La reproduction du capital. Avec Alain Bihr pour le séminaire Marx au XXIème siècle.


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17.01.2009

Il est grand temps de se remettre à lire Marx. Ou plutôt de se mettre à le lire, maintenant que l'on est heureusement débarrassé de la masse des commentaires, hostiles ou favorables, qui ont trop longtemps interdit ou biaisé l'accès direct à son œuvre. Celle-ci se révèle alors étonnamment actuelle, capable d'éclairer les processus fondamentaux qui façonnent et transforment notre monde.
C'est une telle (re)lecture que propose Alain Bihr, en la centrant sur le concept de reproduction du capital, qui se situe à l'horizon de la pensée de Marx. Il montre ainsi que ce concept est le point de convergence de toute une série de lignes de force mais aussi de lignes de fuite de cette dernière ; le point à partir duquel l'unité de la critique marxienne de l'économie politique peut s'apercevoir et se concevoir, mais à partir duquel aussi les insuffisances de cette critique se révèlent et les raisons de son inachèvement s'expliquent ; le point à partir duquel enfin le dépassement de cette critique peut s'envisager, en ouvrant sur le projet d'une théorie générale du capitalisme, d'une critique d'ensemble de la civilisation du capital.
Développant une approche à la fois pédagogique et originale du Capital, Alain Bihr s'adresse aussi bien à ceux qui se proposent de (re)découvrir Marx qu'à ceux qui ont envie de s'appuyer sur lui pour penser par eux-mêmes, y compris contre lui.

Du socialisme au populisme, une critique des idéologies politiques des intellectuels de gauche. Avec Armel Campagne et Sylvain Quissol sur Radio Libertaire.


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2018

Armel Campagne et Sylvain Quissol nous proposent une émission de critique des idéologies politiques portées par les intellectuels de gauche, du socialisme au populisme, des sociaux-démocrates allemands aux mélenchonistes et des bolchéviques aux bureaucrates syndicaux.
En s'appuyant principalement sur les livres Le socialisme des intellectuels de Jan Waclav Makhaïski, L'encadrement capitaliste d'Alain Bihr et Marxisme et philosophie de Karl Korsch, ils analysente les différentes idéologies contemporaines de classe moyenne et dénoncent l'encadrement autoritaire des luttes sociales qui se fait au nom du "savoir" des bureaucrates, techniciens et autres intellectuels.
In fine, ce projet politique repose sur le postulat d'un Etat et d'une technologie neutres et constitue un paternalisme autoritaire vis-à-vis des prolétaires.

Émission "Sortir du capitalisme".

Pourquoi et comment (re)lire le Capital aujourd'hui ? Avec Alain Bihr à la Sorbonne pour le séminaire Marx au XXIème siècle.


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30.11.2013

Le Capital a la réputation d'être une oeuvre difficile. La première ambition d'Alain Bihr est de convaincre le lecteur qu'elle n'est pourtant pas inabordable. Il se propose de nous la faire découvrir en le parcourant en entier, sans le réduire comme il est d'usage à son seul premier Livre.
Car il est important de lire Le Capital de manière suivie et exhaustive afin de comprendre les concepts qui y sont développés dans l'ordre même où Marx les a exposés, depuis la marchandise jusqu'aux formes les plus complexes du capital.
Un dispositif d'exposition qui est essentiel à leur compréhension et qui pourtant, trop souvent, n'a pas été respecté par les commentateurs et les critiques.
La restitution de l'oeuvre dans sa logique ne permet pas seulement d'en comprendre la remarquable cohérence. Elle en fait surtout saisir le sens profond, inscrit dans le sous-titre de l'ouvrage : Critique de l'économie politique. Une critique qui ne se réduit nullement à celle de la science économique mais qui vise, plus fondamentalement, ce "monde à l'envers" qu'est le capitalisme, dans lequel les choses (sous forme de marchandise, d'argent, de capital) commandent aux hommes et se dressent en face d'eux comme des divinités barbares qui exigent de nouveaux sacrifices humains.
Alors se révèle la radicalité du projet qui sous-tend tout Le Capital : renverser ce "monde à l'envers", redonner à l'humanité les moyens de se rendre maîtresse de ses propres conditions d'existence.

Le fétichisme dans "Le Capital". Par Alain Bihr au séminaire "Marx au XXIème siècle".


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27.11.2010

Rares sont les lecteurs et les commentateurs du Capital qui ont su y relever la présence du concept de fétichisme.
Alain Bihr commence par rappeler la définition marxienne générique du fétichisme de la valeur par le double mouvement de réification des rapports de production par confusion de ces rapports avec leurs supports matériels et de déification (de personnalisation surhumaine) consécutive de ces mêmes supports, et montrera ensuite comment la critique de ses différentes formes et figures court tout le long du Capital, depuis le fétichisme de la marchandise jusqu’à la fameuse formule trinitaire Terre–Capital–Travail.
Le conférencier s’interrogera enfin sur les raisons de l’escamotage de ce fil conducteur, en montrant qu’il tient essentiellement à la méconnaissance du sens profond et radical de la "critique de l’économie politique" par Marx.
En effet, le concept de fétichisme s’insère dans une constellation conceptuelle plus large, permettant d’appréhender la contradiction sujet/objet et de se situer de fait au cœur de la critique marxienne de la praxis sociale.
Conférence donnée dans le cadre du séminaire "Marx au XXIème siècle. L'esprit et la lettre", à Paris I.