Au régal du management. Avec Baptiste Rappin chez Aude de Kerros sur Radio Courtoisie.


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18.05.2017

Quel pan de notre vie, aujourd'hui, ne se trouve pas aux prises avec le management ? Qui pourrait bien se targuer d'échapper à cette lame de fond qui bouleverse en profondeur les structures mentales de nos sociétés avancées ?
Force est pourtant de constater le flou conceptuel qui entoure le management : son arrivée dans le langage courant a en effet pour corollaire d'en masquer le sens, y compris aux premiers intéressés, les managers et les managés. De ce point de vue, il s'avère expédient de reprendre la réflexion à la racine : le management est un projet technoscientifique, dont les soubassements sont théologiques mais la portée anthropologique et politique.
Que se passe-t-il alors quand le management pénètre des sphères qui lui étaient initialement étrangères ? Qu'arrive-t-il aux institutions quand l'optimisation du fonctionnement devient leur raison d'être ? Quels rapports le management entretient-il au Vrai (et à l'Université), au Bien (et à l'État) et au Beau (et à l'Art) ? Tels sont les enjeux du travail de Baptiste Rappin qui, par le détour de la philosophie, n'hésite pas à hisser la réflexion sur le management à son véritable niveau : celui de la civilisation et de l'identité européennes en butte au nihilisme de la Technique.

Peut-on penser le management ? Avec Baptiste Rappin chez Aude de Kerros sur Radio Courtoisie.


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06.10.2016

En 1911, dans ses Principes du Management Scientifique, Frederick Winslow Taylor notait que toutes les activités humaines pouvaient se prêter au management. Max Weber observait, quant à lui, que la "cage de fer" bureaucratique concerne tout autant les entreprises privées que l’armée, les hôpitaux et les partis politiques. Ce qu’annonçaient le fondateur du management et le sociologue au début du XXe siècle, se réalise et même s’accomplit sous nos yeux, un siècle plus tard : la révolution managériale a bien eu lieu et elle gagne l’ensemble des activités humaines. Les entreprises sont concernées au premier plan, bien sûr ; mais le management touche également de plein fouet les administrations et les institutions sommées de s’assouplir et de devenir plus flexibles afin de s’adapter au monde moderne. Ces dernières ne sont donc plus épargnées par le culte de la performance et le déferlement des indicateurs qui s’ensuit. Un dernier élément statistique prolonge ce vertigineux constat : on estime à près de 20% la proportion d’étudiants suivant un cursus de gestion et de management dans les nations du monde occidental.
Il semble pourtant que la philosophie peine à prendre en charge cette nouvelle donne du monde contemporain. Plus particulièrement, son approche reste fortement orientée par une critique du capitalisme ainsi que du néolibéralisme ; cette critique toucherait, de façon toute transitive, le management en tant que celui-ci serait consubstantiellement lié à un système économique. C’est pourtant omettre l’admiration de Lénine pour Taylor, celle de Himmler pour les psychosociologues du travail ainsi que la pénétration du management dans le secteur associatif. Il faudrait en convenir : le management dépasse le capitalisme, et penser le premier à partir des catégories du second, ce serait passer à côté de sa singularité, ce serait ignorer ce qui le définit en propre.
Baptiste Rappin nous propose une réflexion originale et pionnière à propos du management : son ambition est de contribuer à éclairer ce monde gestionnaire par le recours à la métaphysique, à la philosophie des sciences ainsi qu’à la philosophie politique. Mais ne serait-ce pas là un mariage forcé ou, mieux, un mariage morganatique, organisé au petit matin avant que le soleil ne se lève et que les yeux ne se braquent vers la transgression de l’interdit, et dans lequel la philosophie n’accepterait, que du bout des doigts, la main gauche de la gestion et du management ?

Les stratégies d'influence culturelle depuis la fin de la guerre froide. Avec Aude de Kerros, Pierre Gueydier et Christian Harbulot à l'École de guerre économique.


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11.02.2009

Les stratégies d'influences culturelles, généralement désignées sous le vocable de "soft power", ont-elles évoluées depuis la fin de la guerre froide ?
Qui sont les nouveaux acteurs et les nouvelles méthodes ?
Quelle est la place de la France dans cet aspect important d'une politique de puissance ?
Ces questions sont abordées par Pierre Gueydier, spécialiste en management culturel, et Aude de Kerros, artiste et grande connaisseuse de l'art contemporain.

Philippe Muray, la femme et Dieu. Avec Maxence Caron interrogé par Aude de Kerros sur Radio Courtoisie.


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2011

Maxence Caron propose de comprendre l'oeuvre de Philippe Muray en partant de son rapport à la femme et au divin.

Le sacré dans la musique, les mots, et en architecture au travers de l'exemple des cathédrales. Avec Maxence Caron et Mathieu Lours sur Radio Courtoisie.


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22.07.2010

Les thèmes de la transcendance, de l'infini, de Dieu, et de la possibilité de les représenter par une quelconque forme d'art restent au centre de la présente discussion.
Mathieu Lours est présent à l'émission à l'occase de la sortie de "L'autre temps des cathédrales", présentant les différents mouvements d'aménagement menés entre le concile de Trente et la révolution française.

Marché de l'art et dirigisme culturel. Avec Aude de Kerros et Jean-Louis Harouel à l'Institut Turgot.


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19.01.2011

La politique culturelle est un domaine d'intervention publique lourde : l'Etat et les collectivités consacrent des dotations importantes pour acheter sur les marchés de l'art et du spectacle dont les principales transactions sont conduites par des opérateurs marchands internationaux.
Cette intervention publique française se révèle pourtant particulièrement pernicieuse, notamment dans le domaine des arts plastiques: peinture, sculpture, gravure ... domaine où triomphe depuis trente ans le concept forgé de "l'art contemporain".

Art, Transcendance et Vérité. Avec Maxence Caron interrogé par Aude de Kerros sur Radio Courtoisie.


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12.11.2009

Maxence Caron est l’invité d’Aude de Kerros afin d’évoquer son "système nouveau de la philosophie et de son histoire" et d'expliquer ses apports à la réflexion sur l’art en général et sur l’art contemporain en particulier.
C'est un entretien sur les relations de l’art, de la littérature et de la philosophie placé sous le regard d’un même effort de la pensée vers la Vérité, effort auquel l’homme est convoqué.