Pierre-Yves Rougeyron : grand entretien pour le Cercle Aristote.


(0)
372 Vues
0 commentaire
07.2016

Pour ce Grand Entretien couvrant l'actualité politique et géopolitique du mois de juin 2016, Pierre-Yves Rougeyron revient sur un grand nombre de sujets.

- 1e Partie -
 00 - Actualité du Cercle Aristote 00:10
Politique intérieure :
 01 – Béziers / Ose ta droite 03:18
 02 – Hooligans à l’Euro 09:07
 03 – Gel potentiel des pensions de retraite 13:00
 04 – Fin de la gestion de l’eau par les communes 19:10
 05 – LuxLeaks : condamnation des lanceurs d’alerte 22:38
 06 – Assassinat du couple de policiers français 24:28
 07 – Le patron de la DGSI évoque un risque de guerre civile 28:30
 08 – Laïcité : les oraux du bac décalés pour l’Aïd 29:40
 09 – Mort de Michel Rocard 30:47
 10 – AF : regain de vitalité ? 45:10
 11 – Interdiction de la fessée 50:36
Politique extérieure :
 12 – Dossier Brexit 51:35

- 2e Partie -
 13 – Vingt intellectuels français pour un nouveau traité 00:10
 14 – Orlando / port d’arme 17:37
 15 – Attentats d’Istambul / Erdogan 23:18
 16 – Elections législatives en Espagne 25:08
 17 – Victoire de V.Raggi à Rome 26:17
 18 – Colombie : vers un climat de paix ? 30:13
 19 – Changement de régime au Zimbabwe ? 37:00
 20 – Afrique du Sud : effondrement de l’ANC 38:30
 21 – Philippines : le "sulfureux" Duterte 45:50
 22 – Libye : démission de quatre ministres 57:10
 23 – Finlande : adhésion à l’OTAN ? 01:01:29
 24 – Bouclier anti-missile et armes nucléaires 01:07:54
Economie :
 25 – Greenspan pour l’étalon or 01:12:50
 26 – Rifkin et Toffler 01:25:32
 27 – Nassim Nicholas Taleb 01:28:46
Culture :
 28 – Journal Rupture 01:30:10
 29 – Mort de Maurice Dantec 01:30:51
 30 – Disparition de Michael Cimino 01:39:28
 31 – Conseil de lecture 01:54:36
 32 – Initiatives 01:57:48

Le vrai Nelson Mandela : l’icône et le néant. Avec Bernard Lugan pour l'Afrique Réelle.


(0)
532 Vues
0 commentaire
01.01.2015

Né le 18 juillet 1918 dans l’ancien Transkei, mort le 5 décembre 2013, Nelson Mandela ne ressemblait pas à la pieuse image que le politiquement correct planétaire donne aujourd’hui de lui. Par delà les émois lénifiants et les hommages hypocrites, il importe de ne jamais perdre de vue les éléments suivants :
 1. Aristocrate xhosa issu de la lignée royale des Thembu, Nelson Mandela n’était pas un "pauvre noir opprimé". Eduqué à l’européenne par des missionnaires méthodistes, il commença ses études supérieures à Fort Hare, université destinée aux enfants des élites noires, avant de les achever à Witwatersrand, au Transvaal, au cœur de ce qui était alors le "pays boer". Il s’installa ensuite comme avocat à Johannesburg.
 2. Il n’était pas non plus ce gentil réformiste que la mièvrerie médiatique se plait à dépeindre en "archange de la paix" luttant pour les droits de l’homme, tel un nouveau Gandhi ou un nouveau Martin Luther King. Nelson Mandela fut en effet  et avant tout un révolutionnaire, un combattant, un militant qui mit "sa peau au bout de ses idées", n’hésitant pas à faire couler le sang des autres et à risquer le sien.
 3. Il n’était pas davantage l’homme qui permit une transmission pacifique du pouvoir de la "minorité blanche" à la "majorité noire", évitant ainsi un bain de sang à l’Afrique du Sud. La vérité est qu’il fut hissé au pouvoir par un président De Klerk appliquant à la lettre le plan de règlement global de la question de l’Afrique australe décidé par Washington.
 4. Nelson Mandela n’a pas permis aux fontaines sud-africaines de laisser couler le lait et le miel car l’échec économique est aujourd’hui  total.
 5. Nelson Mandela a également échoué politiquement car l’ANC connaît de graves tensions multiformes entre Xhosa et Zulu, entre doctrinaires post marxistes et "gestionnaires" capitalistes, entre africanistes et partisans d’une ligne "multiraciale". Un conflit de génération oppose également la vieille garde composée de "Black Englishmen", aux jeunes loups qui prônent une "libération raciale" et la spoliation des fermiers blancs, comme au Zimbabwe.
 6. Nelson Mandela n’a pas davantage pacifié l’Afrique du Sud, pays aujourd’hui livré à la loi de la jungle avec une moyenne de 43 meurtres quotidiens.
 7. Nelson Mandela n’a pas apaisé les rapports inter-raciaux.
 8. Enfin, le mythe de la "nation arc-en-ciel" s’est brisé sur les réalités régionales et ethno-raciales, le pays étant plus divisé et plus cloisonné que jamais, phénomène qui apparaît au grand jour lors de chaque élection à l’occasion desquelles le vote est clairement "racial", les Noirs votant pour l’ANC, les Blancs et les métis pour l’Alliance démocratique.
En moins de deux décennies, Nelson Mandela, président de la République du 10 mai 1994 au 14 juin 1999, puis ses successeurs, Thabo Mbeki (1999-2008) et Jacob Zuma (depuis 2009), ont transformé un pays qui fut un temps une excroissance de l’Europe à l’extrémité australe du continent africain, en un Etat du "tiers-monde" dérivant dans un océan de pénuries, de corruption, de misère sociale et de violences, réalité en partie masquée par quelques secteurs ultraperformants, mais de plus en plus réduits, le plus souvent dirigés par des Blancs.
Pouvait-il en être autrement quand l’idéologie officielle repose sur ce refus du réel qu’est le mythe de la "nation arc-en-ciel" ? Ce "miroir aux alouettes" destiné à la niaiserie occidentale interdit en effet de voir que l’Afrique du Sud ne constitue pas une Nation mais une mosaïque de peuples rassemblés par le colonisateur britannique, peuples dont les références culturelles sont étrangères, et même souvent irréductibles, les unes aux autres.
Le culte planétaire quasi-religieux aujourd’hui rendu à Nelson Mandela, le dithyrambe outrancier chanté par des hommes politiques opportunistes et des journalistes incultes ou formatés ne changeront rien à cette réalité...

Histoire de l'Afrique du Sud. Avec Bernard Lugan sur la Radio Chrétienne Francophone.


(0)
455 Vues
0 commentaire
2010

La longue durée montre que l'Afrique du Sud n'est pas LA "Nation arc-en-ciel" dans laquelle les déterminismes raciaux auraient disparu, mais l'assemblage artificiel de plusieurs peuples, aux intérêts souvent contradictoires, réunis par le colonisateur britannique à la suite de nombreuses guerres.
Loin de la vision idyllique présentée par les médias, la réalité sud-africaine est tragique : près de deux décennies après l'accession au pouvoir d'une "majorité noire", l'Afrique du Sud cesse en effet peu à peu d'être une excroissance de l'Europe à l'extrémité australe du continent africain pour devenir un État du "tiers-monde".

Histoire de l'Afrique du Sud, par Bernard Lugan.


(0)
432 Vues
0 commentaire
2010

La longue durée montre que l'Afrique du Sud n'est pas LA « Nation arc-en-ciel » dans laquelle les déterminismes raciaux auraient disparu, mais l'assemblage artificiel de plusieurs peuples, aux intérêts souvent contradictoires, réunis par le colonisateur britannique à la suite de nombreuses guerres. Loin de la vision idyllique présentée par les médias, la réalité sud-africaine est tragique : près de deux décennies après l'accession au pouvoir d'une « majorité noire », l'Afrique du Sud cesse en effet peu à peu d'être une excroissance de l'Europe à l'extrémité australe du continent africain pour devenir un État du « tiers-monde ».

Afrique du Sud : permanences et changements. Avec Pierre-Olivier Sabalot sur Méridien Zéro.


(0)
532 Vues
0 commentaire
13.06.2010

Un essai de mise en perspective de la situation sociale et ethnique en Afrique du Sud, afin de comprendre la complexité des réalités du pays.