Le travail entre aliénation et émancipation. Avec Christophe Dejours pour le Groupe vaudois de Philosophie à Lausanne.


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05.05.2018

Aliénation, suicide : on sait que le travail peut produire le pire. Mais qu'il puisse aussi générer le meilleur, qu'il puisse être facteur d'accomplissement de soi et d'émancipation, une majorité de gens en doutent encore. C'est pourtant la voie explorée par Christophe Dejours qui nous propose, grâce à une nouvelle théorie du travail, de penser politiquement l'organisation de celui-ci.
Il nous montre que le travail de production est une épreuve pour la subjectivité tout entière d'où peuvent émerger de nouvelles habiletés, à la condition toutefois que cette épreuve soit relayée par un deuxième travail, de soi sur soi, ou de transformation de soi.
Mais l'organisation du travail a aussi des incidences qui vont bien au-delà du seul monde du travail. Au travail, on peut en effet apprendre le respect de l'autre, la prévenance, la solidarité, la délibération, les principes de la démocratie. On peut aussi y apprendre l'instrumentalisation de l'autre, la duplicité, la déloyauté, le chacun-pour-soi, la lâcheté, le mutisme.
De sorte que l'organisation du travail s'offre toujours comme un lieu d'apprentissage de l'implication ou de la désertion des espaces politiques...

La critique radicale : Francis Cousin répond aux questions d'un lecteur.


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02.2018

C'est dans un élan de pensée radicale que Francis Cousin répond aux interrogations de son interlocuteur.
La philo-analyse contre la triade psychologie/psychanalyse/psychiatrie, le problème des miracles ou des pseudo-sciences du point de vue de la lutte des classes, le message du Christ : autant de sujet qui doivent nous ramener à l'être de la communauté et du communisme et à son déchirement en l'ordre marchand.
Une invitation à la conscience radicale.

Guy Debord, une critique radicale du Spectacle et du Capitalisme. Avec Benoit Bohy-Bunel et Sylvain Quissol à Montpellier.


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22.10.2016

"Toute la vie des sociétés dans lesquelles règnent les conditions modernes de production s'annonce comme une immense accumulation de spectacles."
Debord détourne la première phrase du Capital, en remplaçant le terme de "marchandises" par celui de "spectacles". Il se rattache donc explicitement à la théorie marxienne de la valeur, et son concept de spectacle doit être compris comme un complément à l'analyse marxienne de la marchandise.
C'est en revenant sur les productions théorique et pratique de Guy Debord que Benoit Bohy-Bunel et Sylvain Quissol nous invitent à en rédécouvrir le caractère fondamentalement critique.

Henri de Lubac et le drame de l'humanisme athée. Avec Georges Chantraine à l'Institut Philanthropos.


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15.11.2007

Georges Chantraine, père jésuite belge, a été l'élève, ami et disciple du cardinal Henri de Lubac.
Ce dernier, théologien jésuite qui sentit d'abord le soufre au point d'être interdit d'enseignement, fut ensuite nommé expert au concile Vatican II.
L'importance de son oeuvre théologique n'est plus remise en cause par personne aujourd'hui, et Georges Chantraine en a été l'exécuteur testamentaire. Il lui est revenu -entre autres- la lourde tâche de trier et éditer tous ses écrits.
Il a également consacré de longues années à une biographie exhaustive en deux volumes du cardinal, dans laquelle il relate bien sûr la longue existence du père de Lubac mais explique également l'importance majeure de son apport à la théologie et l'influence qu'il exerça sur le concile.
C'est de tout ce travail dont il nous parle ici.

Francis Cousin : entretien pour le Cercle Marx.


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28.10.2016

C'est autour d'un bon verre de vin et par une belle journée ensoleillée que Francis Cousin, docteur en philosophie et auteur de la Critique de la société de l'indistinction et de L’Être contre l'Avoir, nous expose les fondements de la critique radicale du faux omniprésent et de l'avènement de la communauté de l'Être.

 00'00 : fétichisme de la marchandise et indistinction, indistinction et antiracisme.
 19'30 : communautés de l'Être et sociétés de l'aliénation marchande, Heidegger, oubli de l'être et être générique, aliénation politique (extrême gauche et extrême droite), immigration et Gauche du Capital, critique de la déformation idéologique de Marx, critique de l'anarchisme.
 41'22 : la question Juive et la critique de l'émancipation politique, vie et misère de Marx, l'auto-invalidation du Capital et la baisse tendancielle du taux de profit, critique de la science, Bordiga, le communisme universel, la soif de pouvoir, Arminius et Clovis, Marx contre Proudhon, critique de Kant, critique de Max Scheler, critique de la sociologie, analyse historique de la paysannerie catholique et considérations sur l'importance historique du développement dialectique des forces productives, retour sur la question Juive.

Présidentielle 2017, Nuit Debout, Capitalisme : Frédéric Lordon répond aux questions des étudiants d'HEC Paris.


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21.09.2016

Sociologue et économiste, fin connaisseur de la pensée de Spinoza, Frédéric Lordon est connu pour ses prises de position intellectuelles et politiques. Membre du collectif des Economistes Atterrés, figure éminente du mouvement Nuit Debout, il vient se confronter à un public qu'il connait bien, puisqu'il est lui-même titulaire du MBA HEC !
Après avoir présenté succinctement sa vision du salariat comme rapport d'aliénation, il évoque tour à tour le mouvement Nuit Debout et l'avenir de la gauche et du capitalisme en général.
Cette conférence constitue une bonne introduction à sa pensée et intéressera tous ceux, détracteurs ou partisans, qui s'intéressent au sens de la politique et à l'avenir de la démocratie.

Sociologie du gamer. Avec Adrien Sajous à L’Heure la plus sombre pour E&R.


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09.01.2017

Pour ce 61e numéro de "L'Heure la plus sombre", Vincent et Xavier reçoivent Adrien Sajous, auteur de Sociologie du gamer, et Marc, militant E&R et ancien gamer.

0'00'00 : Introduction
0'01'00 : Qui est Adrien Sajous ?
0'03'00 : Le jeu vidéo et le rapport social
0'08'00 : Le capitalisme produit le virtuel
0'12'00 : Les FPS, c’est quoi ?
0'14'00 : La liberté dans les jeux vidéos
0'19'00 : Le virtuel comme drogue ?
0'26'00 : Le fétichisme de la marchandise
0'28'30 : Les jeux sont-ils un art ?
0'31'40 : Une critique de notre monde
0'34'00 : La mobilité du point de vue
0'39'40 : La fonction politique du jeu vidéo
0'43'00 : De la violence dans les jeux vidéos
0'47'07 : Le e-sport, un sport ?
0'49'50 : Comment sortir du gaming ?
0'56'15 : E&R, la lecture, des issues possibles au jeu

De la crise du capital au virtuel intégral. Avec Adrien Sajous chez E&R à Dijon.


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21.05.2017

Notre ennui est tel qu'il finit par devenir un nouveau marché solvable, une perspective de croissance. Car dans une société gouvernée par le capital, c’est bien de l’ennui que les jeux vidéo tirent leur attrait et leur profit.
Ainsi, le capital crée le remède, immédiat, mais chimérique, à la maladie qu’il a lui-même engendrée par le désenchantement du monde, sa soumission à l’économie, le délitement des solidarités naturelles, la concurrence acharnée et la solitude qui l’accompagne. Suivant sa nature profonde, il récupère tout, le digère et en extrait des produits ; le jeu vidéo n’échappe pas à cette loi.
Mais les jeux en ligne dont il est question dans cette conférence vont beaucoup plus loin : alors qu’ils semblent proposer une échappatoire à une réalité dont on n’arrive plus à se saisir, ils n’en sont que des avatars qui, par leur simplicité d’accès, le rétablissement de communautés et de rôles sociaux, donnent l’illusion de vivre.
Au cours de son voyage, le gamer découvrira les mêmes émotions et réalités sociologiques qu’in real life, celles derrière lesquelles il soupire, mais également celles dont il cherche à se soustraire : solidarité, stratégie de groupe, objectif commun, amitié peut-être, mais aussi trahison, volonté de domination, désignation d’un bouc émissaire, perversion. Et tout au bout, le vide.
Adrien Sajous, ancien gamer, titulaire d’un BTS industriel et d’une licence en Sciences humaines et sociales, développe une analyse entière et radicale du fonctionnement du virtuel à travers sa substance capitaliste, devenue à ses yeux nécessité.