Jarry, le Père d'Ubu. Avec Pascal Ory sur France Culture.


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24.10.2020

"Ubuesque" : voilà bien un adjectif qui s'est imposé tranquillement - où plutôt de façon tonitruante - dans notre parler quotidien. Le précieux dictionnaire du CRTNL, le Centre national de ressources textuelles et lexicales, donne cette définition : "ubuesque : qui évoque le grotesque du père Ubu par un despotisme, une cruauté, un cynisme, une forfanterie d'un caractère outrancier ou par des petitesses dérisoires".
On trouve peu de personnages de la littérature qui aient mérité sa postérité de la sorte en imposant un vocable qualificatif. Plus d'un siècle après la première représentation, retentissante d'Ubu Roi, la pièce majeure d’Alfred Jarry, le 9 décembre de l'an de grâce 1896, au théâtre de l'Œuvre, à Paris, son personnage impose encore, de la sorte, une présence dont une multitude de pièces à succès de l'époque sont absolument dépourvues : celles-ci ont été englouties dans le gouffre impitoyable de l'oubli d'où personne ne songe à les repêcher.
Donc, on est intrigué. Donc on est porté à s'interroger sur les ressorts de cette permanence enviable et en somme de cette durable actualité du roi Ubu. Ces ressorts, faut-il les chercher du côté d'une extravagance qui surmonte toutes les fantaisies de son temps ? D'une profondeur humaine qui fait fi des conventions superficielles du provisoire ? D'une philosophie désinvolte de l'absurde qui frôle une éternité ?

Émission "Concordance des temps", animée par Jean-Noël Jeanneney.

Debord stratégique. Avec Fabrice Larcade et Daniel Vassaux sur Radio Libertaire.


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25.01.2019

C'est en compagnie de Fabrice Larcade et Daniel Vassaux que nous sommes introduits à l'ouvrage Stratégie (L'Échappée, 2019), premier volume d'une série d'anthologies tirés du fond Debord. Celui-ci nous offre une compilation minutieuse des fameuses fiches de lecture manuscrites qui ont participé à la construction de la pensée de Guy Debord dans le domaine de la stratégie et de l'histoire militaire.
L'occasion surtout de revenir sur la vie de ce bouillonnant esprit révolutionnaire (1931-1994), son incursion parmi les lettristes, le groupe artistico-subversif d'Isidore Isou (1950), la scission puis la création de l'Internationale Situationniste (1957), jusqu'au "point culminant" de mai 1968, où la bande des situs fait partie des occupants de la Sorbonne.
Pourquoi une telle fascination de Debord pour la stratégie militaire ? En quoi cela lui aura-t-il donné des armes pour abreuver sa soif d'action dans la lutte et la révolte sociale ?

Une émission organisée par "Les Amis d'Orwell".

Esthétique rouge en Russie soviétique (1917-1953) : de l'art comme pratique collective au kitsch d'Etat. Avec Marie-Christine Lasnier sur Radio Courtoisie.


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06.06.2019

Savions-nous que les débuts du communisme en URSS ont donné lieu à une véritable révolution artistique ? Car si en 1917, la révolution d'Octobre fait naître l'espoir d'une société nouvelle, celui-ci fut rapidement contrarié par l'exercice réel du pouvoir et l'arrivée de Staline, quelques années plus tard, à la tête du parti.
Les œuvres de Rodtchenko, Malevitch ou encore Klutsis relatent les tensions, les innovations plastiques et les contraintes idéologiques de cette époque...

Émission "Les histoires de l'art", animée par Marie-Thérèse Hablot.

Les avants-gardes artistiques. Avec Béatrice Joyeux-Prunel sur Radio Aligre.


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19.09.2017

Depuis le début des années 1980, c'est-à-dire vraisemblablement à partir du moment où elles ont disparu, des milliers de pages ont été écrites sur les avant-gardes artistiques. Pourtant, personne n'avait encore tenté une synthèse comme celle que propose Béatrice Joyeux-Prunel.
Maître de conférences et chercheuse à l'Ecole normale supérieure en histoire de l'art contemporain, elle a entrepris, à l'aide de la sociologie, de l'histoire sociale de l'art et de nouvelles approches quantitatives permises par les outils informatiques, une première et ambitieuse histoire mondiale des avant-gardes artistiques.

Émission "La vie est un roman".

Theodor W. Adorno (1903-1969), minima moralia. Avec Marc Jimenez et Irving Wohlfarth sur France Culture.


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02.05.1996

Le philosophe, sociologue et musicologue allemand Theodor W. Adorno est l'un des principaux représentants de l'Ecole de Francfort, exilé aux Etats-Unis après l'arrivée au pouvoir des nazis avant de revenir en Allemagne après la Seconde Guerre mondiale.
Ses ouvrages les plus importants ont posé les bases de la "théorie critique", notamment Dialectique négative (rédigé avec son acolyte Max Horkheimer) et Minima Moralia.

Émission "Une vie, une oeuvre", animée par Claudia Krebs et Claude Giovannetti.

Qui connaît Wyndham Lewis ? Avec François Bousquet et Daoud Boughezala sur Méridien Zéro.


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05.01.2018

Longtemps occulté à cause de ses options politiques, le peintre et écrivain britannique Wyndham Lewis (1882-1957) reste, pour beaucoup, à découvrir.
Pour parler de cet artiste maudit, François Bousquet et Daoud Boughezala sont réunis et nous font part de leur admiration pour celui qui fut l'un des fondateurs du mouvement vorticiste et qui écrivit plusieurs oeuvres aujourd'hui considérées comme des chefs-d'oeuvre de la littérature du XXe siècle.

Guy Debord, une critique radicale du Spectacle et du Capitalisme. Avec Benoit Bohy-Bunel et Sylvain Quissol à Montpellier.


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22.10.2016

"Toute la vie des sociétés dans lesquelles règnent les conditions modernes de production s'annonce comme une immense accumulation de spectacles."
Debord détourne la première phrase du Capital, en remplaçant le terme de "marchandises" par celui de "spectacles". Il se rattache donc explicitement à la théorie marxienne de la valeur, et son concept de spectacle doit être compris comme un complément à l'analyse marxienne de la marchandise.
C'est en revenant sur les productions théorique et pratique de Guy Debord que Benoit Bohy-Bunel et Sylvain Quissol nous invitent à en rédécouvrir le caractère fondamentalement critique.

La beauté sauvera-t-elle le monde ? Avec François Bousquet aux assises de l'Enracinement à Palavas.


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29.10.2017

"Jadis, si je me souviens bien, ma vie était un festin où s’ouvraient tous les cœurs, où tous les vins coulaient. / Un soir, j’ai assis la Beauté sur mes genoux. − Et je l’ai trouvée amère. − Et je l’ai injuriée." Arthur Rimbaud
Mais pourquoi donc l'homme moderne s'est-il volontairement plongé dans une nuit sans poésie, sans beauté ?