La grande désinhibition industrielle. Avec Jean-Baptiste Fressoz à Paris.


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13.12.2014

Signe de l’entrée dans la modernité pour les uns, porteur de régression sociale pour les autres, l’ère industrielle est assurément une période de profondes transformations du tissu urbain et d’importants bouleversements du champ économique et social.
La dimension problématique de cette activité doit aujourd’hui être redécouverte.
Aussi a-t-il paru nécessaire de revenir sur les débuts de cette période et d’identifier les activités industrielles et leurs conséquences sur le paysage, les dangers et les résistances à l’industrie, sans oublier les traces subsistant aujourd’hui encore dans le patrimoine.

Une conférence qui s'inscrit dans le Cycle "Les paris de l'industrie, 1750-1920".

Progrès et catastrophe selon Walter Benjamin. Avec Arno Münster pour l'Institut Heinrich Mann à Pau.


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19.11.2016

Arno Münster se penche sur la critique du progrès selon Walter Benjamin, la riposte d'Ernst Bloch et les apports de Günter Anders.
Il soutient la thèse que dans la philosophie du XXe siècle, le catastrophisme éclairé a remplacé la pensée progressiste traditionnelle et que l'émergence du mouvement écologique a renforcé le scepticisme par rapport au progrès. Cette évolution a eu des effets négatifs sur tous les partis qui s'engagent dans une politique d'émancipation, notamment en ce qui concerne le progrès social.

Une conférence prononcée dans le cadre du salon du livre "Les idées mènent le monde".

Que peut la philosophie face aux catastrophes ? Avec Jean-Pierre Dupuy sur France Culture.


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28.03.2016

Le philosophe Jean-Pierre Dupuy réfléchit à nos attitudes collectives face aux catastrophes, et à la place du sacré dans nos sociétés. Écologie, économie, terrorisme, quelles sont les catastrophes contemporaines ? Comment la philosophie peut-elle nous éclairer ? Et a-t-on besoin de sacré ?
Deux grandes idées traversent les travaux du philosophe Jean-Pierre Dupuy. Premièrement, face au danger collectif, face à une catastrophe imminente, nous refusons de croire qu’il soit possible qu’elle advienne. Et une fois qu’elle se produit, elle devient banale. Deuxièmement, nous pensons nous être affranchis du sacré, mais ce faisant, nous nous retrouvons sans protection face à notre propre violence. Catastrophes, sacré, violence : autant de réflexions qui peuvent nous aider à penser l’actualité.
Le terrorisme est-il en train de devenir une catastrophe banalisée ? Comment les travaux de René Girard sur la violence et le sacré peuvent-ils nous éclairer ?
Les errements de l’économie montrent-ils l’échec et la violence d’une approche technique de la réalité ? Les chiffres du chômage sont-ils notre nouveau sacré ?
Le réchauffement climatique est-il l’exemple type d’une catastrophe vers laquelle nous courrons, sans vouloir croire qu’elle soit possible ?
Finalement, la philosophie serait-elle aujourd’hui le meilleur moyen d’action ?

Emission "L'Invité des Matins", animée par Guillaume Erner.

La transparence du Mal : essai sur les phénomènes extrêmes. Avec Jean Baudrillard sur France Culture.


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01.03.1990

"Si le Mal était ce qui est refoulé, ce serait facile... mais le Mal passe à travers toutes les libérations lorsqu'il n'existe plus sous forme visible."
Dans le travail qu'il nous présente, Jean Baudrillard tente de définir ce qu'est le Mal. En l'occurence, "la transparence-même du Mal est le Mal ", dit-il. C'est-à-dire ? C'est à dire sa dillution et son caractère évanescent. Quand on écoute Baudrillard, on comprend qu'il ne regarde pas cette transparence comme une tension vertueuse ou comme une tentative un peu subversive de libération.
Car lorsqu'il n'existe plus sous forme visible, sous forme de l'Empire du Mal, bien visible et bien repérable - auquel cas une resistance est possible par la prise de distance -, c'est qu'il se dissémine en filigrane de toute chose, et donc qu'il transparait.
Ancrant sa réflexion sur ce qu'il nomme les "phénomènes extrêmes aux confins de la catastrophe " et notamment "le terrorisme, le Sida, les krach financiers ou les virus informatiques", Baudrillard s'inscrit dans les années d'un siècle qui se termine. Sensible aux théories du chaos notamment, il est intéressant à entendre, surtout quand il pronostique une forme de virage que prendrait l'Histoire à la veille du XXIe siècle, "pour retourner en arrière"...

Emission "Du jour au lendemain", animée par Alain Veinstein.

Une critique radicale de l'économie de la santé. Avec Jean-Pierre Dupuy au Collège des Bernardins.


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15.10.2010

L’actualité économique et les débats de politique publique en matière de santé nous rappellent que les ressources allouées à la médecine et aux soins sont limitées. Mais simultanément, la demande de nos contemporains en matière de gain d’espérance de vie et de qualité de la santé semble croître de façon exponentielle.
Afin de concilier ces deux impératifs, de nombreuses techniques d'estimation économique du coût de la vie en vue d'une optimisation de l'allocation des ressources ont été entreprises.
Jean-Pierre Dupuy nous explique la logique de ces approches et adresse une critique virulente à ce type de choix politiques en matière de gestion économique de la santé.

L'Apocalypse Joyeuse : une histoire du risque technologique. Avec Jean-Baptiste Fressoz à Montpellier.


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03.04.2013

Un chiasme curieux caractérise notre société libérale et technologique : d’un côté nous transformons radicalement la nature quand de l’autre nous proclamons l’impossibilité de modifier la société. Le libéralisme combine une acceptation supposément réaliste des buts humains et de l’organisation sociale tels qu’ils sont, avec un projet utopique de maîtrise et de transformation du monde.
Lorsqu’en 1992, au Sommet de la terre de Rio, George Bush père déclarait : "le mode de vie américain n’est pas négociable", cela impliquait que la nature et sa préservation l’étaient.
Comment ce chiasme destructeur s’est-il établi à partir de la fin du XVIIIe ? "Le siècle du progrès" n’a jamais été simplement technophile. L’histoire du risque technologique qu’il présente n’est pas l’histoire d’une prise de conscience, mais l’histoire de la production scientifique et politique d’une certaine inconscience modernisatrice.

Du temps fléché au retour du temps cyclique. Avec Chantal Delsol au Collège des Bernardins.


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2010

Chantal Delsol se penche dans une première partie sur le lien entre temps et progrès, où comment l'adoption par la civilisation occidentale du temps fléché a développé l'idée de progrès, c'est-à-dire une idée d'amélioration du monde humain.
Dans la seconde partie, il s'agit d'explorer la théorie des catastrophes : puisque le progrès s’efface, l'Histoire redevient une succession d'ordre et de chaos, la vision du temps fléché laissant la place à un retour au temps cyclique.

Cet enregistrement est la combinaison de deux conférences prononcées les 07 avril et 05 mai 2010.

Est-il trop tard pour sauver le climat (et notre civilisation avec) ? Avec Pablo Servigne et Yves Cochet aux Conférences Utopia.


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13.10.2015

Et si notre civilisation et notre climat s’effondraient ? Certains penseurs, au sein d’une nouvelle discipline appelée "collapsologie", annoncent la fin de la civilisation industrielle.
Vers quelle nouvelle ère allons-nous ? L’utopie n’est plus ce qu’elle était...