Capitalisme et révolution industrielle. Avec Michel Beaud pour Avant-Garde Économique.


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01.01.2013

Né de la finance et du négoce dans des cités-États d'Europe, le capitalisme s'est en cinq siècles imposé dans le monde entier, avec les dominations successives de la Hollande, de l'Angleterre, des États-Unis et bientôt de la Chine.
Partout soutenu par l'État, il prône le libéralisme mais pratique le monopole comme la concurrence. La manufacture et l'usine ont été ses premières sources de profit et il en a créé bien d'autres en se diversifiant, depuis les débuts de la révolution industrielle au XVIIIe siècle en Angleterre, puis en Europe continentale et aux Etats-Unis, jusqu'à nos jours.
Simple logique de profit à ses débuts, le capitalisme se perpétue à travers d'incessants changements : création et destruction d'activités et d'emplois, expansions et crises, multiplication des besoins, compétitions technologiques, guerres…
Michel Beaud, dans cet entretien, nous raconte la folle histoire du capitalisme et nous montre quels sont les grands défis qui l'attendent à l'avenir.

La déchristianisation du monde contemporain. Avec Jean de Viguerie à Lauzon.


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22.02.1995

L'historien Jean de Viguerie revient sur trois siècles de déchristianisation en en étudiant, avec un sens du détail révélateur, toutes les étapes religieuse, sociale, morale et politique.
Une démonstration implacable qui nous permet de comprendre le désert spirituel qui définit la situation contemporaine.

Une conférence organisée par le Cercle des Étudiants Catholiques Traditionalistes.

Maurice Barrès et le général Boulanger. Avec Jonathan Sturel et Adrien Abauzit sur Radio Athéna.


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10.01.2020

Maurice Barrès aura été élu, a vingt-sept ans, député boulangiste de Nancy. Comme beaucoup de français d'alors, il voyait dans le général Boulanger l'homme qui pouvait rendre à la France sa fierté et l'intégrité de son territoire.
C'est cette épopée qu'il retranscrit dans L'Appel au soldat, le deuxième volet de sa trilogie du Roman de l'énergie nationale publiée entre 1897 à 1902, et présentée ici par Adrien Abauzit et Jonathan Sturel.

Idées et doctrines de la Contre-révolution. Avec Pierre de Meuse sur Radio Courtoisie.


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16.10.2019

Longtemps caricaturées comme l'expression d'une réaction aveugle condamnée par l'Histoire, les idées de la Contre-Révolution n'ont jamais disparu et retrouvent même aujourd'hui une incontestable actualité.
Alors que la Contre-Révolution a surtout, jusqu'ici, retenu l'attention des historiens de la période concernée et privilégié l'histoire politique ou militaire de mouvements comme les insurrections vendéenne ou sanfédiste, les dissidences carliste espagnole ou migueliste portugaise, Pierre de Meuse s'attache pour sa part à rendre compte de ce qu'étaient les idées sous-jacentes à ces différents phénomènes historiques.
Il nous livre le fruit d'une réflexion ambitieuse, qui ouvre constamment des perspectives nouvelles, aussi originales que stimulantes permettant de révéler ce que la pensée contre-révolutionnaire peut apporter aujourd'hui à la vie des idées.

Émission du "Libre Journal des historiens", animée par Philippe Conrad.

L'origine du roman selon Barbey d'Aurevilly. Avec Pierre Glaudes sur France Culture.


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16.04.2019

Le professeur de littérature française Pierre Glaudes est un spécialiste de la littérature du XIXe siècle. Auteur d'un Esthétique de Barbey d'Aurevilly (Classiques Garnier, 2009), il cherche à replacer Barbey d'Aurevilly dans un horizon esthétique qui lui est propre, sans se laisser porter vers les deux écueils qui seraient pour l'un d'en faire un écrivain régionaliste, pour l'autre de le réduire à un chantre des pulsions du corps.
Il faut également souligner l'influence du brûlant réactionnaire Joseph de Maistre, en qui il trouve une certaine éthique, une morale, mais aussi une philosophie du mal que l'on retrouve dans ses romans, vers une "esthétique de l'intensité". Il faut enfin replacer Barbey en décalage par rapport au courant réaliste de son époque : pour lui, le réel ne se réduit pas au monde physique. Ses romans présentent donc une autre forme de rapport à la réalité, qui hérite également du Don Quichotte de Cervantès et du récit balzacien.

Émission "La Compagnie des auteurs", animée par Matthieu Garrigou-Lagrange.

Le role des francs-maçons pendant la IIIe république. Avec Patrice Morlat sur Radio Courtoisie.


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07.08.2019

Les francs-maçons, sous la IIIe République, sont engagés dans les principales luttes politiques de leur temps – pour l'enseignement public, laïc et obligatoire ; pour la séparation des Églises et de l'État ; contre le Concordat, etc. Ils œuvrent alors à la naissance des grandes lois républicaines et laïques et se font en outre "architectes de l'Empire", jouant un rôle essentiel dans l'expansion coloniale.
L'historien Patrice Morlat examine le rôle et l'influence des loges dans l'évolution des possessions coloniales, leur mise en valeur et le sort des colonisés, mais aussi les relations privilégiées qu'elles entretenaient avec les autorités républicaines.

Émission du "Libre Journal des débats", animée par Charles de Meyer.

Capital et idéologie. Avec Thomas Piketty à l'Université de Genève.


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28.11.2019

Toutes les sociétés humaines ont besoin de justifier leurs inégalités : il faut leur trouver des raisons, faute de quoi c'est l'ensemble de l'édifice politique et social qui menace de s'effondrer. Les idéologies du passé, si on les étudie de près, ne sont à cet égard pas toujours plus folles que celles du présent. C'est en montrant la multiplicité des trajectoires et des bifurcations possibles que l'on peut interroger les fondements de nos propres institutions et envisager les conditions de leur transformation.
À partir de données comparatives d'une ampleur et d'une profondeur considérables, Thomas Piketty retrace dans une perspective tout à la fois économique, sociale, intellectuelle et politique l'histoire et le devenir des régimes inégalitaires, depuis les sociétés trifonctionnelles et esclavagistes anciennes jusqu'aux sociétés postcoloniales et hypercapitalistes modernes, en passant par les sociétés propriétaristes, coloniales, communistes et sociales démocrates. À l'encontre du récit hyperinégalitaire qui s'est imposé depuis les années 1980-1990, il montre que c'est le combat pour l'égalité et l'éducation, et non pas la sacralisation de la propriété, qui a permis le développement économique et le progrès humain.
En s'appuyant sur les leçons de l'histoire globale, il est possible de rompre avec le fatalisme qui nourrit les dérives identitaires actuelles et d'imaginer un socialisme participatif pour le XXIe siècle : un nouvel horizon égalitaire à visée universelle, une nouvelle idéologie de l'égalité, de la propriété sociale, de l'éducation et du partage des savoirs et des pouvoirs.

Arthur de Gobineau, l'homme et l'oeuvre. Avec Jacques Bressler sur Radio Courtoisie.


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20.07.2019

Arthur de Gobineau, né à Ville-d'Avray, a une enfance heureuse et une adolescence vagabonde. En compagnie de sa mère et d'un précep­teur, il découvre la province française, séjourne en Allemagne, devient collégien en Suisse.
Très tôt, se révèlent son goût du savoir et sa passion pour l'Orient. En 1835, il s'installe à Paris avec la volonté de s'illustrer dans les Lettres. Mais sera-t-il poète, romancier ou orientaliste ? Il peine à se faire connaître et, en 1849, entre dans la carrière diplomatique.
Six ans plus tard paraît l'Essai sur l'inégalité des races humaines, interprétation nouvelle de la naissance et de la mort des civilisations, mais aussi révélation du style admirable de Gobineau. Trois ans en Asie (1859) puis Les Religions et les philosophies dans l'Asie centrale (1865) signent une vision prémonitoire des rapports entre l'Europe et le Moyen-Orient. L'Histoire des Perses (1869) vient compléter l'Essai.
Puis, Gobineau crée un nouveau genre littéraire avec les Nouvelles asiatiques, chef-d'oeuvre d'humour et d'érudition. Et, avec Les Pléiades, il développe sa conception élitiste de la vie.
Le travail de Jacques Bressler nous présente un Gobineau adversaire sans complexe des Lumières et de la Révolution, une voix puissante, une vision prémonitoire de l'égalitarisme moderne, de ses causes et de ses conséquences.

Émission du "Libre Journal de la jeunesse", animée par Pascal Lassalle.