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Si la plupart des groupes d'écrivains revendiquent leur appartenance à un mouvement – que l'on songe au naturalisme de Zola et Maupassant, à la Négritude de Césaire et Senghor, ou encore au Nouveau Roman de Sarraute et Robbe-Grillet –, les hussards dénotent profondément car leur unité repose plus sur ce qu'ils ne sont pas que sur ce qu'ils sont.
En effet, ils ne constituent pas une école littéraire (tiré du Hussard bleu, leur nom leur a été attribué malgré eux), ils n'épousent pas les idéaux de leur époque (l'humanisme de Camus et l'existentialisme de Sartre), ils ne se reconnaissent pas dans le monde dans lequel ils évoluent (leur difficulté d'être les rapproche du romantisme) et, enfin, ils n'acceptent pas la bien-pensance marquant l'après-guerre (ils réhabilitent des auteurs controversés comme Céline).
L'écriture contestataire et le style frondeur des hussards ne fait donc aucun doute, et c'est ce qui les rassemble. De la Libération à la fin de la guerre d'Algérie, Roger Nimier, Antoine Blondin et Jacques Laurent, leurs chefs de file – rejoints plus tard par Michel Déon –, publient nombre d'essais, de pamphlets, d'histoires d'amour et de romans d'aventure. Ces jeunes auteurs désinvoltes et insouciants produisent une œuvre considérable d'une richesse absolue, marquant ainsi profondément et durablement la France des années 1950.
Émission du "Libre Journal de la Jeunesse", animée par Hugues Sérapion.


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En 1988, Antoine Blondin acceptait de se raconter : rendez-vous était pris dans un café pour l'occasion. Evidemment dans un café, car comme l'on sait, Blondin vivait, buvait et écrivait dans les cafés. Les dérives éthylique de cet auteur, également brillant journaliste, ont d'ailleurs donné naissance à une mythologie germanopratine de leveurs de coude.
Il se livre ici au travail de la mémoire, mais aussi à celui de l'oubli. Quelqu'un de rare, Antoine Blondin. Quelqu'un de Bien. L'écouter, c'est déjà commencer à le lire.
Une émission conduite par Pierre Assouline.


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Antoine Blondin était un paladin, c'est-à-dire un chevalier courageux et généreux. Mais aussi un troubadour, un joyeux compagnon, drôle, taquin et volontiers provocateur.
Par petites touches, Alain de Chantérac brosse le portrait d'un "blessé de la vie" qui, derrière les excès publics, cachait une belle âme.
"Le problème avec la postérité, c'est qu'il faut mourir", disait Blondin. Il a donc fini par tirer sa révérence. Sans s'éloigner jamais de nos coeurs.
Émission du "Libre Journal de Lumière de l'espérance", animé par Alain Sanders.


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