Le sujet contemporain, le travail abstrait et le temps abstrait. Séminaire d'Anselm Jappe au Collège international de philosophie.


(0)
877 Vues
0 commentaire
2017

Le travail abstrait, ou "côté abstrait du travail" (Marx), comme forme sociale, consiste dans la réduction des différents travaux humains à leur seule quantité, mesurée en temps. Ce temps est tout aussi abstrait et vide de contenu que le travail qu'il mesure.
Le temps mathématique et abstrait s’est diffusé à partir de la fin du Moyen Âge, en s'opposant aux formes précédentes de temporalité. Le temps abstrait est devenu la norme du travail entre le XIVe et le XVIIIe siècle. C’est le temps qui compte, non ce qu'on fait dans ce temps. Les objets et les personnes tirent leur "valeur" exclusivement de la quantité de temps de travail qu'ils représentent. La différence entre temps abstrait et temps concret mène à la dichotomie entre richesse concrète et richesse abstraite (donnée par le seul temps abstrait accumulé).
La diminution du temps de travail nécessaire pour chaque marchandise produite comporte-t-elle une redéfinition de la valeur et de l’heure de travail, ou conduit-elle à une "désubstantialisation" de la valeur conduisant à la crise du capitalisme ? Quel est le rapport entre le temps social, le temps individuel et le temps de groupes humains particuliers (sociaux, culturels, ethniques, religieux), et quels conflits peuvent en naître ? Existe-t-il un antagonisme entre les différentes temporalités à l’intérieur de la sphère capitaliste (gagner du temps dans la production versus perdre du temps dans la sphère "affective", domestique – une distribution des tâches qui est souvent liée au gender) ?
Quels sont les effets du temps abstrait sur nos vies quotidiennes ? Le thème de l'accélération constitue-t-il le lien entre l'analyse théorique et les conséquences immédiates du temps abstrait ? Peut-on parler d'une radicalisation du conflit entre les besoins du vivant et ce qu'impose la valorisation abstraite ?
L'arrière-plan théorique du séminaire est constitué par la "critique de la valeur", un courant de critique sociale basée sur une relecture originelle de l’œuvre de Marx. Elle fut élaborée notamment par Robert Kurz en Allemagne et Moishe Postone aux États-Unis.

Creusement philosophique à partir des manuscrits de 44. Avec Francis Cousin pour le groupe Aufhebung !


(0)
473 Vues
0 commentaire
12.2016

C'est en partant des manuscrits de Paris de Karl Marx que Francis Cousin aborde une série de questions, question qui sont traitées avec toute la radicalité critique qu'il se doit :
 1. À partir de Hegel
 2. Le capital comme négation de l'humanité
 3. L'homme en tant qu'être objectif
 4. L'homme : être de passion et de souffrance
 5. La lecture comme acte de compréhension historique
 6. Le spectacle critique
 7. La temporalité fermée
 8. Sur les primaires de la droite du Capital
 9. Le terrorisme comme 3ème guerre mondiale

Les croyances historiques. Avec Régis Debray sur France Culture.


(0)
738 Vues
0 commentaire
07.2016

L'Histoire ? Elle est censée nous découvrir la réalité des choses : elle nous dorlote avec de fausses croyances.
Régis Debray résume et clarifie des travaux engagés depuis maintes années et nous offre un retour sur l'origine et l'histoire de quelques maîtres mots en forme de chausse-trappes.
Sa façon à lui d'apporter sa petite pierre à l'édifice des Lumières, sous l'égide de la devise : "Rendre la Raison populaire". Un vaste programme, dérangeant comme un réveille-matin, et qui renverse quelques vétustes perspectives !

Pour un autre Moyen Âge. Avec Jacques Le Goff pour l'École des Hautes Études en Sciences Sociales.


(0)
1112 Vues
0 commentaire
02.07.1992

En dialoguant avec Robert Philippe, Pierre Nora, Emmanuel Le Roy Ladurie et Jean-Claude Schmitt, Jacques Le Goff parcourt l'itinéraire qui, des marchands et des intellectuels du Moyen-Âge, en passant par la synthèse de la Civilisation de l'Occident médiéval, le purgatoire, la ville, l'imaginaire et la royauté, lui a fait explorer le Moyen-Âge, comme terrain de renouvellement de l'histoire et de ses méthodes en s'efforçant de définir une anthropologie historique.

Fidel Castro et le capitalisme d'Etat. Entretien de Francis Cousin avec Bhû.


(0)
380 Vues
0 commentaire
12.2016

Alors que Fidel Castro vient de disparaître, et loin des commentaires journalistiques s'arrêtant irrémédiablement à la surfaces des choses et des événements, il est important de s'interroger sur la trajectoire de la révolution cubaine pour questionner les luttes de libération nationales dans le cadre du développement du capitalisme.
Un discours radical qui s'inscrit dans les pensées de Karl Marx et Rosa Luxemburg face au désastre du capitalisme d'état, dont l'URSS est l'exemple historique le plus achevé.

Penser le présent. Avec Francis Wolff à l'Ecole Normale Supérieure.


(0)
427 Vues
0 commentaire
29.05.2012

Francis Wolff s'intéresse au temps présent : est-il saisissable ? est-il réél ?
Il défend ici la thèse selon laquelle le présent serait, dans une perspective réaliste, un concept objectif.

Conférence donnée dans le cadre des "Lundis de la Philosophie".

L'authentique pensée de Karl Marx. Avec Francis Cousin à L’Heure la plus sombre pour E&R.


(0)
562 Vues
0 commentaire
13.06.2016

Index chronologique :
0:00:00 : Introduction
0:01:06 : Comment définir la pensée de Francis Cousin ?
0:03:20 : Marx : des positions radicales et indépassables
0:06:49 : La crise terminale du capital
0:10:05 : Vers une "grande insurrection" de l’être ?
0:11:34 : Manipulations terroristes : le gouvernement du spectacle mondial
0:12:07 : Où la crise nous mènera-t-elle ?
0:13:10 : Grèves, syndicats et radicalité
0:17:35 : L’abolition du salariat
0:21:54 : Le "grand remplacement"
0:25:25 : La "fédération mondiale des communes émancipées"
0:30:33 : "Division du travail" ou "harmonie complémentaire des fonctions" ?
0:33:30 : La pathologie narcissique du "je" et de la concurrence
0:36:03 : "La fête est née lorsque l’homme est devenu triste"
0:38:00 : La religion, ou le sacré comme caricature du sacral
0:39:16 : L’invalidation du capital par lui-même
0:42:31 : Marx réel contre Marx falsifié
0:44:14 : Chavez, Obama, Poutine : les luttes de libération nationale et la "solution à zéro État"
0:49:34 : La loi au secours des plus faibles ?
0:50:30 : L’histoire ne repasse pas les plats
0:55:13 : Que faire ?
0:59:00 : "La vérité s’inscrit en négatif des apparences" : l’exemple du 11 Septembre
1:02:17 : Chaman’Jo, "Non", album Et après, Kontre Kulture musique

Christianisme et modernité. Avec Rémi Brague et Philippe d'Iribarne à Répliques sur France Culture.


(0)
377 Vues
0 commentaire
11.06.2016

Chaque société, écrit Octavio Paz, dans Point de convergence, repose sur un nom, véritable pierre de fondation. Autrefois ce nom était celui d'un Dieu, d'une croyance ou d'un destin : Islam, Christianisme, Empire du Milieu, mais aucune société ni époque, hors la nôtre, ne s'est elle-même qualifiée de moderne.
Qu'est ce à dire et quelle place y-a-t-il pour la religion chrétienne pour une Europe qui ne se définit plus comme Chrétienté mais qui, la première, a donné comme idéal le temps et ses changements ?
En quoi sommes nous modernes ? Quel est le sens, le programme ou le projet de ce qu'on appelle la modernité ?