Vers le chaos financier ? Avec Norman Palma au Cercle Res Communa.


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02.03.2018

Norman Palma, économiste et philosophe spécialiste de la question monétaire, se propose d'évaluer les causes, les conséquences et les probabilités d'un éventuel effondrement du système financier mondial.
Car la crise que nous subissons depuis 2007 n’est pas la manifestation de la fin du système capitaliste, comme le croient certains néo-marxistes. Elle est plutôt la phase finale du temps révolu de l'étalon-dollar.
C'est ce qu'explique Norman Palma, convaincu que nous sommes en train de vivre le moment historique d'un retour à l'étalon-or

"39-45, la face cachée du Vatican" : la correction. Avec Annie Lacroix-Riz pour les Films de l'An 2.


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2018

En décembre 2017, un documentaire de Juliette Desbois a été diffusé à la RTBF. Il était prévu et programmé que ce film, 39-45, la face cachée du Vatican, soit suivi d’un débat au cours duquel plusieurs historiens devaient s’exprimer. Or, "Dame Anastasie" ayant appris qu’Annie Lacroix-Riz, professeur émérite d’Histoire Contemporaine à Paris VII Denis Diderot était l'un de ces invités, ce débat fut purement et simplement annulé !
Nous découvrons donc ici l’appréciation portée par Annie Lacroix-Riz sur le documentaire, ainsi qu'une idée du courage qu'il aurait fallu aux historiens du Vatican… si le débat avait eu lieu !
Les sujets abordés sont nombreux : de la politique extérieure du Vatican dans les années 1930 (ère Ratti-Pie XI comprise), au dossier Pie XII (l’aspect le plus décisif pour l’historiographie scientifique), c'est la "la question juive" de 1933 à 1945 et le sauvetage-recyclage des criminels de guerre qui sont au centre des débats.

Les anti-Lumières. Avec Robert Legros, Didier Masseau, Camille Riquier et Jean-Yves Pranchère sur France Culture.


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04.2017

Quels ont été les arguments développés à la fin du XVIIIe siècle pour combattre l'esprit des Lumières ? Qui les a portés et pourquoi ?
Dans un premier temps, Robert Legros se penche sur le romantisme qui fut une véritable révolution philosophique résidant dans le refus de l'universalisme, de l'humanisme abstrait et de l'autonomie individuelle, mais portant aussi une attention nouvelle au sensible et au corps.
La croyance est-elle opposée à la vérité, s'interroge ensuite Didier Masseau ? Les philosophes cherchent-ils à connaître ou à convaincre le plus grand monde ?
Camille Riquier poursuit l'exploration en nous invitant à étudier la richesse de la pensée de Péguy, lui dont la "conviction totale imposait le respect", selon Gide.
Enfin, c'est à un étonnant voyage chez les antirévolutionnaires en compagnie de Jean-Yves Pranchère que nous sommes conviés.
Retour, donc, sur les fondements philosophiques des critiques des illusions du progrès et de la célébration de la tradition par ces ceux qui rejetaient la Raison universelle et préféraient parier "sur l'obscurité comme force d'éclaircissement" (Annie Le Brun).

La saga littéraire des Daudet. Avec Stéphane Giocanti sur Radio Courtoisie.


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05.02.2013

De la famille Daudet, on connaît généralement Alphonse, le patriarche provençal, l'auteur de La Chèvre de Mr Seguin et de Tartarin de Tarascon. On connaît aussi son fils Léon, écrivain lui aussi et tribun redouté de la IIIe République, dont la pensée a nourri longtemps l'extrême droite française.
Mais sait-on qu'il ne s'agit là que de deux rejetons d'une famille singulière ? C'est l' "âge d'or" de cette famille, du milieu du XIXe siècle à la veille de la Seconde Guerre mondiale, que nous raconte Stéphane Giocanti.
On y croisera Vincent et Adeline, parents d'Alphonse, petits commerçants en Provence, fervents catholiques et monarchistes convaincus ; on verra Alphonse "monter" à Paris et mener lagrande vie dans les fastes du Second Empire avec Ernest, son frère aîné, lui aussi écrivain prolifique mais moins brillant. On croisera, dans leur cercle d'amis, les Goncourt, Flaubert, Zola et Tourgueniev, mais aussi Frédéric Mistral et les félibres ; on fera la connaissance de Julia, la femme d'Alphonse, qui écrivait elle aussi aux côtés du grand homme.
À la génération suivante, c'est Léon, dont le mariage avec Jeanne Hugo défraya la chronique et qui devint l'un des piliers de l'Action française, mais aussi Lucien Daudet, son frère cadet, poète ami de Proust. Enfin, on apprendra le tragique destin de Philippe, fils d'Alphonse, dont la mort violente fut entourée d'un mystère encore irrésolu.
La saga de cette famille hors norme offre une traversée originale d'un siècle d'histoire française : histoire littéraire, culturelle, politique, qui conduit comme sans crier gare de la bohème insouciante du Second Empire aux ombres de la contre-révolution de Vichy.

"Le Jeune Karl Marx", de Raoul Peck. Avec Francis Cousin à L'Heure la plus sombre pour E&R.


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09.10.2017

Pour ce 87e numéro de "L’Heure la plus sombre", Vincent Lapierre reçoit Francis Cousin afin d’analyser le film Le Jeune Karl Marx réalisé par Raoul Peck.

 00'00 : Introduction
 01'08 : Marx connu et méconnu
 05'23 : Aborder Marx
 11'20 : Premières impressions sur le film
 15'04 : La radicalité de Marx
 24'00 : L’opposition Marx/Proudhon
 30'00 : La relation entre Engels et Marx
 36'22 : Marx et Engels dans l'auto-mouvement historique
 43'15 : Marx gauchisé
 47'50 : Connaître le vrai Marx

Le mandat impératif, de la Révolution française à la Commune de Paris. Avec Pierre-Henri Zaidman sur Radio Libertaire.


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12.06.2017

En cette période d'élections et d'appels au "devoir citoyen", on veut nous faire croire que le régime représentatif en place, garant de la continuité de l'État-nation, est le modèle indépassable de la démocratie.
Pourtant, aussi bien dans des périodes historiques révolutionnaires que dans les mouvements sociaux actuels, des propositions de contrôle et de révocabilité des mandatés ressurgissent régulièrement.
Pierre-Henri Zaidman, auteur du livre Le mandat impératif De la révolution française à la Commune de Paris, nous montre la richesse historique de cette tradition de contrôle des représentants politiques.

La grande désinhibition industrielle. Avec Jean-Baptiste Fressoz à Paris.


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13.12.2014

Signe de l’entrée dans la modernité pour les uns, porteur de régression sociale pour les autres, l’ère industrielle est assurément une période de profondes transformations du tissu urbain et d’importants bouleversements du champ économique et social.
La dimension problématique de cette activité doit aujourd’hui être redécouverte.
Aussi a-t-il paru nécessaire de revenir sur les débuts de cette période et d’identifier les activités industrielles et leurs conséquences sur le paysage, les dangers et les résistances à l’industrie, sans oublier les traces subsistant aujourd’hui encore dans le patrimoine.

Une conférence qui s'inscrit dans le Cycle "Les paris de l'industrie, 1750-1920".

Saint-Simon, penseur et prophète du nouveau monde industriel. Avec Pierre Musso, Juliette Grange et Philippe Régnier sur France Culture.


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30.11.2012

Huit ans. Il leur aura fallu huit ans pour réaliser leur rêve. Ils se sont mis à quatre pour mettre sur pied une édition des œuvres complètes de Henri Saint-Simon (1760-1825).
Cette entreprise éditoriale hors du commun arrive à point nommé. Car Saint-Simon est le premier grand penseur français du "changement social" et de la société industrielle. C’est un mutant qui voulait en finir avec la politique classique et mener à son terme la Révolution française. L’auteur du Catéchisme des industriels (1823-1824) est donc l’homme de la situation. Il peut nous aider après la tempête néolibérale à conserver et améliorer nos chaînes de valeur qui font appel à un capital humain d’ouvriers qualifiés, de techniciens et d’ingénieurs compétents il peut nous aider à recouvrer une confiance envers l’avenir.
C’est parce qu’il ne venait pas à bout de la crise politique, morale, et sociale qu’il traversait, que Saint-Simon a envisagé pour son époque – et aussi inventé – comment il était possible de régénérer la société, sans la détruire. L’œuvre de Saint-Simon est hors normes, c’est une œuvre de carrefour, que l’on confond souvent avec celle de son ancêtre, le mémorialiste, que l’on amalgame à ses disciples fidèles ou infidèles – les saint-simoniens de Ménilmontant ou des beaux quartiers.
Ceci est une profonde erreur. Car Saint-Simon est un pionnier, un vrai précurseur. En se prononçant pour un capitalisme industriel équitable, ainsi qu’une propriété sociale respectueuse du travail, il rétablit la compétence de tous, il décharge la société des consommateurs non producteurs, il réactive l’esprit du socialisme.

Émission "Les Chemins de la philosophie", animée par Philippe Petit.