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Le roman national ment. L'identité française ne résulte pas de l'alliance de la bravoure gauloise et de l'administration romaine, le tout couronné par la bonté chrétienne. Pas seulement. Non seulement la France n'a pas seulement été gauloise et romaine, mais la France n'a pas seulement été chrétienne. Le roman national ment. Par omission. Par oubli.
Pacôme Thiellement fais l'exégèse de notre histoire sur ce territoire que nous nous sommes habitués à appeler la France. Celle-ci est subjective, et même très subjective, même l'exposé est aussi rigoureux que possible possible. Alors, comme dirait l'autre, si vous n'aimez pas cette Histoire de France, écrivez la vôtre.


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Le 18 mars 1871, la population parisienne se soulevait contre son gouvernement. Elle lui reprochait sa défense timorée de la capitale et du pays face à l'envahisseur prussien. Très vite, cette insurrection patriotique plante les germes d'une révolution démocratique et sociale. En deux mois, les "Communeux" mettent en place une série de réformes que la IIIème République mettra plusieurs décennies à imposer. Trop populaire au goût de la bourgeoisie française, cette insurrection a fini écrasée dans le sang.
En 1864, l'Association Internationale des Travailleurs (A.I.T), mieux connue sous le nom de première Internationale, voit le jour. Cette organisation essaime en France et bon nombre de ses militants sont des acteurs des révolutions communalistes de Paris, Lyon, Marseille, Le Creusot, Narbonne, Limoge, Toulouse et Saint-Étienne.
Mais quel est le rôle véritable de l'Internationale en 1871 ?
Un entretien mené par Hugo Rousselle.


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Dans l'ordre, ou le désordre : la loi Falloux, Le Cri du Peuple, L'Argent, la guerre avec la Prusse, la Commune de Paris, L'Enfant, Le Bachelier, L'Insurgé, l'exil en Angleterre.
Retour sur la vie et l'oeuvre de Jules Vallès, celui qui disait, par la bouche de son personnage Jacques Vingtras : "Je serai toujours celui qui crie Vive la République !"


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Jules Vallès fut un personnage dont la démarche, les passions, les actions restent vivantes. Un journaliste, un écrivain qui déploya ses combats depuis la fin de la Monarchie de Juillet et la Révolution de 1848 jusqu'aux premières années de la Troisième République, en passant par la Commune de Paris, qui fut pour lui essentielle.
Il a les honneurs de la bibliothèque de la Pléiade pour la trilogie d’une autobiographie romancée : L'Enfant, le Bachelier, l'Insurgé. Il avait choisi d'intituler son premier livre, un recueil d’articles paru en 1865, Les Réfractaires. L'adjectif lui va bien. Il le préférait aux termes de "rebelle" ou de "révolté" qu'on lui a souvent accolés. "Insoumis" ne serait pas mal venu non plus.
La société où il a grandi, celle de la seconde révolution industrielle, qui fut si dure aux prolétaires, et qui porta l'émergence d'une nouvelle classe moyenne, cette société où la circulation de l'information, des indignations, de la propagande se fondait exclusivement sur l'écrit et était si étroitement surveillée, cette société était d'une nature bien différente de la nôtre. Et pourtant nos angoisses contemporaines peuvent susciter des cris qui ne sont pas sans faire écho aux siens.
Émission "Concordance des temps", animée par Jean-Noël Jeanneney.


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Après deux ans de questions-réponses en vidéo sur ERTV, l'émission Soral répond revient sous un nouveau format sur ERFM, la radio en ligne et en continu d'Égalité & Réconciliation.
Le principe : les auditeurs qui le souhaitent posent leurs questions sur le répondeur du polémiste qui choisit ensuite les meilleures et y répond.


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L'affaire semble entendue : Louise Michel, c'est l'icône de la Commune, c'est une Marianne, s'élevant au-dessus des barricades, prête à tout pour défendre la Liberté et la Révolution sociale.
Longtemps, l'historiographie officielle n'a retenu d'elle que l'image d'une anarchiste forcenée, d'une révolutionnaire sanguinaire, d'une mystique entrée en lutte comme on entre en religion, d'une "presque Jeanne d'Arc", comme aimait à l'appeler Verlaine, d'une femme passionnée, possédée même diront certains.
L'Histoire, comme toujours écrite par les vainqueurs, fit de Louise Michel une "vierge rouge", une "louve noire", un objet de fantasme tant admiré que redouté. Sa supposée virginité, ses travestissements, son comportement hors-norme lui ont valu railleries et critiques acerbes.
Son tempérament jusqu'au-boutiste et son obstination à ne jamais transiger sur ses idéaux lui ont valu de nombreux ennemis, y compris dans son camp politique et jusque dans sa propre famille.
Pourtant, force est de constater que Louise Michel ne joua dans la Commune de Paris qu'un rôle marginal. La redécouverte de ses écrits dévoile moins une combattante qu'une femme de lettres qui mit toute son énergie et son œuvre au service de ses convictions politiques et de leur transmission aux générations futures.
Bien avant que ne débute la Commune, l'institutrice Louise Michel était déjà convaincue que la Révolution devait passer par l'Education. Bien après l'écrasement de la Commune, l'écrivaine Louise Michel utilisa sa plume comme une arme pour encourager la jeunesse à ne jamais renoncer à l'idéal révolutionnaire.
Faire le portrait de Louise Michel sans tomber dans la caricature, comprendre comment s'est forgée sa légende sans verser dans le mythe, telle est l'ambition de ce documentaire.
Émission "Toute une vie", produite par Aude-Emilie Judaïque.


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Après deux ans de questions-réponses en vidéo sur ERTV, l'émission Soral répond revient sous un nouveau format sur ERFM, la radio en ligne et en continu d'Égalité & Réconciliation.
Le principe : les auditeurs qui le souhaitent posent leurs questions sur le répondeur du polémiste qui choisit ensuite les meilleures et y répond.


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Le surgissement de la conscience radicale du prolétariat a une histoire. Et nous devons l'étudier pour comprendre la dynamique de la lutte des classes et déceler dans le mouvement des Gilets Jaunes la ré-émergence d'une volonté claire et combattive visant à l'abolition de l'exploitation marchande et étatique.