Nous n'attendrons plus les barbares. Avec Jure George Vujic pour Kontre Kulture.


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06.2015

Illustré par des vers du poète grec Constantin Cavafy, En attendant les barbares, Jure George Vujic entame sa réflexion par un constat terrible : les barbares, que la Rome décadente attendait comme une forme de délivrance, qui étaient "une sorte de solution", ne viendront pas car ils sont déjà là, "établis et bien présents dans toutes les structures de la société dite civile, dans les médias, dans les institutions politiques et culturelles".
Le constat est pire encore : les barbares sont en nous, il ont "colonisé le mental, l’imaginaire individuel et collectif européen". Ils ont été "une sorte de solution" aux différentes crises, culturelles, idéologiques et surtout économiques que le siècle passé a traversées.
Mais cette "solution" s’est faite contre les peuples, contre leurs identités profondes, contre leurs âmes, en brisant les liens qui les enracinaient dans une histoire, dans une religion, dans une culture.
Et c’est précisément parce que nous sommes devenus ces barbares que la refondation de la société ne pourra se faire que par une refondation de l’esprit, au travers d’une contre-culture authentiquement résistante, antithèse de la culture dominante prétendument émancipatrice, mais en réalité mortifère et au service du marché, et qui, sous couvert de libération, détruit toutes les valeurs qui ont forgé l’ossature de l’humanité.

Des poètes normands et de l'héritage nordique. Avec Jean Mabire chez Bernard Lugan sur Radio Courtoisie.


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17.12.2003

Depuis les élans du Romantisme jusqu'au renouveau de la littérature dialectale, en passant par les grandes fêtes du Millénaire de 1911, ils furent nombreux les poètes normands qui célébrèrent les Vikings et ces "drakkars" qu'il conviendrait, à en croire les savants, de renommer snekkars ou esnèques.
De leurs vers, écrits dans le style d'une époque littéraire aux reflets d'incendies, devait naître ce que l'on a appelé "le mythe nordique", c'est-à-dire non pas une fantasmagorie, mais la prise de conscience d'une réalité identitaire, originale entre toutes.
Jean Mabire nous conte la naissance de ce mythe recent et dresse le portrait de plusieurs des écrivains qui y ont contribué. On peut entendre, au loin, le fracas des épées, le tumulte des vagues, l'appel des Walkyries et ce chant profond venu du Nord sur "la route des cygnes".
Les paroles du dieu Odin rassemblent-elles encore le peuple vivant sur cette terre normande, dont le premier duc Rolf le Marcheur, dit Rollon, avait affirmé à ses compagnons scandinaves, Norvégiens et Danois : "Nous en resterons maîtres et seigneurs" ?

L'identité : espoir ou menace ? Avec Alain de Benoist et Thibault Isabel à Lille.


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20.01.2016

Depuis 40 ans, l'identité est au cœur du travail de réflexion du mouvement dit de la "Nouvelle Droite". Un travail idéologique salué par Michel Onfray, Eric Zemmour ou plus récemment… Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du parti socialiste a avoué : "aujourd'hui l'idéologie dominante n'est pas celle de la gauche mais celle –les spécialistes me comprendront– de la Nouvelle Droite, celle de l'identité avant l'égalité."
Une analyse sommaire qui mérite des explications, explications qui nous sont ici fournies par Alain de Benoist et Thibault Isabel.
Alain de Benoist nous rappelle en préambule que l’identité ne se pose comme problème qu’au moment où elle ne va plus de soi, et souligne les différentes dimensions de l’identité : multidimensionnelle (car associant des composantes héritées et choisies), dialogique (on ne se constitue que par rapport à autrui), variable et dynamique au cours de la vie de l’individu ou de de la communauté.
En matière de menace sur les identités collectives, Alain de Benoist ne pense pas que notre identité soit d’abord menacée par l’identité des autres, même si une telle menace peut exister : le danger le plus grand est "le système à tuer les peuples", l’imposition d’une homogénéisation planétaire, l’offensive de "l’idéologie du Même". Le capitalisme comme "fait social total" (M. Mauss) s’est avéré le système le plus efficace pour effacer les frontières et les identités. Celles-ci seront menacées tant que l’on ne remettra pas en question les manières de vivre inhérentes à ce système.
Thibault Isabel, quant à lui, lie les revendications identitaires à une évolution anthropologique amorcée réellement à la fin du XVIIIe siècle : l’essor de l’idéal d’authenticité. L’homme est devenu un individu parce qu’il ne veut être rien d’autre que lui-même. À la différence des sociétés traditionnelles, les choix de vie qui s’offrent à l’individu à l’époque moderne sont incommensurables, rendant la question de notre identité plus problématique.
Si se distinguer des autres apparaît comme le seul moyen d’exister, l’anonymat qui prévaut dans le monde contemporain ne fait qu’exacerber ce besoin de reconnaissance. En outre, le désir d’être individuellement soi-même n’exclut pas le besoin d’appartenir à un groupe homogène qui ne ressemble lui non plus à aucun autre : le nationalisme n’est, à cet égard, rien d’autre qu’un individualisme à l’échelle de la nation. De l’anonymat, naissent ainsi les pathologies de l’identité, poussées de revendications qui peuvent être tragiques.
L'identité "saine" au contraire est celle qui respecte à la fois l’individu et la communauté, et qui ne rejette pas l’autre, mais au contraire l’intègre.

Le couple, la sexualité et l'amour. Avec Thérèse Hargot, Marie de Hennezel et René Heyer à Strasbourg.


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03.10.2015

Qu'avons-nous fait de la "libération sexuelle" ? Quelle est cette liberté qui condamne à choisir en permanence son identité, ses amours, ses pratiques comme n'importe quel produit de consommation ? Et quelles sont les nouvelles contraintes qui en ont émergé ?
Les trois intervenants s'interrogent face aux évolutions des comportements de toutes les classes d'âges devant les injonctions de notre société, notamment les codes transmis par la pornographie.

La crise est-elle économique ? Avec Hervé Juvin à l'Union des Organisations Islamiques de France.


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24.04.2015

Si la crise qui frappe le monde entier est certes une crise bancaire et financière, c'est d'abord la première crise de l'unification planétaire, affirme Hervé Juvin, qui cherche à montrer les logiques, les intérêts et les passions à l'œuvre derrière le désordre des systèmes, des actions et des comportements.
Le système occidental dominait le monde, mais c'en est fini. Il n'a plus le monopole du bien ni des certitudes. Nous vivons le renversement du monde.
Cette crise le rend sensible avec acuité, si elle n'en est pas la cause : elle révèle que l'économie ne peut constituer le fondement, hors marché, des sociétés.

L'identité harmonieuse. Avec Olivier Rey pour l'Avant-Garde.


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10.10.2015

C'est devenu une évidence : notre rapport à l'identité est aujourd'hui problématique.
Comment en sommes-nous arrivés là ? Des solutions pour retrouver un rapport appaisé à notre identité existent-elles ?
Olivier Rey, en philosophe, s'interroge avec nous sur cette problématique de notre temps.

Pour une lecture profane des conflits. Avec Georges Corm pour Citéphilo à Lille.


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20.11.2015

Impossible de comprendre aujourd’hui les logiques de guerre qui déchirent le Proche et le Moyen-Orient sans faire un sort, au préalable, à la thèse débilitante du "choc des civilisations" et aux slogans de la lutte contre le "terrorisme transnational islamiste".
C’est à cette tâche que s’attelle Georges Corm en analysant d’abord les mécanismes qui ont permis, depuis les années 90, de paralyser les oppositions aux guerres injustes, en dénonçant ensuite sans relâche l’instrumentalisation de prétendues valeurs politico-religieuses tout comme la relation perverse entre les intérêts géo-politiques de certains Etats et leur prétention à défendre dans l’ordre international des idéaux religieux.
En récusant enfin, du côté des pays "occidentaux", l’application scandaleusement sélective du droit international aux situations conflictuelles.
L’accent est ainsi mis non seulement sur la possibilité d’une lecture profane des conflits mais sur la nécessité d’une conception résolument universaliste de la laïcité.

Une conférence conduite par Alain Lhomme et Gérard Engrand.

Islam, l'avenir de la Tradition entre révolution et occidentalisation. Avec Charles Saint-Prot aux Chroniques de la Vieille Europe sur Radio Courtoisie.


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24.11.2010

L'Islam obsède et déconcerte un monde occidental qui le connaît mal, le comprend peu et s'étourdit de termes employés à tort et à travers : "islamisme", "jihadistes", "salafisme", "wahhabisme".
Charles Saint-Prot nous montre en quoi l'Islam orthodoxe, sunnite, se caractérise par une adhésion du plus grand nombre des musulmans à une Tradition qui n'a jamais exclu le réformisme et ne peut être confondue avec un conservatisme rigide ou avec des courants minoritaires caractérisés par leur sectarisme révolutionnaire ou avec le terrorisme.
Il nous décrit l'évolution intellectuelle, sociopolitique et juridique de la pensée musulmane et montre en quoi la Tradition islamique constitue une meilleure réponse aux dérives sectaires extrémistes qu'une occidentalisation qui conduirait à une négation de la civilisation musulmane.
Entre la révolution et l'aliénation, la Tradition vivante est l'expression d'un Islam qui doit faire l'effort de concilier la fidélité au dogme immuable et la prise en compte des évolutions.

Une émission présentée par Patrick Péhèle et Lucien Valdes.