Stiegler, le numérique et l'automatisation mondiale du travail ont pris une part importante dans sa réflexion sur l'avenir de la société.
Dans les 20 prochaines années, des millions d'emplois salariés auront irréversiblement disparu au profit de la robotisation des tâches, qu'elles soient manuelles ou administratives. Cannibalisés par les technologies capitalistiques, médusés par l'accélération phénoménale de l'innovation technologique et la puissance totalement inédite qu'elle engendre (5 milliards de smartphones, 1 milliard de sites internet), nous nous trouvons dans l'incapacité de nous y adapter, parce que le temps des savoirs de l'homme est infiniment plus lent que le temps du numérique. C'est la disruption.
Cela fait obligation de reconsidérer à nouveaux frais la question du travail, des savoirs, de leur transmission, de l'avenir, de féconder par de nouvelles idées et de nouveaux rêves une autre réalité individuelle et collective, pour que le raz-de-marée de technologies conçues à des fins d'assujettissement ne nous entraîne pas dans la désertion de soi, l'abstention politique, la radicalisation des croyances et la violence. Dans une folie massifiée.

Une soirée organisée par la librairie La porte des mots.

Le sujet contemporain, le travail abstrait et le temps abstrait. Séminaire d'Anselm Jappe au Collège international de philosophie.


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2017

Le travail abstrait, ou "côté abstrait du travail" (Marx), comme forme sociale, consiste dans la réduction des différents travaux humains à leur seule quantité, mesurée en temps. Ce temps est tout aussi abstrait et vide de contenu que le travail qu'il mesure.
Le temps mathématique et abstrait s’est diffusé à partir de la fin du Moyen Âge, en s'opposant aux formes précédentes de temporalité. Le temps abstrait est devenu la norme du travail entre le XIVe et le XVIIIe siècle. C’est le temps qui compte, non ce qu'on fait dans ce temps. Les objets et les personnes tirent leur "valeur" exclusivement de la quantité de temps de travail qu'ils représentent. La différence entre temps abstrait et temps concret mène à la dichotomie entre richesse concrète et richesse abstraite (donnée par le seul temps abstrait accumulé).
La diminution du temps de travail nécessaire pour chaque marchandise produite comporte-t-elle une redéfinition de la valeur et de l’heure de travail, ou conduit-elle à une "désubstantialisation" de la valeur conduisant à la crise du capitalisme ? Quel est le rapport entre le temps social, le temps individuel et le temps de groupes humains particuliers (sociaux, culturels, ethniques, religieux), et quels conflits peuvent en naître ? Existe-t-il un antagonisme entre les différentes temporalités à l’intérieur de la sphère capitaliste (gagner du temps dans la production versus perdre du temps dans la sphère "affective", domestique – une distribution des tâches qui est souvent liée au gender) ?
Quels sont les effets du temps abstrait sur nos vies quotidiennes ? Le thème de l'accélération constitue-t-il le lien entre l'analyse théorique et les conséquences immédiates du temps abstrait ? Peut-on parler d'une radicalisation du conflit entre les besoins du vivant et ce qu'impose la valorisation abstraite ?
L'arrière-plan théorique du séminaire est constitué par la "critique de la valeur", un courant de critique sociale basée sur une relecture originelle de l’œuvre de Marx. Elle fut élaborée notamment par Robert Kurz en Allemagne et Moishe Postone aux États-Unis.