L'agriculture suisse : un dialogue entre souveraineté, écologie et propriété du sol. Avec Félicien Monnier au Cercle Rousseau.


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14.02.2025

Si les paysans ne consituent plus que 3% de la population active suisse, il n'est pas une année sans que nous ne votions sur une initiative constitutionnelle concernant l'agriculture (biodiversité, pesticides, vaches à cornes, souveraineté alimentaire ou élevage intensif). Et plus l'agriculture s'efface de notre quotidien, plus les Suisses en font le réceptacle de leurs attentes éco-alimentaires. Nous projetons sur l'agriculteur nos fantasmes politiques, souvent paradoxaux. Certains le conspuent comme pollueur ou tortionnaire spéciste, tout en l'érigeant en acteur de la révolution verte. D'autres en font un héros romantique, garant de notre identité alpestre ou de notre souveraineté alimentaire.Enfin, ce qui est peut-être le scandale suprême, nous avons parfaitement accepté que l'agriculteur ne puisse vivre sans aides de son métier : autant au travers des paiements directs que de notre complaisance pour les marges de la grande distribution, dont le prix du lait est le lamentable symbole.Tout cet appareil bureaucratique et financier vise trop souvent des objectifs en décalage avec la fonction première de l'agriculture, à savoir de garantir autant que possible l'approvisionnement alimentaire de la Confédération. Le paysan remplit ainsi une fonction à la fois vitale, économique et défensive, qui mérite d'être remise en contexte afin d'en comprendre les défis.

Crise, croissance, résilience : la Suisse dans l'échiquier global. Avec Olivier Delamarche au Cercle Rousseau.


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31.10.2024

Analyste économique et financier réputé pour ses prises de positions hétérodoxes, Olivier Delamarche décrypte la place de la Suisse dans le contexte économique mondial, avec un regard unique sur les enjeux financiers globaux.

La diffusion du wokisme en Suisse. Avec Jonas Follonier au Cercle Rousseau.


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07.10.2024

Réécriture de livres qui ne correspondent plus aux standards moraux de l'époque, discrimination "positive" des Blancs au profit des Noirs… Il n'est pas rare d'entendre que le mouvement woke, se présentant comme un éveil à certaines injustices, concernerait essentiellement les États-Unis, et dans une moindre mesure la France. La Suisse serait relativement épargnée, grâce à son sens du compromis, son intégration des minorités, sa distance par rapport à l'histoire coloniale ou encore sa tradition libérale.
Jonas Follonier, après une longue enquête dans le pays et une analyse rigoureuse de ce courant, montre qu'il n'en est rien. Le wokisme s'est déjà diffusé en Suisse, à tous les niveaux, et continue de le faire, avec des conséquences majeures sur la vie en société. Sous ses airs bienveillants et libérateurs, le wokisme s'attaque en réalité à la liberté d'expression, au pluralisme, à la recherche de la vérité ou encore à la présomption d'innocence – un ensemble de conditions essentielles à nos démocraties libérales.
La Suisse, pays de la démocratie directe et de la protection des libertés, a toutes les raisons de s'opposer à ce grand mouvement de fond. Par son système, elle peut même servir de modèle de résistance.

Suisse, aligne-toi ! Avec Joachim Berney au Cercle Rousseau.


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23.09.2024

Dès les premiers jours de l'invasion de l'Ukraine, le Conseil Fédéral a usé d'un vocable inédit en annonçant se ranger du côté des "démocraties contre la barbarie".
Arrêtons-nous le temps d'un soupir sur ce chant singulier qui méandre par les vallons bigarrés de la Confédération helvétique, pourtant rétive à l'exercice de catalogage international et aux sentences sentencieuses. Il en va du souffle de ses institutions et de sa légitimité sur l'échiquier mondial.

La nuance dérange les extrêmes. Avec Daniel Rousseau au Cercle Rousseau.


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02.09.2024

Ancien DRH et administrateur de différentes structures, Daniel Rousseau s'est d'abord fait connaître du public en écrivant une comédie musicale puis un essai évoquant l'absence de recul relatif aux thèmes d'actualité ou chaque chose devient si dogmatique et manichéenne que l'esprit de synthèse s'en trouve interdit. Une expérience que viendra souligner la crise du Covid en refusant la liberté thérapeutique pour le personnel médical.
Convaincu par l'importance d'un contre-pouvoir dans un pays qu'il ne reconnaît plus, il continue à croire dans l'importance du débat mais remet en question la capacité des militants les plus actifs, d'un côté comme de l'autre de l'échiquier, à ne pas occulter une partie de la vérité en invoquant une cause supérieure qui justifierait l'omission de faits "gênants" ou le mensonge pur et simple.

Survivre à la peur en Suisse. Avec Piero San Giorgio pour le Cercle Rousseau.


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28.06.2024

Guerres, inflation, crises financières, pandémies, violences, pénuries, insécurité chronique... Voilà de quoi l'avenir semble être fait. Il y a effectivement de quoi flipper ! Mais qu'en est-il, spécifiquement, de la situation suisse ? Avons-nous suffisamment de contrôle sur nous-même pour survivre à une crise majeure ?
Ce sont ces interrogations qui motivent la conférence de Piero San Giorgio, spécialiste reconnu dans le domaine du survivalisme, dans laquelle il délivre un message qui s'adresse à ceux qui souhaitent conserver leur indépendance et leur lucidité en contexte de tensions collectives.

Les relations entre l'Union Européenne et la Suisse. Avec François Schaller au Cercle Rousseau.


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10.06.2024

Faut-il en finir avec l'espace Schengen et la libre circulation ? La Suisse peut-elle se contenter d'accéder au marché européen ou doit-elle y participer ? Les requêtes spéciales de la Suisse menace-t-elles l'ensemble des relations bilatérales avec Bruxelles ?
La nouvelle donne internationale change les priorités de l'Union européenne dans son rapport avec la Suisse, analyse le journaliste François Schaller. Alors Suisse-Europe : la fin de l'histoire ?

Plaidoyer pour un renouveau européen. Avec Martin Bernard au Cercle Rousseau.


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25.04.2024

S'interroger sur l'avenir du continent européen n'a pas pour ambition de créer un nouvel impérialisme rivalisant avec ceux des autres grandes puissances, mais de susciter un nouvel espoir civilisationnel centré sur le respect et l'intégrité de la personne humaine et de la nature, ainsi que sur de nouvelles formes d'entraide et de spiritualité.
Cela ne signifie pas l'entretien d'une nostalgie envers la grandeur culturelle passée de l'Europe, comme le font trop de "conservateurs", mais la redécouverte de ce que signifie vraiment être européen.