L'apocalypse. Avec Slavoj Zizek à Répliques sur France Culture.


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05.03.2011

Aucun doute n'est plus permis : le système capitaliste global entre à toute vitesse dans sa phase terminale. Crise écologique mondiale, révolution biogénétique, marchandisation effrénée et croissance explosive des divisions sociales sont, selon Zizek, les quatre cavaliers de l'apocalypse à venir.
Mais la mort du capitalisme doit-elle entraîner, comme le croient beaucoup, la fin du monde ? Non. Il y a un espoir. Nos réponses collectives à la catastrophe correspondent précisément aux étapes du deuil décrites par la psychologue Elisabeth Kübler-Ross : déni, explosion de colère, tentatives de marchandage, puis dépression et, enfin, acceptation.
C'est après avoir atteint le point zéro, après avoir traversé le traumatisme absolu que l'individu, devenu sujet, pourra discerner dans la crise l'occasion d'un nouveau commencement. Mais la vérité traumatique doit faire l'objet d'une acceptation et se vivre pleinement pour qu'ait lieu ce tournant émancipateur.
Notre salut viendra d'une réaction à l'idéologie multiculturaliste hégémonique qui entrave notre prise de conscience politique, mais aussi par la lutte. La lutte contre l'autorité de ceux qui sont au pouvoir ; contre l'ordre global et la mystification qui l'étaye, contre nos propres mécanismes d'évitement et d'aveuglement qui nous conduisent à inventer des remèdes ne faisant qu'aggraver la crise.
Au vu de l'inéluctable prolétarisation qui entraîne la subjectivité contemporaine vers le chaos, Zizek nous engage à repenser radicalement le concept d'exploitation tout en détectant les indices d'une culture communiste possible.

Penser l'apocalypse avec René Girard et Leonardo Castellani. Avec Erik Audouard au Cercle Aristote.


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26.03.2018

La crise actuelle a-t-elle une signification ? S’agit-il d’une simple étape de l’Histoire ou d’un combat métaphysique ultime ? Qui croire, les chantres de l’utopie ou les prophètes de malheur ? A quel rendez-vous nous convie l’idée d’apocalypse ?
Pour explorer ces questions, Erik Audouard se sert d’une boussole susceptible d’orienter notre regard dans la confusion et le chaos qui nous cernent d’assez près aujourd’hui : cette boussole intellectuelle et spirituelle sera formée par les deux grands pôles que sont les travaux de René Girard et l’expérience vitale de Leonardo Castellani.

La grande désinhibition industrielle. Avec Jean-Baptiste Fressoz à Paris.


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13.12.2014

Signe de l’entrée dans la modernité pour les uns, porteur de régression sociale pour les autres, l’ère industrielle est assurément une période de profondes transformations du tissu urbain et d’importants bouleversements du champ économique et social.
La dimension problématique de cette activité doit aujourd’hui être redécouverte.
Aussi a-t-il paru nécessaire de revenir sur les débuts de cette période et d’identifier les activités industrielles et leurs conséquences sur le paysage, les dangers et les résistances à l’industrie, sans oublier les traces subsistant aujourd’hui encore dans le patrimoine.

Une conférence qui s'inscrit dans le Cycle "Les paris de l'industrie, 1750-1920".

Progrès et catastrophe selon Walter Benjamin. Avec Arno Münster pour l'Institut Heinrich Mann à Pau.


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19.11.2016

Arno Münster se penche sur la critique du progrès selon Walter Benjamin, la riposte d'Ernst Bloch et les apports de Günter Anders.
Il soutient la thèse que dans la philosophie du XXe siècle, le catastrophisme éclairé a remplacé la pensée progressiste traditionnelle et que l'émergence du mouvement écologique a renforcé le scepticisme par rapport au progrès. Cette évolution a eu des effets négatifs sur tous les partis qui s'engagent dans une politique d'émancipation, notamment en ce qui concerne le progrès social.

Une conférence prononcée dans le cadre du salon du livre "Les idées mènent le monde".

René Girard face à la catastrophe. Avec Jean-Pierre Dupuy à l'Institut Catholique de Paris.


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06.05.2017

Le monde va mal. En ce début de millénaire, la contradiction semble forte entre la nécessité de coopérer pour affronter les problèmes du moment d'une part et les tendances au repli sur soi et à la légitimation du recours à la force d'autre part.
Inventeur de la théorie mimétique qui, à partir de la découverte du caractère mimétique du désir, a jeté les bases d’une nouvelle anthropologie, René Girard se définissait lui-même comme un anthropologue de la violence et du religieux. La théorie mimétique fournit un cadre précieux pour analyser l'emballement des rivalités.
Mais qu'a-t-elle à nous dire pour susciter et orienter une action responsable ? Ne nous force-t-elle pas à donner un contenu concret à l'espérance, sans pour autant nous bercer d'illusions sur notre penchant à la violence ? De quels prophètes avons-nous aujourd’hui besoin ?

Si tout est question de taille, quelle serait la juste mesure d'une société soutenable ? Avec Olivier Rey aux Conférences Utopia.


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12.04.2016

Seul l’imaginaire est peuplé d’êtres monstrueux, c’est-à-dire hors proportions. Car dans la nature, chaque organisme n’est viable qu’à son échelle adéquate : une araignée géante s’asphyxierait, une gazelle de la taille d’une girafe se casserait les pattes…
Idem pour les sociétés et les cultures, affirme Olivier Rey. Le philosophe et mathématicien met cette "question de taille" au centre de sa critique de la modernité technicienne et libérale en exhumant les thèses d'Ivan Illich ou de Leopold Kohr ("partout où quelque chose ne va pas, quelque chose est trop gros").
Les villes, les États, les sociétés, les démographies, les institutions, les techniques, les désirs… tout est trop grand, trop gros, trop nombreux ou trop rapide. Bref, sans limite. Dès lors, c’est la démocratie, la santé, l’éthique, l’écologie, l’éducation, la science… qui sont perverties.

Que peut la philosophie face aux catastrophes ? Avec Jean-Pierre Dupuy sur France Culture.


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28.03.2016

Le philosophe Jean-Pierre Dupuy réfléchit à nos attitudes collectives face aux catastrophes, et à la place du sacré dans nos sociétés. Écologie, économie, terrorisme, quelles sont les catastrophes contemporaines ? Comment la philosophie peut-elle nous éclairer ? Et a-t-on besoin de sacré ?
Deux grandes idées traversent les travaux du philosophe Jean-Pierre Dupuy. Premièrement, face au danger collectif, face à une catastrophe imminente, nous refusons de croire qu’il soit possible qu’elle advienne. Et une fois qu’elle se produit, elle devient banale. Deuxièmement, nous pensons nous être affranchis du sacré, mais ce faisant, nous nous retrouvons sans protection face à notre propre violence. Catastrophes, sacré, violence : autant de réflexions qui peuvent nous aider à penser l’actualité.
Le terrorisme est-il en train de devenir une catastrophe banalisée ? Comment les travaux de René Girard sur la violence et le sacré peuvent-ils nous éclairer ?
Les errements de l’économie montrent-ils l’échec et la violence d’une approche technique de la réalité ? Les chiffres du chômage sont-ils notre nouveau sacré ?
Le réchauffement climatique est-il l’exemple type d’une catastrophe vers laquelle nous courrons, sans vouloir croire qu’elle soit possible ?
Finalement, la philosophie serait-elle aujourd’hui le meilleur moyen d’action ?

Emission "L'Invité des Matins", animée par Guillaume Erner.

Günther Anders (1902-1992). Avec Chantal Delsol au Collège des Bernardins.


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29.06.2016

Gunther Anders peut être décrit comme le père du catastrophisme contemporain, de ce courant de pensée supposant la fin prochaine de l’humanité écrasée sous ses propres excès. C’est un courant contempteur de l’hubris moderne.
Celui qui fut marié sept ans (1929-1936) à Hannah Arendt partage avec elle l'une de ses questions principales : la question du monde, présupposant celle de la barbarie. Les réponses données sont profondément différentes : Arendt devient le premier penseur du totalitarisme et conjointement du monde de la liberté existentielle post-totalitaire, et Anders s'installe en précurseur du courant catastrophiste, peut-être le premier à légitimer la seconde modernité.
Comme on sait, la première modernité, celle qui va de la saison révolutionnaire du XVIIIe siècle à la période post-totalitaire, se caractérise essentiellement par le mythe du Progrès et l’attente du bonheur terrestre. La seconde modernité, minée par les déceptions, a cessé de croire au Progrès et, fatalement, renverse l’Histoire dans l’autre sens : elle devient décadentiste. Les catastrophes du XXe siècle se chargeront de radicaliser cette décadence et la transforment en apocalypse.
Anders élabore ainsi une théorie de l’apocalypse, non pas au sens de la révélation, mais au sens trivial de catastrophe finale. Cette pensée ne serait qu’une plaisanterie si elle n’était directement liée à la garde du monde et à des tentatives timides, anxieuses, et pathétiques, pour définir un homme et un monde débarrassés de la barbarie...