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Le bitcoin est né dans une période de crise, après le krach de 2008. A l'époque, il se présentait comme une innovation radicale et entendait répondre à la défiance envers l'État et les banques. Il s'agissait, pour ses partisans, de promouvoir un système financier et monétaire alternatif et autonome, détaché des États, des banques, et qui ne reposerait pas sur des tiers de confiance.
Cependant, force est de constater que le bitcoin tombe dans les mêmes travers que la finance classique : le cours du bitcoin est procyclique (il suit et amplifie les évolutions des marchés financiers traditionnels) et, contrairement à l'or ou au franc suisse, il ne s'agit pas d'une valeur refuge qui s'apprécierait en période de crise.
Alors que le bitcoin se présentait comme une technologie dont les échanges se font sans tiers de confiance, des plateformes comme FTX se sont imposées en tant qu'intermédiaires. À la chute de FTX, certains propriétaires de bitcoin se sont retrouvés dans l'impossibilité de retirer leur portefeuille de bitcoins. Ces épargnants ont été entraînés dans la chute de FTX, soulignant l'échec d’un bitcoin qui pourrait être protecteur du grand public et dont la valeur et la liquidité seraient garanties en toute occasion.
- 00'49 : Le mythe libéral de la monnaie exogène
- 06'08 : Le système de l'étalon or
- 14'48 : La théorie autrichienne des cycles
- 16'47 : Les monétarismes
- 20'08 : La crise de 2008 et l'émergence de Bitcoin
- 22'44 : Le White paper, le manifeste Bitcoin
- 28'53 : Le mythe d'une monnaie sans dette
Une intervention dans le cadre du "Unblocked & Unchained Symposium", organisé par Pablo Rauzy.


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Il y a quelques mois, Ethan Zuckerman, grande figure de l'Internet politique, disait à propos de la crypto monnaie : "La principale disruption produite par la crypto monnaie jusqu'à maintenant est que des gens, en général de jeunes blancs, possèdent beaucoup d'argent imaginaire. Par opposition à un monde où de vieux hommes blancs possèdent beaucoup de vrai argent. J'ai du mal à voir ça comme un progrès."
Voilà une critique abrupte et définitive des crypto. D'autant que c'est une critique qui ne vient pas du monde de l'économie orthodoxe, qui est prompte à dénoncer la volatilité du bitcoin et son opacité.
Lorsqu'on a commencé à parler du bitcoin en 2008/2009, c'était assez enthousiasmant. L'idée de monnaies qui échappent aux banques centrales, qui reposent sur des protocoles cryptographiques garantissant la décentralisation et l'anonymat, des réactions effrayées des États et de la haute finance.
15 ans après, le bilan est plus mitigé...
Émission "Le code a changé", animée par Xavier de La Porte.


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