Les politiques éducatives et la crise du capitalisme mondial. Avec Nico Hirtt à Toulouse.


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24.01.2018

Les débats sur l’enseignement tendent trop souvent à laisser dans l’ombre la question essentielle : à quoi sert l’école ? Un peu comme s'il existait, sur ce sujet, un consensus général. Or rien n'est moins vrai.
Nous vivons dans une société divisée en classes sociales qui ont leurs intérêts propres et formulent des attentes diverses, changeantes et parfois contradictoires envers l'institution scolaire.
Et à l'heure de la généralisation de l'évaluation par compétences dans les établissements scolaires français, Nico Hirtt nous propose de réfléchir à la direction que prend l'institution scolaire.
Car la notion de "compétence" et à son instrumentalisation à travers "l'Approche Par Compétences" n'est pas neutre : il ne s'agit rien moins que d'un outil de sélection patronal visant à introduire les contraintes du marché du travail dès l'école.

Une conférence organisée par le syndicat des personnels de l'Education nationale du Tarn et Garonne "CGT éduc'action 82".

Ecole et société de la connaissance. Avec Bernard Stiegler, Denis Kambouchner et Philippe Meirieu pour la Revue Skholè.


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19.01.2010

Que reste-t-il de la querelle scolaire et du vieux clivage entre "pédagogues" et "républicains" ? Partis de convictions très divergentes, Denis Kambouchner et Philippe Meirieu font aujourd'hui, avec Bernard Stiegler, le constat que les termes dans lesquels se posa cette querelle ont perdu de leur acuité dans le contexte de la vaste mutation engendrée par les nouvelles technologies.
Ces nouvelles technologies créent les conditions d'une démocratisation inespérée de l'accès au savoir ; mais en même temps, associées à un consumérisme effréné et à un marketing intrusif, elles apparaissent comme les vecteurs d'un système toujours plus perfectionné de captation des esprits.
Une telle évolution met à mal les équilibres fondamentaux de l'éducation scolaire. Surtout, l'école n'est pas armée pour penser cette mutation : ni pour remédier à ses effets les plus perturbants, ni pour s'assurer la maîtrise et l'usage effectif des potentialités qui lui sont liées. Il y a urgence.
Plus que jamais les esprits ont besoin d’une solide formation du jugement, de méthodes et de repères que seule l’école peut, à l’échelle d’une société, enseigner.

Qu'est-ce que la philosophie analytique ? Avec Pascal Engel sur France Culture.


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20.10.2014

La philosophie de tradition analytique, née à la fin du siècle dernier des critiques de l'idéalisme en Allemagne et en Grande-Bretagne, a connu des développements très variés au vingtième siècle, du réalisme à l'empirisme logique et à la philosophie linguistique.
Aujourd'hui elle semble avoir éclaté, aussi bien dans ses méthodes que dans ses doctrines, en de multiples tendances. Pascal Engel nous présente cette diversité tout en nous révélant la continuité d'une tradition et d'un style qui incarne, au sein de l'espace pluriel de la philosophie contemporaine, l'une des figures du rationalisme.

Émission "Les Chemins de la philosophie", animée par Adèle Van Reeth

La notion de vérité scientifique. Avec Etienne Klein, Pascal Engel, Marc Mézard et Francis Wolff à l'Ecole Normale Supérieure


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22.01.2016

Le concept de vérité a-t-il encore une validité pratique et théorique aujourd'hui ? Au croisement des sciences et de la philosophie, Etienne Klein, Francis Wolff, Pascal Engel et Marc Mézard confrontent leurs points de vue pour nous aider à mieux cerner la notion de vérité et à comprendre son domaine de validité.

Un atelier-débat s'inscrivant dans la 15e journée de conférences en histoire des sciences et épistémologie/Journée George Bram, animépar Emmanuelle Huisman-Perrin.

Sommes-nous devenus ignorants ? Avec Denis Collin à l'Université Populaire d'Évreux.


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15.06.2018

Aujourd’hui on célèbre partout le savoir. Qui sait si, un jour, on ne créera pas des universités pour rétablir l’ancienne ignorance ?
La question posée semble assez curieuse et même paradoxale. Après tout, on dit qu’il y a aujourd’hui bien plus de savants vivants et en activité qu’il n’y en a eu dans toute l’histoire de l’humanité. Nos connaissances de la nature ont fait des bonds prodigieux au cours du dernier siècle, qu’il s’agisse de la physique ou de la biologie. Les connaissances ne sont pas restées confinées au petit monde des savants, mais elles sont répandues dans le public, d’abord par les progrès de l’instruction et le recul massif de l’alphabétisme, mais aussi par les moyens de communication de masse dont le dernier, l’internet, semble mettre à disposition de chacun tout le savoir de l’humanité. La science n’est plus et depuis longtemps une activité théorique, elle est pratique, incorporée dans les techniques et on nous annonce que nous entrons maintenant dans "l’économie de la connaissance". La science, comme le disait Marx, semble devenir une "force productive directe". Bref, nous ne sommes pas devenus ignorants mais savants !
Qu’est-ce donc qui pourrait refréner cet enthousiasme qui nous porte depuis le commencement des "temps modernes" et singulièrement depuis l’époque des "Lumières" ? L’accumulation quantitative de connaissances fait-elle de nous automatiquement des savants ? La connaissance peut-elle être mesurée ? Les savoirs du passés qui tendent à être recouverts par de nouvelles "innovations" technologiques peuvent-elles passer par pertes et profits ? Enfin, se pourrait-il qu'à côté des progrès formidables du savoir, l’ignorance se répandrait aussi ?

Oublier le sens, oublier la science, au profit de la croyance. Avec Etienne Klein au Forum Européen de Bioéthique.


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04.02.2017

Le numérique change-t-il notre rapport à l'information, à la connaissance, au réel ? Allons-nous préférer à la réalité une de ses représentations ? En quoi l'invocation répétée aux innovations est une déformation de l'idée de progrès rattachée aux philosophes des Lumières ?
Etienne Klein nous rappelle que pour accepter de sacrifier du présent personnel au nom d’une certaine idée du futur collectif, il faut un rattachement symbolique au monde et à son avenir. Et alors que les sciences sont de plus en plus spécialisées et complexes et que les technologies nous dépossèdent un peu plus chaque jour d'une compréhension et d'un maitrise effective de notre environnement immédiat, saurons-nous relever ce défi ?

Épistémologie, esthétique et vertus. Avec Roger Pouivet au Collège de France.


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16.09.2015

Roget Pouivet, tenant de l'épistémologie des vertus, s'interroge sur les conséquences d'une telle position en esthétique.
C'est donc sur la nature des "vertus esthétiques" qu'il s'arrête, étudiant leurs rapports avec les vertus épistémiques, et plus largement, avec les vertus intellectuelles et les liens que ces dernières entretiennent avec les vertus morales.

Quelle anthropologie pour l'épistémologie des vertus ? Avec Roger Pouivet au Collège de France.


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16.03.2016

Tenir une position en épistémologie implique forcément de postuler une certaine anthropologie métaphysique. Pour l'épistémologie des vertus qui met l'accent sur la réalisation de notre nature humaine, l'anthropologie sous-jacente se revendique clairement des enseignements de saint Thomas.
C'est ce qu'entend montrer Roger Pouivet dans cette conférence qui nous invite à penser à nouveaux frais les liens entre l’épistémologie et la métaphysique !