La question urbaine. Avec Henri Lefebvre pour l'Office National du Film du Canada.


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1972

Le célèbre sociologue et historien Henri Lefebvre livre dans cet entretien l'essentiel de ses idées sur la ville et sur la vie urbaine contemporaine, dont il est l'un des critiques les plus durs.
Fustigeant le règne de l'automobile et la commercialisation de toute chose, dénonçant une certaine conception superficielle et facile du progrès, il constate que notre civilisation a dramatiquement raté le tournant de l'époque industrielle (révolue) à l'époque urbaine (actuelle) et préconise, après la réforme agraire, la réforme urbaine.

Émission "Urbanose", animée par Michel Régnier.

Suburbex, l'exploration suburbaine entre errance et anonymat. Avec Bruce Bégout à l'Université de Toulouse.


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08.02.2016

Le philosophe Bruce Bégout a longtemps arpenté les villes, à la fois physiquement et intellectuellement. Il essaie de créer une sorte de parcours à la fois philosophique mais aussi transdisciplinaire, utilisant toutes les ressources possibles, de la littérature, de la photographie, des sciences humaines et de l'histoire et pratiquant trois genres d'écritures pour explorer les nouveaux territoires, que ce soit le genre de l'analyse théorique pure, le genre de l'essai ou le genre de la fiction.
Dans cette communication, Bruce Bégout s'intéresse aux friches, plus particulièrement à ce qu'il appelle le troisième âge de la friche qui est un élément central de la "suburbia", marquée par un effort de rationalisation en zones commerciales, zones de travail et zones d'habitations pavillonnaires et de cités, de l'homogénéisation des fonctions mais dont on s'aperçoit qu'il est un espace extrêmement chaotique puisque sont rassemblés là des gens, des pratiques, des univers assez différents qui coexistent et montrent une hétérogénéité plus grande de modes de vie que la relative homogénéité culturelle et existentielle des centres-villes.
La "suburbia" est souvent disqualifiée : manque de mixité, de proximité, d'équipements -notamment culturels, manque d'échanges et de sociabilité, manque de beauté. Mais elle n'est pas simplement un espace du manque ; cette négativité est la positivité même de cet espace. Pour les philosophes, les écrivains, les chercheurs, il s'y passe quelque chose. Dans les marges de la ville disqualifiée, il y a la possibilité de l'émergence du sens, d'un sens qui aurait fait l'épreuve de la négativité et, au prix d'une éventuelle destruction, de la création. L'expérience de la négativité est présente dans l'expérience de ces ruines contemporaines que sont les friches qui comprennent les usines désaffectées, les cars abandonnés, les lieux oubliés de la modernité, jamais totalement vides...

Parcs/Camps, étude sur la forme urbaine de l'enclave. Avec Bruce Bégout à l'École nationale supérieure d'architecture de Grenoble.


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19.02.2013

L'écrivain et philosophe Bruce Bégout travaille depuis de nombreuses années sur l'intrication entre monde quotidien et monde urbain. Il a écrit à ce propos plusieurs ouvrages devenus des classiques, notamment Zéropolis (éditions Allia, 2002) sur son expérience de Las Vegas. Il aborde de manière particulièrement singulière les terrains suburbains (motels, infrastructures routières, parcs de loisirs, commerces, etc.), développant un regard critique sur la pérennité de ces lieux, tout en reconnaissant ces territoires pour leurs pratiques quotidiennes.
Dans cette conférence, il poursuit la réflexion entamée dans Le ParK (éditions Allia, 2010) : "Peut-être est-il temps de dire, à ceux qui ne l'auraient pas déjà compris, en quoi consiste exactement Le ParK ? Le principe en est très simple. Son concepteur a voulu rassembler en un seul parc toutes ses formes possibles. Le ParK associe ainsi, en une totalité neuve, une réserve animale à un parc d’attraction, un camp de concentration à une technopole, une foire aux plaisirs à un cantonnement de réfugiés, un cimetière à un Kindergarten, un jardin zoologique à une maison de retraite, un arboretum à une prison. Mais il ne les associe pas de manière à ce que chacun de ces éléments maintienne son autonomie et continue de fonctionner à part. Il les combine entièrement, joint tel caractère à tel autre, jette des ponts, mélange les genres, confond les bâtiments, agrège les populations, intervertit les rôles."

Le pouvoir du projet ou de l'architecture comme critique du système productif contemporain. Avec Pierre Caye à l'Université catholique de Louvain.


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30.10.2014

Pierre Caye, philosophe, mène ses recherches sur le De architectura de Vitruve et sur la théorie architecturale à l’âge humaniste et classique. Il s’agit de mesurer l’importance de la discipline architecturale non seulement dans la constitution de la théorie de l’art du XVème jusqu’au début du XIXème siècle, mais, plus généralement encore, dans l’élaboration d’un paradigme inédit de la technique, distant à la fois du monde des artisans et de celui des ingénieurs, paradigme qui certes annonce par maints traits (culture du projet, emploi des mathématiques, etc.) la technique des Modernes mais en entretenant avec la nature un rapport radicalement distinct de l’approche démiurgique que propose cette dernière.
Recherche qui, à travers la perspective technique ainsi revisitée, permet de questionner différemment les rapports de l’homme au pouvoir et à son horizon métaphysique.

Exorganologie : panser la post-vérité dans la post-démocratie. Un séminaire de Bernard Stiegler pour l'école Pharmakon.


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2018

Dans ce séminaire, Bernard Stiegler poursuit sont de l'exorganogenèse de l'urbanité. Il décrit ainsi la transformation des organes exosomatiques s'agrégeant pour former les exorganismes complexes : les villes, les usines et leurs relations, qui se substituent au lien entre villes et Eglises. Les territoires urbains acquièrent ainsi à l'époque industrielle des traits nouveaux - caractéristiques de l'Anthropocène.
Quelle était la fonction de l'Eglise ? Vieille question sur laquelle Bernard Stiegler revient à l'époque où nous croyons devoir projeter une finalité dans l'Anthropocène et contre l'anthropie en quoi il consiste.
Il faut ici rappeler la finalité de ce séminaire : il s'agit de projeter une sortie de l'Anthropocène, c'est à dire une perspective vers le Néguanthropocène, par la reconstitution d'une macro-économie guidée par ce que nous appelons la néguanthropie comme critère définitoire de la valeur.
L'économie de la néguanthropie, ou anthropie négative n'est pas simplement la translation de l'entropie négative telle que Schrödinger tente de la penser dans l'organique. Le passage à l'exorganique nécessite en effet une reconceptualisation qui dépasse les concepts de néguentropie dans le champ technologique, tels qu'ils sont issus de la théorie de l'information.
Ces conditions exorganiques passent par la question du droit telle qu'elle est liée aux conditions de transformation de la mémoire, et à la circulation de ce que l’on appelle depuis moins de deux siècles l' “information”. Elles donnent à considérer nouvellement la place de l'art, le rôle des archives et leur centralité, la réticulation intra-urbaine et extra-urbaine, telle que s'y produisent des relations d'échelles qui, à notre époque, sont au cœur des "plateformes" devenant biosphériques en mettant en œuvre des technologies de scalabilité.

Culture et savoirs : la responsabilité de transmettre. Avec George Steiner à la Cité de la Réussite.


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21.10.2006

Notre cupidité, notre soif de massacre paraît sans fin. La puanteur de l’argent infecte nos vies.
Mais quand nous produisons un sonnet de Shakespeare, composons une messe en Si mineur, ou bataillons, au fil des siècles, aux prises avec la conjecture de Goldbach ou le problème des trois corps, nous nous transcendons.
Alors, en vérité, il n’est point de "plus grand prodige que l’homme".
À l'heure de l'éclatement des références culturelles, des ruptures entre les générations, nous reste-t-il la capacité de transmettre ces trésors et, plus que tout, le goût de l'effort nécessaire à leur appropriation ?

L'obsolescence du présent : la ville comme ruine anticipée. Avec Bruce Bégout au Pavillon Vendome de Clichy.


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10.07.2014

Au sein de notre civilisation industrielle, l'urgence est devenue une constante liée à la crise économique occidentale et aux grandes catastrophes géopolitiques ou climatiques impliquant des déplacements de populations.
Ce constat est le point de départ de la réflexion engagée par Bruce Bégout qui explore ici le sujet des "architectures d’urgence" et donc des ruines qui nous sont inévitablement laissées en héritage, témoins d'un projet avorté.
Il est nécessaire de réfléchir à cette problématique et d'envisager des réponses adaptées aux normes culturelles, politiques et économiques du XXIe siècle.

La recherche du Paradis. Avec Jean Delumeau au Collège de France.


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08.03.2012

Le pessimisme qui nous envahit aujourd’hui suscite plus que jamais une demande de paradis chez un public inquiet devant l’avenir. Jean Delumeau nous donne ici une synthèse de ses travaux en conservant l'itinéraire du "jardin des délices" au "bonheur éternel", en passant par l’attente de "mille ans de paix sur terre". Les interrogations d’aujourd’hui, sur le sens de la vie et de la mort, sont aussi présentes.
Cette conférence se présente donc comme une méditation, à base d’histoire, sur le thème de l’espérance.