Philosophie et Histoire. Avec Raymond Aron à la Sorbonne.


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1964

La vérité scientifique se détache de la conscience qui l'a élaborée puisque, à un certain degré d'approximation, elle vaut éternellement. En va-t-il de même pour la reconstitution historique ? L'historien ne s'exprime-t-il pas, lui-même et son époque, dans sa vision du passé ? Est-ce l'homme d'un temps ou un moi transcendantal qui est le sujet de cette science ? Cette dernière est-elle séparable de toute philosophie ? N'est-elle pas solidaire du présent historique et condamnée à changer avec lui ? En d'autres termes la science historique, comme les sciences de la nature, se développe-t-elle selon un rythme d'accumulation et de progrès ou, au contraire, chaque société récrit-elle son histoire parce qu'elle se choisit et recrée son passé ?
Cette analyse devenue classique de l'historicité conduit Raymond Aron à une philosophie historique qui, s'opposant aux synthèses spéculatives en même temps qu'au positivisme, est aussi une philosophie de l'histoire. La philosophie de l'histoire, dit-il, est une partie essentielle de la philosophie, elle en est à la fois l'introduction et la conclusion. Introduction, puisqu'il faut comprendre l'histoire pour penser la destinée humaine, d'un temps et de toujours, conclusion, puisqu'il n'y a pas de compréhension du devenir humain sans une doctrine de l'homme.
Double caractère qui serait contradictoire si l'on se représentait la philosophie selon le schéma des théories déductives, mais qui devient intelligible dès qu'on la rattache à la dialectique de la vie et de l'esprit, qui s'achève dans la conscience de soi de l'être qui se situe dans l'histoire et se mesure à la vérité.

Jacques Bainville et les conséquences politiques de la paix. Avec André Jacques à Cercle Jean-Baptiste Lynch à Bordeaux.


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26.05.2016

Les conséquences politiques de la paix, écrit en 1919 lors de la signature du Traité de Versailles, annonce avec vingt ans d'avance comment les erreurs de jugement des vainqueurs aboutiront au pacte germano-soviétique, à l'invasion de la Pologne, à l'Anschluss et à la seconde guerre mondiale. Il prédit également la scission entre Tchèques et Slovaques, l'éclatement de la Yougoslavie, la renaissance du panslavisme et l'anarchie de la Russie actuelle.
Mais comment Jacques Bainville a-t-il pu faire preuve d'une telle préscience ?
Retour sur la genèse et le contenu de ce "classique de la pensée française en politique internationale" (Georges-Henri Soutou).

Peut-on faire l'histoire du nazisme ? Avec Johann Chapoutot à Paris Sciences&Lettres Research University.


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01.10.2015

Cette question, apparemment simple, est en réalité bien plus compliquée qu'il n'y paraît.
Car si le nazisme surgit d'abord comme réponse à une grave crise économique dans une Allemagne bouleversée par la Première Guerre mondiale, il fascine également une partie des élites européennes, bien au-delà de l'Allemagne. Certaines mesures économiques semblent efficaces : on emprunte sans compter et on réinvestit dans l’aménagement du territoire et l’armement.
Il vient également donner un sens à la guerre aux yeux du peuple allemand : celle-ci est vue comme une lutte pour la survie de la race, ce qui entraîne des massacres effroyables au nom de la protection de la population.
Mais au-delà des faits et des dates, faire l'histoire du nazisme demande une compréhension des mentalités de cette période et une très fine mise en contexte.
Mais comment "comprendre" une telle barbarie ? Et que signifie "comprendre" en histoire ?

Une conférence prononcée dans le cadre du "Cycle Pluridisciplinaire d'Études Supérieures".

Les Accords Sykes-Picot : la question des frontières au Moyen-Orient. Avec Charles Saint-Prot à la Sorbonne.


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13.04.2016

À l’aube de la Première Guerre mondiale, les puissances françaises et britanniques cherchent un moyen d’affaiblir l’empire ottoman, grand allié des Allemands. C’est alors qu’ils encouragent les Arabes, menés entre autres par Hussein Ibn Ali et ses fils, à se révolter contre le joug du califat turc en leur promettant un grand royaume.
Paradoxalement, c’est au même moment que sont signés les accords, initialement secrets, de Sykes-Picot (16 mai 1916), visant à "partager" la région du Moyen-Orient entre les deux puissances européennes en cas de victoire de guerre.
Dès la fin de la guerre, des protectorats sont établis sur leurs régions respectives, et ce malgré l’incohérence totale entre peuples et frontières. Ce tracé nouveau fut remis en question à plusieurs reprises dans l’histoire, notamment à l’ère du nationalisme arabe, et continue de soulever des profonds débats.
Les frontières entre États du Moyen-Orient sont-elles réellement légitimes ? Les réalités nationales s’étant crées sont-elles assez solides pour perdurer dans le temps ? Et qu’en est-il des volontés d’abolition des frontières aujourd’hui, le Moyen-Orient de Sykes-Picot est-il en train de s’essouffler ?

Une conférence organisée par l’association Panthéon-Sorbonne Monde Arabe et le média en ligne Sowt Al Arab.

Les accords Sykes-Picot. Avec Henry Laurens à l'Institut d'Etude des Relations Internationales.


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30.11.2016

Les accords dits Sykes-Picot n’expriment qu’un moment d’un processus diplomatique qui s’étend pour le moins de 1914 à 1923 et qui accompagne la disparition de l’Empire ottoman et la définition des actuels États du Proche-Orient.
L'historien et professeur au Collège de France Henry Laurens nous offre une conférence en deux temps : la première partie, la plus longue, essaie de décrire cette dizaine d’années riches en événements divers.
La seconde, en conclusion, posera la question de savoir si les frontières issues de la première guerre mondiale sont destinées à durer ou si elles sont susceptibles d’être modifiées voire de disparaître.

L'usage des drogues pendant les guerres. Avec Laurent Henninger, Xavier Paulès et Stefan Martens sur France Culture.


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29.10.2015

Les GIs au Vietnam ? tous shootés ! Et la Chine ? le pays de l'opium, bien sûr !
Les rapports que les soldats ont pu entretenir avec les drogues dans l'histoire continuent malheureusement de charier un nombre incalculable de mythes.
Il fallait donc réunir quelques spécialistes pour tenter une approche distancée et raisonnable du phénomène, et le ramener à sa juste proportion.

Emission "La Fabrique de l'Histoire", animée par Emmanuel Laurentin.

La réconciliation des catholiques et de la République pendant la Grande Guerre. Avec Jean Sévillia sur Radio Courtoisie.


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11.11.2014

Pour nos générations nées en temps de paix et baignées dans l’idée européenne, comment comprendre que des millions d’hommes aient bravé la mort pour défendre leur patrie pendant la Grande Guerre ?
Pourtant, c'est bien à la réconciliation de deux Frances que nous avons assisté : le patriotisme était alors fortement intériorisé à l’école de la République comme à l’école catholique, et le conflit armée permit aux français de toutes tendances de se retrouver dans l'enfer des tranchées.
En compagnie de l'historien Jean Sévillia, retour sur ces retrouvailles tragiques, première étape du processus de "brutalisation politique des sociétés européennes" (George Mosse).

Nos chers amis américains. Avec Gabin et Denis pour l'Agence Info Libre.


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2015

L’Agence Info Libre nous propose de nous replonger dans l’histoire de la création des États-Unis d’Amérique.
Comment ce peuple qui n’a qu’une histoire de deux siècles est-il parvenu à contrôler la politique internationale ? En quoi ses idées de liberté et d’égalité peuvent être considérées comme fallacieuses et iniques quand elles sont rapportées aux différents éléments de l’histoire sciemment occultés par les élites depuis la création des États-Unis ? Pourquoi ce pays est-il devenu le chantre du mondialisme, gouverné par des gens qui ne sont élus par personne mais au nom des valeurs démocratiques ?