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Écrits romantiques et rebelles : le romantisme anglais et la Révolution française. Lord George Gordon Byron (1788-1824) et Percy Bysshe Shelley (1792-1822), morts à un âge où nul ne devrait mourir, fauchés en pleine jeunesse, sont les deux grands poètes anglais de la liberté. Admirateurs de la Révolution française, contemporains des grandes batailles napoléoniennes, ces « fils de la révolte » ont porté à son plus haut degré l’exigence du combat contre l’oppression. Pourquoi une lecture conjointe, en miroir, des poèmes de Byron et de Shelley ? Quelle fut l’influence de la Révolution française sur ces deux poètes romantiques et lyriques mais aussi politiques et engagés ?


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Au coeur de la légitimation de l'État social se trouve l'idée de solidarité. Celle-ci n'est pas née ex nihilo : elle a été défendue par des réformateurs sociaux et des hommes politiques, républicains et socialistes, soucieux de légitimer une intervention sans précédent des pouvoirs publics pour la protection sociale des citoyens.
Avec la diffusion de l'idée de solidarité, c'est toute une vision du monde qui a été promue dans le débat public afin de fonder le combat contre l'insécurité sociale.
Il temps de redécouvrir l'ampleur de la réflexion qui a été menée, depuis la fin du XIXe siècle, pour aboutir à la doctrine dite du solidarisme. C'est en son nom que bien des réformes sociales, qui anticipent l'État-providence, seront menées : lois sur les accidents du travail, l'assurance maladie, les retraites, l'impôt progressif, etc. La solidarité est même devenue le mot clé pour définir la politique de la 3e République : il s'agissait, pour les "solidaristes", d'inventer une conception qui s'imposerait comme une voie nouvelle entre le libéralisme des "économistes" et le collectivisme des "socialistes".
Emission "La Fabrique de l'humain".


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1866, date qui marque la victoire de la Prusse sur l’Autriche, constitue un tournant de l’histoire de l’Europe. La victoire de Sadowa bouleverse en effet la géopolitique et permet la création de la future Allemagne unifiée.
Bismarck (1815-1898) est à l’Allemagne du XIXe siècle ce que Frédéric II fut à celle du XVIIIe siècle. Il en façonne le destin sur plus d’un demi-siècle. Ce Junker prussien a le génie de concilier les contraires. Conservateur de vieille souche, défenseur du trône, il revêt les habits du révolutionnaire quand les circonstances lui paraissent l’exiger ; patriote prussien, il fonde l’empire allemand ; après avoir bouleversé le visage de l’Allemagne et de l’Europe centrale, fait du Reich la première puissance du continent, il se transforme en défenseur du statu quo. Antisocialiste forcené, il installe la législation sociale la plus avancée de son temps en Europe.