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Entre 1618 et 1648, l'Europe est en proie à l'une des guerres les plus meurtrières de son histoire, la guerre de Trente Ans. Les premiers heurts éclatent en Bohême en 1618 et ce qui semble au départ n'être qu'un acte de rébellion de nobles contre l'empereur dégénère en un conflit à l'échelle européenne.
Durant trois décennies, le continent est le théâtre de violences sans précédent qui auraient décimé 15 à 20 % de la population du Saint-Empire. Il était alors impératif de poser les règles d'une paix durable ; c'est ce que firent les traités de Westphalie en 1648.
À travers une approche globale de la guerre de Trente Ans, Claire Gantet met en lumière le rôle des hommes et des femmes qui, d'emblée, cherchèrent à limiter et encadrer l'exercice de la force. Une approche qui renouvelle notre compréhension de la violence et de la portée de cette guerre à l'échelle européenne.
Une émission animée par Christophe Dickès.


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Le 16 octobre 1919, l’écrivain, poète et érudit Pierre Louÿs lance l'affaire Corneille-Molière. De nombreux faits troublants indiquent selon lui une collaboration régulière entre les deux hommes. Mêmes rythmes caressants, mêmes tours délicieux dans Amphitryon et Psyché pour ne citer qu'eux...
Alors : Molière a-t-il écrit ses pièces lui-même ? Et si Pierre Corneille lui avait prêté main forte ?
Émission "Au coeur de l'Histoire", animée par Franck Ferrand.


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Le roman national ment. L'identité française ne résulte pas de l'alliance de la bravoure gauloise et de l'administration romaine, le tout couronné par la bonté chrétienne. Pas seulement. Non seulement la France n'a pas seulement été gauloise et romaine, mais la France n'a pas seulement été chrétienne. Le roman national ment. Par omission. Par oubli.
Pacôme Thiellement fais l'exégèse de notre histoire sur ce territoire que nous nous sommes habitués à appeler la France. Celle-ci est subjective, et même très subjective, même l'exposé est aussi rigoureux que possible possible. Alors, comme dirait l'autre, si vous n'aimez pas cette Histoire de France, écrivez la vôtre.


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On connaît bien cette idée que l'on trouve développée à l'infini, qu'elle soit agréée ou contestée : une spécificité politique française voudrait que notre peuple, au rebours des démocraties européennes voisines, aspire toujours à être gouverné par une personnalité qui centraliserait tous les pouvoirs - quitte à ce que, de temps en temps, on lui coupe la tête, symboliquement ou concrètement.
Le style "jupitérien" d'Emmanuel Macron, tel que revendiqué naguère par lui-même, a pu paraître signifier cela, non sans la réplique des gilets jaunes : ceux-là signifiant l'absence de cette ductilité des émotions et des aspirations collectives que les corps intermédiaires permettent ailleurs plus aisément.
C'est en compagnie de l'historien Joël Cornette que nous tentons de comprendre comment s'est constitué l'absolutisme royal en France aux XVIe et surtout XVIIe siècles, afin d'y rechercher de possibles éléments fondateurs de notre modernité. Il ne s'agit pas de forcer le trait, tant les différences sont patentes, dans tous les ordres, d'une époque à l'autre. Mais de débusquer d'éventuelles continuités jusqu'aujourd’hui.
Émission "Concordance des temps", animée par Jean-Noël Jeanneney.


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Fragilisée par les guerres civiles, la société paysanne d'Ancien Régime a subi les attaques d'une bourgeoisie qui lorgne sur ses communaux et rêve de s'enrichir encore.
Ou comment la paysannerie, et plus particulièrement la paysannerie bourguignonne à la lumière des travaux de PIerre de Saint-Jacob, sous les coups de boutoir des "philosophes des Lumières", a perdu 80% de son pouvoir d'achat en un demi-siècle !


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Plus d'un siècle avant les États-Unis et la France, l'Angleterre accomplit ses révolutions politique et sociale pendant le XVIIe siècle. D'abord la première Révolution anglaise - les deux décennies 1640 et 1650, marquées par une "Grande Rébellion" et par un "Interrègne" qui virent l'exécution de Charles Ier, l'instauration de la République, le 'bonapartisme' de Cromwell et la restauration de la monarchie - et la "Glorieuse Révolution" ensuite, celle qui, en 1688 et au terme d'une confrontation sans effusion de sang, remplace sur le trône Jacques II Stuart par Guillaume d'Orange et fonde pacifiquement une monarchie tempérée.
Ces événement ont eu une portée considérable, en facilitant l'accouchement d'un monde moderne caractérisé notamment par son régime parlementaire, son hostilité à l'arbitraire et son attachement irrévocable à la propriété privée. L'occasion de mieux comprendre notre voisin le plus proche et pourtant le plus dissemblable.


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Quel est le rôle de la violence politique et sociale, aux motivations collectives, dans l'histoire ? Les violence politiques, telles que les guerres civiles, ethniques ou religieuses, trouvent toujours des justifications auprès d'une opinion ou de partisans prêts à excuser leurs cruautés au nom d'intérêts supérieurs à ceux des individus, au nom également de mobiles idéologiques, religieux, ethniques ou moraux.
De la Révolution française au choc des civilisations en passant par l'utopie du "doux commerce" et la répression sanglante de la Commune, il ne s'agit pas de disserter sur la nature "juste" ou "injuste" de telles violences, mais d'en examiner les caractéristiques, causes et conséquences à partir d'exemples emblématiques.
Émission du "Libre Journal des historiens", animée par Philippe Conrad.


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Les guerres de religion qui ont ensanglanté le royaume de France nous lèguent de la religion une image de violence et de fanatisme, faisant écho à notre situation contemporaine.
Pourtant dès 1598, grâce à son édit de Nantes, la France a expérimenté un mode de coexistence original entre ses confessions religieuses. C'est la révocation de l'édit de Nantes en 1685 qui a mis fin à ce face-à-face, gommant pour longtemps des esprits la singulière réussite de ces temps d'exception.
Un moment charnière de près d'un siècle mais aussi un temps exemplaire de confrontation pacifique entre tenants de religions différentes, précédant les Lumières.