Qu'appelle-t-on panser ? Avec Bernard Stiegler et Charles Melman à l'Association Lacanienne Internationale.


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25.01.2019

Quelle "nouvelle économie psychique" émerge des mutations économiques, politiques, sociales, induites par le développement des technologies numériques ?
Quels enseignements tirer aujourd'hui des avancées de Freud dans Massenpsychologie und Ich-Analyse, publié en 1921 ?
La gouvernementalité algorithmique ne propose-t-elle pas, en effet, par le biais aussi des réseaux sociaux, un "nous" imaginaire et narcissique, un "nous" du resssentiment plus que civilisationnel, projeté sur des identifications d'autant plus radicalisées qu'elles ont perdu la références aux savoirs et à la mémoire collective, ainsi qu'un ancrage symbolique ?
Comment contrer la fabrication, par un capitalisme appuyé sur la troisième révolution industrielle, la révolution numérique, d'un "homme sans gravité", atopique et hors discours ? Que faire de la "disruption" au XXIe siècle ?
Le philosophe, directeur de l'institut de recherche du centre Georges Pompidou et créateur et président du groupe Ars Industrialis Bernard Stiegler poursuit un dialogue engagé depuis quelques temps avec le psychanalyste Charles Melman sur ces questions de la plus haute importance.

Une conférence modérée par Esther Tellermann.

Des Agents Moraux Artificiels, vraiment ? Avec Mark Hunyadi à Toulouse.


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01.12.2017

Mark Hunyadi travaille depuis longtemps dans le domaine de la philosophe morale. Des questions nouvelles se posent alors que l'homme évolue dans un univers toujours plus robotisé.
Les robots peuvent-ils être considérés comme agents moraux ? Ou nous posent-ils seulement des problèmes moraux ? Est-il possible de "responsabiliser" une machine exécutant un algorithme ?
Mais, avant toute chose, l'éthique peut-elle être définie clairement et, plus encore, réduite à un calcul ?

Une conférence organisée par le "Laboratoire d'Analyse et d'Architecture des Systèmes - CNRS".

Le stade numérique du capitalisme. Avec Armel Campagne, William et Eric sur Radio Libertaire.


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2016

C'est avec Eric, informaticien, et William, spécialiste de l'histoire de la cybernétique, qu'est procédé à une analyse critique du capitalisme numérique et de ses dynamiques historiques depuis 1940-1950.
Après une première partie consacrée aux techniques numériques comme cas particuliers d'une même dynamique d'accroissement de la puissance de calcul au service du capital (au sein du processus productif comme en termes de marchandises), c'est à la cybernétique en tant qu'idéologie fétichiste qu'est consacrée la deuxième partie de l'émission.

Émission "Sortir du capitalisme", animée par Armel Campagne.

L'informatique, stade suprême du capitalisme. Avec Armel Campagne et Eric sur Radio Libertaire.


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12.04.2016

C'est en compagnie d'Eric, informaticien, que nous est proposée une analyse et une critique radicale de l’informatique comme agent d’une mutation anthropologique, comme fossoyeur technologique de l’humanité-travail et comme système technique de l’ordinateur. L'informatique comme stade suprême du capitalisme.

Émission "Sortir du capitalisme".

Éviter l'Apocalypse. Avec Bernard Stiegler sur Le Média.


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12.11.2018

Des ravages la data economy jusqu’au dernier rapport du GIEC, tous les signaux montrent que l’humanité s’est mise elle-même en grand danger.
Le philosophe Bernard Stiegler, fondateur du groupe Ars Industrialis et directeur de l’Institut de recherche et d’innovation du centre Georges-Pompidou, est l'auteur d’une œuvre profondément originale qui tente de penser l'anthropocène comme question philosophique en étudiant les mutations sociales, politiques et psychologiques provoquées par la "révolution numérique".
Alors qu'il publie deux livres, Qu’appelle-t-on panser ? (LLL) et La technique et le temps (Fayard), réédition augmentée de sa thèse, il revient dans cet entretien sur les enjeux d'un problème qui, fondamentalement, pose la question de la survie de l'humanité en tant qu'espèce.

Émission "Entretien Libre", animée par Aude Lancelin.

Exorganologie : panser la post-vérité dans la post-démocratie. Un séminaire de Bernard Stiegler pour l'école Pharmakon.


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2018

Dans ce séminaire, Bernard Stiegler poursuit sont de l'exorganogenèse de l'urbanité. Il décrit ainsi la transformation des organes exosomatiques s'agrégeant pour former les exorganismes complexes : les villes, les usines et leurs relations, qui se substituent au lien entre villes et Eglises. Les territoires urbains acquièrent ainsi à l'époque industrielle des traits nouveaux - caractéristiques de l'Anthropocène.
Quelle était la fonction de l'Eglise ? Vieille question sur laquelle Bernard Stiegler revient à l'époque où nous croyons devoir projeter une finalité dans l'Anthropocène et contre l'anthropie en quoi il consiste.
Il faut ici rappeler la finalité de ce séminaire : il s'agit de projeter une sortie de l'Anthropocène, c'est à dire une perspective vers le Néguanthropocène, par la reconstitution d'une macro-économie guidée par ce que nous appelons la néguanthropie comme critère définitoire de la valeur.
L'économie de la néguanthropie, ou anthropie négative n'est pas simplement la translation de l'entropie négative telle que Schrödinger tente de la penser dans l'organique. Le passage à l'exorganique nécessite en effet une reconceptualisation qui dépasse les concepts de néguentropie dans le champ technologique, tels qu'ils sont issus de la théorie de l'information.
Ces conditions exorganiques passent par la question du droit telle qu'elle est liée aux conditions de transformation de la mémoire, et à la circulation de ce que l’on appelle depuis moins de deux siècles l' “information”. Elles donnent à considérer nouvellement la place de l'art, le rôle des archives et leur centralité, la réticulation intra-urbaine et extra-urbaine, telle que s'y produisent des relations d'échelles qui, à notre époque, sont au cœur des "plateformes" devenant biosphériques en mettant en œuvre des technologies de scalabilité.

Puissance et réseaux techniques. Avec Philippe Forget au Cercle Aristote.


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11.06.2018

Les réseaux envahissent notre monde, notre vie, jusqu'à notre langage. Ne parle-t-on pas désormais de "faire jouer ses réseaux", là où l'on parlait de "faire jouer ses amis" ou "ses relations" ? Le vocable ne traduit-il pas une profonde mutation anthropologique, sociale et stratégique des existences individuelles et collectives ?
Telle est l'ambition de cette conférence : saisir et montrer à travers sa genèse philosophique et sociale pourquoi le réseau, de nécessité subalterne est devenu la norme dominante de l'Occident ultra-moderne.
Méthode de la puissance matérielle et de la sûreté générale, le réseau est fondamentalement stratégique. Il impose ses paramètres d'efficacité aux luttes informationnelles, économiques et militaires. Processus de domination instrumentale, il recouvre l'ancienne Terre et ses lieux, pendant qu'il produit à l'infini ses connexions de puissance, configurant ainsi de nouvelles conditions pratiques, sociales et culturelles de l'agir stratégique. Tactiques et opérations militaires en sont, par exemple, profondément modifiées.
Une réflexion sur l'humanité planétaire qui se profile, livrée au jeu terminal de la Matière déchaînée.

Le monde et le nombre. Avec Olivier Rey et Pierre Manent chez Alain Finkielkraut à Répliques sur France Culture.


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15.04.2017

Des particules fines au taux de chômage, de croissance ou d'endettement, des indices boursiers à l'évolution de la délinquance, des flux migratoires aux foulées, aux battements cardiaques, aux distances parcourues et à l'énergie dépensée par le promeneur contemporain équipé d'un bracelet connecté interactif, tout aujourd'hui se compte : nous sommes entrée dans l'ère du quantifiable. Le chiffre fait loi.
C'est avec Olivier Rey et Pierre manent que nous sommes invités à nous interroger sur ce phénomène qui va, aujourd'hui de soi : le règne sans frontière de la statistique.