Mise en question de l'idée de progrès. Par Alain Gras et Christian Laval à Canal Académie.


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16.12.2007

S’appuyant sur leurs récentes parutions, "Le choix du feu. Aux origines de la crise climatique" d’Alain Gras et "L’homme économique, essai sur les racines du néo-libéralisme" de Christian Laval, ces deux auteurs se rejoignent pour critiquer le capitalisme triomphant érigé comme seule vérité sociale et seule réalité possible.

L'émission est conduite par Jean-Louis Chambon.

Domination et systèmes techniques. Avec Alain Gras au séminaire Sophiapol.


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04.02.2013

C'est dans le cadre du thème global "Les conceptions contemporaines de la domination" qu'Alain Gras s'interroge sur les liens entre systèmes techniques et effets de domination. Il aborde le sujet d’un point de vue socio-anthropologique afin d’en éclairer les enjeux sociaux et politiques.

Une nouvelle ère écologique ? Avec Alain Gras et Stéphane Lavignotte au Théâtre des idées du Festival d'Avignon.


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20.07.2012

L'écologie est en panne, dit-on. La crise économique l'aurait reléguée au rang des préoccupations subalternes. Pourtant, la biodiversité est plus que jamais menacée et les effets de la pollution sur la santé sans cesse démontrés. Du tarissement des énergies fossiles au réchauffement climatique, l'activité humaine modifie la géophysique de la planète. Faut-il soutenir la perspective d'une croissance durable, favoriser l'émergence d'un green deal, d'un capitalisme vert, ou bien sortir du mirage d'une certaine idée de la croissance technoscientifique ? Anthropologue des techniques, Alain Gras démontre que notre monde technique fondé sur la puissance de l'énergie fossile n'était pas inéluctable. À partir du XIXe siècle, le progrès mécanique abandonne, peu à peu, les énergies naturelles au profit de la puissance thermique, qui permet la réalisation d'un fantasme d'origine européenne, celui de la maîtrise de la nature. Depuis le milieu du XIXe siècle, nous ne sommes plus dans une société industrielle, mais dans une civilisation thermo-industrielle qui utilise la chaleur comme principal moyen de son efficience. La contrepartie de ce développement ne peut donc se concevoir que dans un renversement de perspective socio-technique et dans une autre éthique. La technique n'est pas un instrument de domination, d'appropriation de la nature, elle est ou était un moyen de communication, de dialogue avec cette nature. C'est d'abord cet imaginaire qu'il faut retrouver. Bien sûr, elle va de pair avec le choix de technologies simples, robustes, recyclables, adaptées à leur environnement et aux usages des populations. Technologies que les pays émergents pourraient mettre en place encore plus vite que les pays riches parce que le savoirfaire est encore présent. Telle est, selon Alain Gras, la nécessité de la décroissance dans sa dimension universelle que Stéphane Lavignotte, pasteur et essayiste, explore et examine de façon critique dans le sillage d'André Gorz ou de Serge Latouche. La décroissance est-elle soutenable ? Un débat par temps de crise.

Technologie et Utopie. Avec Alain Gras à la Sorbonne.


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29.03.2008

Comment arrêter le Progrès sans être réactionnaire ?
Alain Gras revient sur les "contingences historiques" qui auront permis une polarisation des techniques axées sur l’utilisation des énergies thermiques et les décrit comme un piège.
Séminaire intitulé "André Gorz – Décroissance – Utopie" organisé par la revue ENTROPIA.

La mythologie du progrès. Avec Alain Gras au colloque sur la décroissance soutenable à Lyon.


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27.09.2003

Alain Gras, un des rares intellectuels à s'intéresser à l'histoire de la technique, porte une conception du monde non évolutionniste et non linéaire, qui ouvre un espace de respiration.
Car selon l’histoire officielle, le silex conduirait au couteau, la noria à la pompe à moteur, le feu au nucléaire : telle seraient les étapes d’une évolution inéluctable dont l’aboutissement serait invariablement nos sociétés industrielles. C’est cette idée somme toute très naïve du "on n’arrête pas le progrès", autrement dit de la fatalité de la technique, qu’analyse et démonte Alain Gras.
En effet, sommes-nous inéluctablement condamnés à toutes ces inventions qui conduisent à fragiliser nos conditions de vie ?
Non ! L’homme reste libre face aux choix techniques.

Le mythe du progrès et du temps linéaire. Avec Alain Gras et Jacques Grinevald aux "3èmes Rencontres de Socio-Anthropologie" de Grenoble.


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21.01.2011

Nous sommes désormais dans l'ère de l'anthropocène avec une humanité devenue la principale cause des modifications de l'équilibre de la planète. Selon Alain Gras, la révolution industrielle n'a pas débuté au 18è siècle comme l'expliquent les manuels d'histoire, mais à la moitié du 19è siècle avec l'utilisation du feu comme source d'énergie. Le développement exponentiel de la civilisation technicienne ne concerne qu'un intervalle de temps très réduit.
Notre société se définit par la religion du progrès et le mythe d'un temps linéaire, en remplacement de la conception cyclique du temps des traditions qui nous ont précédé. Or, défend Alain Gras, tout est cyclique.
A l'inverse, notre modèle de développement se fonde sur la linéarité, laquelle se traduit par une exploitation des ressources énergétiques et minières non renouvelables jusqu'à leur épuisement, à l'inverse des sociétés traditionnelles ou de l'écosystème qui fonctionnent sur une architecture en boucle, répétable à l'infini.
Ainsi, le système économique actuel s'approche inéluctablement de son terme. La décroissance, cette tendance politique très minoritaire pour le moment, s'imposera par simple nécessité.