Mai 68 : était-ce une révolution ? Avec Jacques Cotta à l'Université Populaire d'Évreux.


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11.12.2015

Le 15 mars 1968, Pierre Viansson-Ponté écrit à la "une" du Monde : "La France s’ennuie" ! Dans son papier, il consacre un long paragraphe à la "torpeur" de la jeunesse... Presque deux mois jour pour jour après cet éditorial éclatent les premières manifestations qui ouvriront la voie à la grande grève générale qui ébranlera le pays.
1968, simple révolte existentielle ou véritable crise révolutionnaire ?
Souvenirs… Nostalgie… C’était il y a presque 50 ans et pourtant la grève générale de 68 n’est pas une simple page d’histoire. La grève générale pour les leçons qu’elle dégage est d’une actualité brulante. C’est de cela que nous devons discuter : partir des faits, de la force la grève générale, de l’enjeu, la question du pouvoir, et analyser les réponses politiques apportées, la résistance et la force du mouvement ouvrier et de la jeunesse, et les obstacles dressés sur leur chemin.
Comment la plus puissante grève générale jamais connue dans notre pays a-t-elle terminé, quelques semaines seulement après son éclatement et sa prétention à tout emporter sur son chemin, par l’élection d’une chambre bleue-CRS ? Où donc le gaullisme bonapartiste frappé à mort a-t-il trouvé des ressources pour se survivre ? Quel est le rôle exact joué par les directions ouvrières, syndicales et politiques ?
Autant de réponses nécessaires pour comprendre ce qui hier s’est déroulé, et ce qui aujourd’hui devra être déjoué.

L'impossible entrée dans la vie. Avec Marcel Gauchet au CEPPECS à Bruxelles.


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13.01.2007

La pathologie typique de l’ancien mode d’institution était la névrose, l’intériorisation de l’interdit, la constitution de soi autour de l’autorépression.
La rançon caractéristique du nouveau, c’est l’impossible entrée dans la vie. Son trouble emblématique, ce n’est plus le déchirement intérieur, mais l’interminable chemin vers soi-même.

Adolescence et obsolescence : comment est-il possible de devenir adulte dans un monde jetable ? Avec Bernard Stiegler au CHU de Nantes.


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24.11.2012

Le capitalisme, au XXè siècle, et en vue d’absorber les excédents de la production industrielle, a fait de la libido sa principale énergie en la canalisant sur les objets de la consommation. Or, aujourd’hui, cette captation de la libido a fini par la détruire. Ce fait majeur constitue une immense menace pour la civilisation industrielle et a fortiori pour l'individuation des adolescents.
C'est le problème de la transmission par l'intermédiaire du milieu technique qui est donc ici posée.

L'avènement de l'enfant, du XVIIIe siècle à nos jours. Par Paul Yonnet à la Cité des Sciences.


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19.12.2007

Du milieu du XVIIIe siècle à nos jours, le mortalité maternelle a été divisée par 131, et la mortalité infantile par 69. A présent, dans les sociétés développées, les enfants qui naissent et leurs mères sont assurés de vivre. Cette nouvelle certitude a révolutionné la venue au monde des enfants, et cette transformation, qui rompt avec une condition humaine marquée par la centralité de la mort dans l'expérience quotidienne de la vie, a provoqué l'avènement de l'individu contemporain. L'enfant n'est plus un enfant de renouvellement par anticipation, appelé à s'inscrire, un parmi d'autres, dans une descendance, mais il est un enfant du désir d'enfant, individuellement décidé, à chaque fois un enfant unique appelé à développer une singularité propre dans un monde d'où la mort précoce a été chassée.
L'enfant désiré est le point de rencontre du repli de la mort, déplacée vers la vieillesse, et d'une longue histoire de contention, puis de réduction de la fécondité, un processus propre à l'Europe de l'Ouest qui s'est universalisé.
Paul Yonnet montre comment ces nouvelles conditions d'arrivée au monde des enfants organisent l'infrastructure psychique de l'individu contemporain dès ses premières années, et leurs conséquences sociales, notamment durant l'adolescence.