Au régal du management. Avec Baptiste Rappin chez Aude de Kerros sur Radio Courtoisie.


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18.05.2017

Quel pan de notre vie, aujourd'hui, ne se trouve pas aux prises avec le management ? Qui pourrait bien se targuer d'échapper à cette lame de fond qui bouleverse en profondeur les structures mentales de nos sociétés avancées ?
Force est pourtant de constater le flou conceptuel qui entoure le management : son arrivée dans le langage courant a en effet pour corollaire d'en masquer le sens, y compris aux premiers intéressés, les managers et les managés. De ce point de vue, il s'avère expédient de reprendre la réflexion à la racine : le management est un projet technoscientifique, dont les soubassements sont théologiques mais la portée anthropologique et politique.
Que se passe-t-il alors quand le management pénètre des sphères qui lui étaient initialement étrangères ? Qu'arrive-t-il aux institutions quand l'optimisation du fonctionnement devient leur raison d'être ? Quels rapports le management entretient-il au Vrai (et à l'Université), au Bien (et à l'État) et au Beau (et à l'Art) ? Tels sont les enjeux du travail de Baptiste Rappin qui, par le détour de la philosophie, n'hésite pas à hisser la réflexion sur le management à son véritable niveau : celui de la civilisation et de l'identité européennes en butte au nihilisme de la Technique.

La vie de Bohème. Avec Luc Ferry sur la RTS.


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07.01.2013

Ne pas confondre bohème et bohême... car c'est bien à Paris, entre les années 1830 et les années 1900, que s'invente un nouvel idéal existentiel, une utopie animée par la conviction que "la vraie vie est ailleurs". Il y a, bien sûr, plusieurs bohèmes : des bohèmes riches et snobs, des bohèmes misérables, certaines romantiques, d'autres révolutionnaires...
Pourtant tous ces poètes, écrivains ou artistes, en dehors même de l'esprit de révolte et de haine du monde bourgeois, ont en commun leur jeunesse. Longue est la liste de tous les artistes qui, de près ou de loin, vont approcher ces milieux : de Victor Hugo, Sainte-Beuve et Nodier à Jules Lévy et Alphonse Allais en passant par Nerval, Gautier, Borel, Rimbaud, Goudeau, Murger et tant d'autres ; Zutistes, Bousingots et Vilains Bonshommes, Jemenfoutistes, Hydropathes, Hirsutes et Incohérents, les groupes s'agrègent et se désagrègent, se déplacent, du Quartier latin à Montmartre en passant par Montparnasse, au gré des humeurs et des amitiés.
La bohème n'en est que plus créative : anticipant Duchamp, Malévitch, Klein ou Cage, elle invente les monochromes, les ready-mades, les concerts de silence et les happenings... comme nous l'explique Luc Ferry.

Peut-on penser le management ? Avec Baptiste Rappin chez Aude de Kerros sur Radio Courtoisie.


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06.10.2016

En 1911, dans ses Principes du Management Scientifique, Frederick Winslow Taylor notait que toutes les activités humaines pouvaient se prêter au management. Max Weber observait, quant à lui, que la "cage de fer" bureaucratique concerne tout autant les entreprises privées que l’armée, les hôpitaux et les partis politiques. Ce qu’annonçaient le fondateur du management et le sociologue au début du XXe siècle, se réalise et même s’accomplit sous nos yeux, un siècle plus tard : la révolution managériale a bien eu lieu et elle gagne l’ensemble des activités humaines. Les entreprises sont concernées au premier plan, bien sûr ; mais le management touche également de plein fouet les administrations et les institutions sommées de s’assouplir et de devenir plus flexibles afin de s’adapter au monde moderne. Ces dernières ne sont donc plus épargnées par le culte de la performance et le déferlement des indicateurs qui s’ensuit. Un dernier élément statistique prolonge ce vertigineux constat : on estime à près de 20% la proportion d’étudiants suivant un cursus de gestion et de management dans les nations du monde occidental.
Il semble pourtant que la philosophie peine à prendre en charge cette nouvelle donne du monde contemporain. Plus particulièrement, son approche reste fortement orientée par une critique du capitalisme ainsi que du néolibéralisme ; cette critique toucherait, de façon toute transitive, le management en tant que celui-ci serait consubstantiellement lié à un système économique. C’est pourtant omettre l’admiration de Lénine pour Taylor, celle de Himmler pour les psychosociologues du travail ainsi que la pénétration du management dans le secteur associatif. Il faudrait en convenir : le management dépasse le capitalisme, et penser le premier à partir des catégories du second, ce serait passer à côté de sa singularité, ce serait ignorer ce qui le définit en propre.
Baptiste Rappin nous propose une réflexion originale et pionnière à propos du management : son ambition est de contribuer à éclairer ce monde gestionnaire par le recours à la métaphysique, à la philosophie des sciences ainsi qu’à la philosophie politique. Mais ne serait-ce pas là un mariage forcé ou, mieux, un mariage morganatique, organisé au petit matin avant que le soleil ne se lève et que les yeux ne se braquent vers la transgression de l’interdit, et dans lequel la philosophie n’accepterait, que du bout des doigts, la main gauche de la gestion et du management ?

Faut-il brûler l'art contemporain ? Avec Michel Onfray à Cannes.


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07.04.2011

Comment une vulgaire pissotière issue d’un magasin de sanitaires a-t-il pu devenir l’objet signataire de l’art contemporain ? Sur le terrain esthétique, nous vivons sous le signe de Marcel Duchamp, l’auteur de cette fameuse œuvre d’art et, avec elle, l’initiateur de ce qu’il est convenu d’appeler l’art contemporain.
Cet univers est un continent qui dispose de son langage. Mais qui dirait d’une langue qu’il n’a pas apprise qu’elle ne veut rien dire ? Personne. Pour être plus juste, on doit bien plutôt dire qu’on ne la comprend pas, parce que, justement, on ne l’a pas apprise.
Il en va de même avec l’art contemporain qui est une langue étrangère qu’on n’apprend nulle part : ni à l’école, ni dans les médias de masse, ni dans la plupart des familles peu au fait de ces enjeux. Comment dès lors pourrait-on le juger correctement ? Il ne faut pas s’étonner qu’on le voue si souvent aux gémonies avec des arguments fautifs.
Michel Onfray nous explique les rudiments de cette langue et montrera comment les vieilles catégories de "Beau" et de "Laid" n’ont plus cours depuis l’annonce de la mort de Dieu et, avec elle, de toute Idée pure. Il nous en propose donc une initiation, en suivant cette volonté d'éduction populaire qui lui tient à coeur depuis si longtemps.

Une conférence organisée par Arte-Filosofia et qui s'est tenue au Théâtre Croisette.

L'avènement programmé de la sous-culture. Avec Jean-François Mattéï à Marseille.


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06.04.2013

Le voyage philosophique de Jean-François Mattéi l'a amené, petit à petit, à prendre quelques distances intellectuelles avec le monde moderne et les tenants de la déconstruction. La civilisation européenne, en effet, n'a pas dit son dernier mot.
Dans cette intervention, le grand pédagogue qu'était Mattéi revient sur le sens profond du mot "culture", tel qu'il a été produit par le monde européen, pour en comprendre l'actualité et les menaces qui pèsent sur notre héritage.

Une conférence qui se tient dans le cadre du café politique du quotidien royaliste Lafautearousseau.

Qu'est-ce que l'Hubris ? Avec Jean Clair et Jean-François Mattéï à Répliques sur France Culture.


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16.06.2012

Le vingtième siècle aura été le siècle de la démesure. La démesure de la politique, la démesure de l'homme, ensuite, la démesure du monde et de sa représentation dans l'art, enfin.
Nietzsche avait clairement établi le diagnostic : "La mesure nous est étrangère, reconnaissons-le; notre démangeaison, c'est justement la démangeaison de l'infini, de l'immense." Le sens de la démesure semble être une fatalité...
Au travers de la tentation de la raison d'abolir toute limite, de remettre en cause la finitude humaine, la démesure témoigne du tragique de notre condition.

Qu'est-ce que la musique contemporaine ? Avec Bernard Stiegler et Karol Beffa à Répliques sur France Culture.


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14.05.2005

Alors qu'elle n'est plus pratiquée que dans des institutions subventionnées par l'état, la musique contemporaine est-elle dans l'impasse ? Quelle est sa fonction ? Et plus généralement, quelle est le message de cet discipline élitiste et recroquevillée sur elle-même ?

Polémique sur le dernier festival d'Avignon. Avec Régis Debray questionné par Elisabeth Lévy sur France Culture.


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15.10.2005

Revenu du Festival d'Avignon 2005, déçu par des spectacles jugés tonitruants autant qu'indigents, Régis Debray s'interroge sur ce qui a changé dans l'art dramatique, mais aussi dans les valeurs collectives et les aspirations.
Utilisant la nostalgie comme arme révolutionnaire, il pose le problème des rapports de l'Etat avec l'art. 

Emission "Le premier pouvoir".