Techno-fascisme aux USA : les nouveaux anti-modernes. Avec Arnaud Miranda pour le podcast Lignes de Force.


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02.2026

Auteur des Lumières Sombres, Arnaud Miranda décrypte l'émergence d'un courant politique aux États-Unis : le techno-fascisme. Comment des figures de la Silicon Valley et certains penseurs de la droite radicale américaine articulent-ils une critique de la modernité démocratique tout en s'appuyant sur les technologies les plus avancées ?
L'occasion d'explorer les racines intellectuelles de ces "nouveaux anti-modernes" : leur rejet des Lumières, leur fascination pour des formes autoritaires de pouvoir, et leur instrumentalisation des outils technologiques au service d'une vision politique régressive.
De Peter Thiel aux théoriciens du "Dark Enlightenment", Arnaud Miranda analyse les connexions entre idéologie réactionnaire et imaginaire techno-utopiste tout en interrogeant les mécanismes par lesquels ces idées pénètrent la sphère politico-médiatique.

Un podcast animé par Marc Weitzmann.

Les lumières sombres : comprendre la pensée néoréactionnaire. Avec Arnaud Miranda à la Librairie Millepages.


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30.01.2026

Au cours des années 2010 et 2020, aux États-Unis, une nouvelle contre-culture de droite radicale s'est développée sur internet. Ses figures centrales, comme Curtis Yarvin ou Nick Land, écrivent le plus souvent sous pseudonymes, sur des blogs et sur les réseaux sociaux. Ils ont donné à ce mouvement son nom, la "néoréaction", ou encore les "Lumières sombres".
Les idées qu'ils défendent sont à la fois anciennes et hypermodernes : détruire la démocratie, établir une monarchie, diriger l'État comme une entreprise, rétablir les inégalités entre hommes et femmes, affirmer les différences entre patrimoines génétiques…
D'abord marginaux, ils ont peu à peu obtenu le soutien de certains milliardaires de la Silicon Valley, et leur audience n'a cessé de s'élargir depuis. Avec la victoire de Donald Trump en novembre 2024, ils estiment avoir désormais les mains libres pour faire de l'Amérique le laboratoire de leurs vœux les plus fous.
L'analyse d'Arnaud Miranda met en lumière l'originalité des néoréactionnaires tout en les inscrivant dans l'histoire longue des idées. Elle permet de prendre la mesure de ce qui pourrait bien, si nous n'y prenons garde, devenir notre futur.

Les pensées contemporaines de la décadence, un imaginaire antidémocratique ? Avec Arnaud Miranda sur le podcast Dazibao.


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05.2023

Existe-t-il un imaginaire de la décadence qui dépasse les frontières de la pensée réactionnaire et, si oui, est-il fondamentalement antidémocratique ? Arnaud Mirand répond doublement par l'affirmative : la décadence dépasse les frontières de la réaction et cela implique nécessairement un rapport conflictuel à la démocratie comme forme historique.
Pour soutenir cette thèse, il propose d'abord une analyse épistémologique de la notion de décadence : elle n'est pas un simple concept mais une manière de figurer l'histoire. Pour cette raison, elle doit être étudiée à partir de ces incarnations métaphoriques, dont la mise en réseau constitue un imaginaire. Arnaud Miranda compare, à travers ce prisme, deux formes de l'imaginaire de la décadence : la thématisation réactionnaire (Spengler, Evola et Schmitt) et la reprise "postmoderne" (Deleuze, Guattari et Derrida). Ce rapprochement met en lumière l'ambiguïté de ce dernier corpus vis-à-vis de la démocratie.
Enfin, une dernière forme de l'imaginaire de la décadence est identifiée dans le courant accélérationniste, en particulier à travers la figure de Nick Land. Il s'agit alors d'expliquer l'étonnante convergence entre certaines pensées radicales de droite et de gauche, ainsi que leurs rapports complexes à la démocratie.

Les Lumières sombres : comprendre la pensée néoréactionnaire. Avec Arnaud Miranda à la Librairie Mollat.


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02.2026

Née sur le web au tournant des années 2010, la néoréaction (NRx) est désormais une galaxie intellectuelle aussi influente que méconnue. Cette pensée s'est structurée contre l'échec perçu du néoconservatisme de l'ère Bush pour infuser aujourd'hui le "Trumpisme 2.0", incarné par des figures comme JD Vance.
Arnaud Miranda distingue trois piliers fondamentaux de la droite : les conservateurs (préservation), les libéraux (réforme) et les réactionnaires (rupture). La singularité des néoréactionnaires réside dans leur rejet total de la démocratie, considérée comme une illusion métaphysique inefficace. Il souligne l'importance de la "Cathédrale", concept néoréactionnaire désignant le bloc médiatico-académique qui maintiendrait le consensus progressiste. Pour la renverser, ces penseurs utilisent le "passivisme" : une infiltration des élites plutôt qu'une mobilisation des masses.

 - 0'00'00 : Présentation du travail d'Arnaud Miranda
 - 0'01'16 : L'importance de prendre les idées politiques au sérieux
 - 0'04'45 : Typologie des penseurs : de l'académie à la tech
 - 0'07'35 : Conservateurs, réactionnaires et libéraux : les distinctions
 - 0'16'00 : Les racines du libertarianisme américain
 - 0'21'10 : Néoconservateurs vs Paléoconservateurs : le point de rupture
 - 0'26'00 : Alt-right, néoréaction et post-libéralisme
 - 0'33'50 : Curtis Yarvin et le concept de formalisme
 - 0'44'50 : La "Cathédrale" et la stratégie du passivisme
 - 0'56'50 : Nick Land et l'accélérationnisme technocapitaliste
 - 1'05'50 : Peter Thiel : promoteur et financeur du mouvement
 - 1'15'00 : Quelles réponses pour les démocraties ?

Un entretien mené par Pierre Coutelle.