La nouvelle russophobie. Avec Jean-Robert Raviot aux Chroniques de la Vieille Europe sur Radio Courtoisie.


(0)
124 Vues
0 commentaire
12.11.2014

La construction idéologique de la russophobie, pensée par les milieux atlantistes, vise à découpler l’Europe de la Russie, en présentant cette dernière comme infréquentable et antidémocratique.
C'est sans surprise la presse française qui a été en pointe dans ce combat contre la Russie, et ce depuis l'affaire ukrainienne.
L’universitaire Jean-Robert Raviot vient discuter de cette thématique qui nous laisse un curieux arrière-goût de guerre froide.

Une émission présentée par Patrick Péhèle, assisté de Philippe Christèle et Pascal Esseyric.

La Suisse, la démocratie, le socialisme et la nation : David L'Epée répond aux questions de Dominique Bianchi.


(0)
270 Vues
0 commentaire
08.2016

Répondant aux nombreuses questions qui lui sont posées, David L'Epée revient sur les rapports entre démocratie et souveraineté, et analyse les arguments des anti-démocrates (notamment ceux issus du PS). Il constate la baisse d'influence des médias officiels, évoque le dévoiement du processus démocratique par l'argent, et appelle à réhabiliter un patriotisme humaniste, en défendant l'existence de frontières et d'Etats-nations sur des bases socialistes.
Dans un second temps, l'intellectuel neuchâtelois rappelle que le modèle démocratique suisse ne saurait s'exporter par la force et que la patrie doit toujours l'emporter sur l'idéologie. C'est tout le sens de la neutralité suisse, que le gouvernement viole hélas régulièrement (pendant la guerre froide et plus récemment dans l'affaire russo-ukrainienne). Il explique ensuite pourquoi la gauche a perdu le combat des idées, faute d'ouverture d'esprit et de tolérance : nous assistons bien à une reconfiguration du paysage politique, qui peut à terme constituter un espoir pour tous les peuples européens désireux de s'extraire des carcans de l'Union européenne (Brexit).
Enfin, David L'Epée rappelle la distinction à faire entre critique de l'islam et critique de l'immigration et dénonce la russophobie des élites européistes en leur opposant un rapprochement souhaitable avec l'Est. Il conclut en évoquant la faillite des média officiels et en rappelant l'importance du combat métapolitique.

Sévèrement Français #1, par Yannick Jaffré.


(0)
485 Vues
0 commentaire
04.2016

Si Nietzsche dit vrai, comme presque toujours, toute pensée exprime la biographie d’un corps – d’un régime complet, autrement dit, d’aliments affectifs, imaginaires et intellectuels, de réflexes plus ou moins puissants et d’habitudes plus ou moins créatrices. Répondant aux caractéristiques d’une génération, il n’est jamais purement individuel – de sorte qu’il faudrait dire pour se préciser soi-même : "ceci est notre corps…"
Je fais partie de ceux qui ont grandi dans les années 1980 et 1990 entourés par des discours ne visant qu’à détruire, avec les faits massifs qu’ils percevaient, leur sentiment légitime d’être français. Auxquels on a répété qu’ils étaient les héritiers une histoire criminelle, réduite à une colonisation esclavagiste, à la Collaboration et aux tortures dans la Casbah. Qu’on a sommés de voir les bandes ethniques violentes, croisées chaque jour, comme des victimes de cette sombre histoire prolongée, au présent, par le racisme français des "beaufs" et autres "Dupont-Lajoie". Et dans l’esprit desquels on a voulu implanter à toute force l’idée que l’immigration était une "chance pour la France", qui ne serait vraiment elle-même que comme "pays des droits de l’Autre". Je suis de ceux qui n’avalent plus aujourd’hui les vieilles pilules du "vivre-ensemble", distribuées dès 1984 dans les concerts par les dealers de SOS Racisme, alors qu’on est passé entretemps de la Compagnie créole à Booba.
Je fais partie de ceux auxquels on a aussi intimé de penser que la France, criminelle, était minuscule dans le grand monde sino-américain ouvert par l’implosion du bloc soviétique. A telle enseigne qu’ils devaient consentir à brader le patrimoine social conquis par leurs pères ou, plutôt, par leurs grand-pères. A préférer la figure du trader à celles de l’ouvrier, du professeur ou du petit entrepreneur. Je fais partie de ceux qui, né à gauche, n’ont pas grandi à droite quand la droite c’est le "bling bling" sarkozyste. Mais qui ne peuvent plus voir Canal Plus ou Cohn-Bendit sans réprimer quelques envies de meurtre. De ceux, somme toute, qui constatent que, de droite ou de gauche, le mépris de classe et la francophobie ne présentent jamais qu’un seul et même visage.
Je fais partie plus positivement de ceux que la réalité, l’appel des origines et le sentiment du bien, du grand et du beau, ont ramenés vers ce grand courant du fleuve français, si souvent calomnié. Et qui n’éprouvent pas de nostalgie pour un âge d’or mythologique mais, de manière réaliste, pour une France d’hier soir ou de ce matin, là, toute proche – Jean-Pierre Marielle, après tout, est encore vivant et Jean Dujardin a pris le relais…
Mais je ne crois pas m’exprimer dans cet entretien au nom de ma seule génération ni d’une sensibilité si particulière qu’elle serait isolée. Après quatre décennies de dénigrement national, de dégradation économique et sociale, de communautarisme, de racaillisation et d’islamisation, le peuple est toujours plus nombreux, de tous âges, qui se sent chaque jour davantage radicalement, exclusivement, très sévèrement français. Il s’agit pour moi de traduire dans le concept cette humeur joyeuse qu’énerve légitimement le climat d’époque.
En évitant quelques impasses. Il n’y a rien à attendre, sinon des revers, de quelque alliance que ce soit avec les communautarismes musulmans et juifs, voire africains, avant que d’autres candidats ne se présentent. Il n’y a rien à espérer non plus du côté des autres peuples européens, sinon un encouragement à se battre seuls. Agiter les anciens conflits entre Français remontant à 1789, 1815, 1940 ou 1962, ne sert que la cause des ennemis actuels. Sans même considérer le dandysme de marginalité dans lequel se complait l’extrême droite, il n’y a, enfin, que coupable facilité dans le désespoir politique.
A l’inverse, il y a tout à gagner à penser dans les termes d’un souverainisme identitaire – la souveraineté sans l’identité étant vide et inconsistante, l’identité sans la souveraineté étant condamnée à l’impuissance. Tout à gagner à défendre ensemble le patrimoine social des français et la personnalité originale de leur peuple. Et, sans optimisme naïf, à construire une pensée nationale "sur l’os", asséchée par le réel, vitaliste, débarrassée de certaines mauvaises graisses idéologiques. En comprenant bien que mai 68 creuse depuis 40 ans la dernière grande fracture dans l’histoire de France, et qu’il répartit les uns et les autres sur la seule ligne de front désormais pertinente.
C’est dans cet esprit que je veux proposer des concepts non seulement critiques mais praticables, populaires, positifs et, pour certains, utilisables par une force politique qui rallierait, enfin, les élites au peuple français. Penser au milieu de ce peuple historique, sans prétention avant-gardiste, métapolitiquement, en passant par la culture, les œuvres d’art, le sport, les mœurs, voilà la formule de Sévèrement Français !
Radical, pas marginal, inquiet sans désespoir, national et populaire, l’esprit de Sévèrement Français.

Actualité de la manipulation de l'humain. Avec Lucien Cerise pour Factuelle 66 à Ille-Sur-Têt.


(0)
883 Vues
0 commentaire
25.02.2016

Comment devenir les maîtres du monde ? En centralisant l'ordre et le pouvoir autour d'une minorité et en semant le désordre dans le peuple, ramené au niveau de pantins paniqués.
La méthode ? L'ingénierie sociale : infiltration des esprits, analyse de nos moindres faits et gestes, contrôle des comportements à distance, marketing de l'intime et autres réjouissances qui font de nous de bons consommateurs.
Entre stratégie de la tension et délires transhumanistes, Lucien Cerise nous plonge au sein de la guerre du sens que les élites ont déclarée au peuple.

L'Europe. Avec Dominique Venner, Philippe Conrad et Aymeric Chauprade chez Bernard Lugan sur Radio Courtoisie.


(0)
332 Vues
0 commentaire
02.06.2004

Les Français et les Européens sont les dépositaires d’un héritage royal, celui de leurs origines et de leur histoire, mais ils ne le savent pas. Cet héritage leur a été celé. Ils ne le retrouveront qu’à la condition de s’en montrer dignes.
Sous différentes formes, le mythe de la mémoire retrouvée est présent au cœur des légendes fondatrices des autres grandes cultures européennes. Une telle similitude ne peut être fortuite. Avec tant d’autres signes, elle manifeste la parenté unissant les peuples européens à travers leurs mythes fondateurs. Le mythe de l’héritage caché nous dit aussi que, sans le savoir, nous mettons nos pas dans ceux de nos pères souvent ignorés.
Notre héritage spirituel ne devient conscient que par un effort de connaissance, fonction par excellence de l’histoire, avec l’enseignement du réel et le rappel de la mémoire collective. La culture européenne classique est la source ou nous devons chercher les repères et le sens en dehors desquels tout n’est que chaos.

L'OTAN et la France. Avec Olivier Kempf au Cercle Aristote.


(0)
309 Vues
0 commentaire
26.01.2015

Depuis vingt ans, l'OTAN n'a cessé de s'adapter à son environnement : opérations menées sur trois continents, accueil des pays de l'ancien bloc de l'Est, invention d'un dialogue avec l'Union européenne ou les Nations-Unies, nouvelles procédures opérationnelles, modification radicale de son organisation ou réponses aux questions nouvelles comme la cyberdéfense, le terrorisme ou la défense anti-missile.
En mutation permanente, le domaine d'action de l'Alliance Atlantique va bien au-delà de la relation entretenue avec la France. Les enjeux liés à l'OTAN sont bien plus intéressants que ce prisme réducteur, et il est temps de comprendre enfin comment s'est transformé ce qui n'était encore récemment qu'un héritage de la guerre froide.
Olivier Kempf nous permet de comprendre les permanences, de distinguer les évolutions, de pointer les lacunes et de situer les perspectives de cet acteur incontournable des relations internationales contemporaines qu'est l'OTAN.

L'atlantisme européen. Avec Aymeric Chauprade sur Radio Courtoisie.


(0)
426 Vues
0 commentaire
02.06.2004

L'émission du "Libre Journal de Bernard Lugan".

La crise de la Gauche. Par Régis Debray.


(0)
347 Vues
0 commentaire
17.05.2008

Régis Debray, compagnon du Che en Bolivie dans les annés 60 pendant que les trosko-libertaires et les maos faisaient leur crise d'adolescence, néogaullien depuis 1990 ("A demain de Gaulle", Gallimard, 1990) et démonteur impitoyable des médias-mensonges, analyse avec la lucidité et le recul qu'on lui connait le naufrage de la Gauche française. Il lui reproche sa conversion au libéralisme, son abandon du peuple, ses références atlantistes, son eurobéatisme et son manque d'imagination.
L' "élargissement" de l'Union Européenne, célébré en grande pompe n'a pas amené les français à retrouver leurs frères européens de l'Est, mais à souder l'Europe aux "Etats-Unis de l'Est".
Comme Emmanuel Todd, il envisage la fin possible de la démocratie européenne, née en France en 1789, et donc du politique, cédant la place aux logiques ethniques et communautaires sur le retour.