L'idée de Progrès. Avec Alain de Benoist et Frédéric Rouvillois sur Radio Courtoisie.


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09.02.2011

C’est à une véritable archéologie de la modernité que se livre Alain de Benoist et Frédéric Rouvillois dans cet entretien croisé : contrairement aux idées reçues, le "Progrès" n’est pas né avec les Lumières, mais au XVIIe siècle, avec la nouvelle philosophie, l’apparition du déisme et la diffusion de l’ "esprit bourgeois". De Bacon à l’abbé de Saint-Pierre, il devient une philosophie de l’histoire et, conformément à son inspiration cartésienne et mécaniste, prétend à une cohérence totale.
Ses défenseurs définissent désormais le Progrès à partir du modèle de la Machine : comme un mouvement global de perfectionnement que caractérisent sa forme linéaire, sa nécessité radicale et sa permanence. Ce faisant, ils peuvent ainsi le transposer au réel.
Au même rythme que la raison, la morale, le bonheur ou l’Etat sont appelés à progresser. L’histoire, enfin dotée d’un sens, devient ainsi le lieu où pourra s’accomplir la promesse de Descartes : l’homme, parfaitement libre et tout-puissant, sera bientôt "maître et possesseur de la nature".
Une démystification érudite et acérée, dévoilant les retombées contraignantes des utopies.

Un parcours intellectuel : Alain de Benoist pour le Cercle Kritik.


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07.2016

Alain de Benoist, qu'on a longtemps présenté comme le chef de file de la "Nouvelle Droite", reste aujourd'hui mal connu. Intellectuel atypique, qui a toujours voulu être fidèle à la pensée critique, il appartient au petit nombre des penseurs français étudiés à l'étranger. En France, il reste ostracisé dans certains milieux, qui ne l'ont généralement pas lu. Trop de malentendus sont venus brouiller la perception de son oeuvre. Cet entretien est l'occasion de les dissiper.
Un échange qui permet à Alain de Benosit de revenir entre autres sur son parcours militant, la formation du GRECE, ses activités de publications ainsi que les thèses qu'il a défendu au cours de sa vie. Des hommes et des idées, des livres et des rencontres. Le tout esquissant la physionomie de l'époque et le visage de l'auteur.

La figure de Julien Freund. Avec Alain de Benoist sur Radio Courtoisie.


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16.02.2008

Qu’est-ce que la politique ? Quels sont ses moyens ? Sa finalité ? C’est à ces questions que le sociologue et le théoricien du politique Julien Freund, prolongateur de l'oeuvre de Carl Schmitt, s’est employé à répondre tout au long de sa vie.

Comment analyser le modèle américain ? Avec Alain de Benoist, Arnaud Guyot-Jeannin, Thibault Isabel, Olivier Dard et Philippe Immarigeon chez Arnaud Guyot-Jeannin sur Radio Courtoisie.


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05.04.2016

Il y a une vieille rivalité entre la France et les États-Unis. Nous vilipendons leur mentalité de cow-boys, leur matérialisme outrancier, leur inculture crasse et leur puritanisme, tandis qu’eux ironisent sur notre arrogance nationale, nos airs d’aristocrates et notre jacobinisme centralisateur.
Les beaux esprits voudraient étouffer nos désaccords au nom d’une grande concorde occidentalo-mondialiste. Mais ce serait faire bien peu de cas de la géopolitique. Nul ne peut nier le rôle joué par l’Amérique dans les tensions mondiales actuelles. La notion d’anti-américanisme est surtout utilisée par les défenseurs du système en place, qui sont nombreux dans les médias.
Le capitalisme étant dominé depuis un siècle par les États-Unis, il n’est pas étonnant que les représentants les plus éminents du monde libéral se sentent solidaires de l’Amérique, d’une façon presque corporatiste, ou pour mieux dire classiste. Ils sont solidaires de la Nouvelle Classe des élites globalisées, qui n’est pas exclusivement américaine, tant s’en faut, et qui l’est même de moins en moins, mais dont les États-Unis constituent depuis longtemps la figure tutélaire.

Des animaux et des hommes. Avec Alain de Benoist sur Radio Courtoisie.


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30.03.2011

En 1755, dans son Trai­té des ani­maux, Con­dil­lac éc­ri­vait : "Il se­rait peu cu­rieux de sa­voir ce que sont les bêtes, si ce n’était pas un moyen de sa­voir ce que nous som­mes". De­puis l’An­tiqui­té, le re­gard por­té par l’homme sur le vi­vant nour­rit une in­ter­ro­ga­tion qui, au fil des siècles, de­puis Aris­tote jusqu’à Des­cartes, puis jusqu’à nos jours, a sus­ci­té une mul­ti­tude de dé­bats phi­lo­so­p­hiques, scien­ti­fiques, idéo­lo­giques et re­li­gieux. A date ré­c­ente, le dé­ve­lop­pe­ment de la re­c­herche a con­duit à se de­man­der si les ani­maux ne sont pas des per­sonnes. Il s’agit en fin de compte de sa­voir quelle est la place de l’homme dans la na­ture.
Kon­rad Lo­renz di­sait que ceux qui re­fusent d’ad­mettre que l’homme est un ani­mal ont tort, mais que ceux pour qui il n’est rien d’autre qu’un ani­mal ont tort éga­le­ment. Entre les hommes et les ani­maux, y a-t-il une dif­fé­r­ence de na­ture ou une dif­fé­r­ence de de­g­ré ? Par rap­port aux so­cié­tés ani­males, quelle est la spé­c­i­fi­ci­té des so­cié­tés hu­mai­nes ? Plus gé­né­ra­le­ment, com­ment faut-il com­p­rendre la façon dont s’ar­ti­culent la na­ture et la cul­tu­re ? Quelles leçons ti­rer des plus ré­c­entes dé­cou­vertes scien­ti­fiques ? Peut-on en­core je­ter les bases d’une vé­ri­table an­th­ro­po­lo­gie phi­lo­so­p­hique ? C’est à ces ques­tions que s’ef­force de ré­pondre Alain de Benoist.

Les Cahiers du Cercle Proudhon et la trajectoire d'Edouard Berth. Avec Alain de Benoist sur Radio Courtoisie.


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27.09.2007

Alain de Benoist revient sur le processus de création des Cahiers du Cercle Proudhon durant les années 1912-1913, créés par des militants venant du nationalisme et du syndicalisme et se revendiquant à la fois de Sorel, de Proudhon et d'un Maurras qui n'avait pas encore rejoint les rangs de la réaction. Cet épisode étant un exemple type du nationalisme-révolutionnaire du début du siècle.
La trajectoire d'Edouard Berth, contributeur essentiel des Cahiers et incarnation du révolutionnaire conservateur, est également évoquée à la faveur de la réédition de son célèbre ouvrage Les Méfaits des Intellectuels.

Dominique Venner et la Guerre de Sécession. Avec Alain de Benoist sur Radio Courtoisie.


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01.12.2015

Dans l'aube dorée du 12 avril 1861 éclate le premier obus de la guerre de Sécession. De part et d'autre, on croit à une guerre courte, fraîche et joyeuse. Ce conflit durera quatre ans. Ce sera le plus sanglant de toute l'histoire américaine. Les pertes seront supérieures d'un tiers à celles des Américains durant la Seconde Guerre mondiale, 618.000 contre 417.000, pour une population sept fois moins nombreuse.
En 1861, les États-Unis ne forment pas une seule nation, mais deux qui sont parfaitement distinctes, le Sud et le Nord. Tout les oppose : le peuplement, les traditions, la civilisation, le climat, l'économie.
L'histoire que conte Dominique Venner est celle de la naissance de la nation sudiste, puis de sa résistance à l'agression du Nord industriel, et enfin celle de son meurtre délibéré. C'est l'histoire vraie d'Autant en emporte le vent. On y retrouve les blanches plantations assoupies dans leur écrin de magnolias, les champs de coton et la douceur de vivre, les gentlemen raffinés et les jeunes filles en crinoline. On assiste au calvaire du Sud, Gettysburg, Atlanta, Appomatox. La résolution de Jefferson Davis, le génie militaire du général Lee, la fougue de Stonewall Jackson ou de Beauregard, l'audace des forceurs de blocus, la témérité des raids de cavalerie, l'héroïsme des femmes sudistes ne pourront rien contre la supériorité écrasante du Nord et sa volonté de conquête.
Le Sud, moins peuplé que la Suisse d'aujourd'hui, succombera sous le nombre, mais son rêve assassiné continue de vivre dans le coeur des hommes généreux.

Quelle place doit occuper l'Islam en France ? Avec Alain de Benoist, Pierre Manent, Thibaud Collin et Christian Brosio chez Arnaud Guyot-Jeannin sur Radio Courtoisie.


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17.11.2015

Après les vagues d’immigration d’après-guerre, nous avons connu un "islam en France", puis un "islam de France". Allons-nous finalement aboutir à un "islam français" ? Et si oui, selon quelles modalités ?
C'est le problème que pose Pierre Manent dans son dernier livre Situation de la France, soit la question d’un projet commun qui serait assez mobilisateur pour susciter chez chacun la volonté de s’y associer...

Émission du "Libre Journal des enjeux actuels", animée par Arnaud Guyot-Jeannin.