L'Internationale et la Commune. Avec Jean-Numa Ducange pour le podcast Nous la Commune.


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12.2021

Le 18 mars 1871, la population parisienne se soulevait contre son gouvernement. Elle lui reprochait sa défense timorée de la capitale et du pays face à l'envahisseur prussien. Très vite, cette insurrection patriotique plante les germes d'une révolution démocratique et sociale. En deux mois, les "Communeux" mettent en place une série de réformes que la IIIème République mettra plusieurs décennies à imposer. Trop populaire au goût de la bourgeoisie française, cette insurrection a fini écrasée dans le sang.
En 1864, l'Association Internationale des Travailleurs (A.I.T), mieux connue sous le nom de première Internationale, voit le jour. Cette organisation essaime en France et bon nombre de ses militants sont des acteurs des révolutions communalistes de Paris, Lyon, Marseille, Le Creusot, Narbonne, Limoge, Toulouse et Saint-Étienne.
Mais quel est le rôle véritable de l'Internationale en 1871 ? 

Un entretien mené par Hugo Rousselle.

Jules Guesde, l'anti-Jaurès. Avec Jean-Numa Ducange à l'Université de Rouen.


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27.09.2017

Jules Guesde est l'une des personnalités les plus marquantes de la gauche française et l'une des plus controversées. Militant infatigable et brillant orateur, il est l'un des premiers à introduire la pensée marxiste en France et à vouloir structurer le monde ouvrier par un parti politique afin de s'opposer au capitalisme.
Malgré son intransigeance et son dogmatisme, Jean Jaurès choisit de s'allier avec lui. Le "guesdisme" fut ainsi déterminant dans la fondation du parti socialiste français et son vocabulaire de la "lutte des classes" aura marqué tout le XXe siècle.
L'occasion, avec Jean-Numa Ducange, de découvrir cet homme politique hors normes de la Troisième République, trop souvent méconnu, et qui aura pesé de tout son poids dans l'histoire du socialisme en France.

Le XIXe, siècle du culte des morts. Avec Guillaume Cuchet aux Rendez-vous de l'histoire de Blois.


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08.10.2023

Le XIXe est le siècle par excellence du "culte des morts", ce culte familial du souvenir et de la tombe qui fut un des ancrages anthropologiques et culturels les plus répandus et les plus unanimes. Dans les nouveaux cimetières transférés en périphérie d'agglomération, dans les villes d'abord, puis dans les campagnes (avec ou sans transfert), les contemporains ont pris l'habitude de venir régulièrement "visiter leurs morts" en apportant sur leurs tombes fleurs et couronnes. C'est ainsi que la Toussaint est devenue, sous des formes en partie renouvelées, la fête la plus populaire du calendrier liturgique, croyants et incroyants réunis.
Dans les années 1820, devant le spectacle commençant des pèlerinages sur les tombes au Père-Lachaise, le grand écrivain romantique Benjamin Constant, qui distinguait le "sentiment religieux" (éternel et perpétuellement resurgissant) de ses "formes" variables et évolutives, croyait voir "planer le sentiment religieux sur sa propre forme". Comment mieux dire que la forme par excellence du sentiment religieux au XIXe serait funéraire ?
C'est à essayer de décrire et de comprendre les raisons du succès de cette invention sacrale du XIXe, sans équivalent sous l'Ancien Régime, qu'est consacrée cette conférence. XIXe qui s'est prolongé fort avant dans le XXe, voire le XXIe siècle, puisqu'en 1966 encore, dans le texte pionnier qu'il a consacré à ce culte, Philippe Ariès ne paraissait pas encore se douter qu'il pût décliner un jour.

Les animaux sont-ils des travailleurs comme les autres ? Avec François Jarrige pour Citéphilo à Lille.


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09.11.2023

L'essor de l'industrialisation au XIXe siècle a été associé à la présence des machines et aux innovations technologiques. Mais la révolution industrielle est loin d'avoir supprimé le recours aux animaux. Au contraire : on peut dire que chevaux, mulets ou chiens en ont été des acteurs importants. Au fond, l'énergie animale est le nécessaire pendant de l'essor de la mécanisation.
François Jarrige cherche donc, en historien, à rendre justice à cette autre classe laborieuse, plus invisible encore que le prolétariat. L'occasion d'interroger les nombreuses figures de la relation entre travailleurs humains et non humains, au cœur de la construction du monde moderne.

Une conférence animée par Laurent Keiff.

La question agraire en Ukraine au XXe siècle. Avec Eric Aunoble pour EHESS Podcasts.


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24.02.2022

L'historien Éric Aunoble évoque la longue histoire de la paysannerie et du monde rural en Ukraine depuis le XIXe siècle, de la fin du servage jusqu'à la fin de la collectivisation.
Il se penche sur les traces que ces événements ont laissées dans les mémoires, ainsi que les usages politiques qui en sont faits, notamment celui de "l'holodomor", dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine débutée le 24 février 2022.

Un entretien mené par Sylvie Steinberg.

Les liaisons incestueuses de la politique et de la littérature en France. Avec Bruno de Cessole sur Radio Courtoisie.


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29.11.2023

La France possède une singularité enviée du monde, et sans doute vouée à disparaître : la liaison étroite qu'entretiennent depuis des siècles la politique et la littérature. En quel autre pays, un homme d'État estimerait que la légitimité issue du suffrage est rehaussée par le prestige de l'écriture ? En quel autre pays les grands écrivains jugent que leur génie leur octroie le devoir d'éclairer les destinées de la nation et de guider le peuple ? Ce croisement n'a pas été l'exception mais la norme, comme en témoignent par exemple la publication du Mémorial de Sainte-Hélène et celle des Mémoires de Charles de Gaulle dans la bibliothèque de la Pléiade.
Du XVIe au XXIe siècle, Bruno de Cessole met en lumière cette endogamie paradoxale qui n'a cessé de susciter l'étonnement des étrangers, car elle donne aux mots une résonance et à la politique une élévation, presque une transcendance, qui manque tant aujourd'hui.
La littérature apparaît tantôt comme le vecteur d'une ambition, tantôt comme le deuil éclatant d'espoirs déçus, tandis que la politique cherche dans la littérature un surcroît de légitimité conjugué à un brevet pour la postérité.

Émission du "Libre journal des débats", animée par Charles de Meyer.

La ronde des bêtes. Avec Francois Jarrige à la maison du peuple de Besançon.


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26.09.2024

Dans son livre La ronde des bêtes, l'historien François Jarrige explore une facette méconnue de l'histoire industrielle : l'importance du moteur animal, un pilier énergétique souvent ignoré mais crucial (et décarboné !) de la révolution industrielle.
Lorsque l'on pense à cette révolution, l'image de la machine à vapeur, propulsant trains, bateaux et usines, émerge naturellement. Pourtant, cette vision est incomplète. Certes, le XIXe siècle est marqué par l'essor des énergies fossiles, mais il a également été le théâtre d'une autre forme d'énergie : celle fournie par les animaux. Une force motrice qui, contrairement à ce que l'on pourrait penser, a profondément façonné la modernité industrielle.
D'où l'importance de revenir en détails sur l'histoire fascinante de ces "animaux prolétaires", utilisés comme moteurs économiques. Bien avant l'ère des combustibles fossiles, ces bêtes ont occupé une place centrale dans l'économie occidentale, un rôle qui s'étend de l’Antiquité jusqu'à la veille de la Première Guerre mondiale, moment où leur usage a progressivement décliné.

Léon Gambetta au tribunal de l'histoire. Avec Adrien Abauzit et Henry de Lesquen sur Radio Athéna.


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19.12.2024

Si de Gaulle et Clemenceau – les deux plus grandes gloires de la République – ont été des calamités pour la France, il y avait lieu de suspecter qu'il en aille de même pour la médaille de bronze, Léon Gambetta.
Après avoir usurpé ses fonctions, Gambetta – trop occupé, du haut son inespérée dictature, à faire triompher ses passions politiques et à épurer les institutions – plonge la France dans la défaite qu'il avait promis de conjurer suite à la débâcle de Sedan.
Si Carnot fut qualifié – à tort ou à raison – d' "organisateur de la victoire", Freycinet, le délégué de Gambetta au ministère de la Guerre, est incontestablement l' "organisateur de la défaite" lors de la guerre de 1870. Par ses décrets inapplicables, son hostilité absurde aux généraux, ses aveuglements coupables et ses décisions "stratégiques" aberrantes, car inexécutables ou contre-productives, il a porté des coups fatals à l'armée française.
Adrien Abauzit, en s'appuyant sur les travaux de Henri Dutrait-Crozon, démontre qu'avant l'armée prussienne, en 1870, les grands tombeurs de la France sont Léon Gambetta et Charles de Freycinet. Nous sont révélés, par là, la face cachée du désastre de la guerre franco-prusienne.