Comment penser et représenter la crise ? Avec Fréderic Lordon et André Orlean au Theâtre des Idées du Festival d'Avignon.


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12.07.2012

Nous vivons sous l'empire et l'emprise de la valeur. Puisque la science économique doit être refondée sur d'autres bases théoriques et d'autres principes que les spéculations chancelantes des néoclassiques, il est temps de déconstruire la notion dominante de valeur économique en en explicitant les règles de production.

Comment penser le commun aujourd'hui ? Avec Antonio Negri au Theâtre des Idées du Festival d'Avignon.


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16.07.2011

Après l'échec du communisme réellement existant et depuis l'avènement du règne de l'individualisme, l'idée de communauté semble un rêve brisé, une attente souvent comblée par les sursauts, réflexes ou replis identitaires. Sur quelles bases politiques, juridiques et esthétiques inventer un nouveau commun des hommes ?
A l'heure de la mondialisation et du capitalisme cognitif, Antonio Negri propose le concept de "multitudes" (Spinoza) pour penser l'internationalisation des luttes. Le "peuple", par essence enraciné, renverrait à une forme de lutte dépassée par l'histoire et le développement des échanges.
Il est intéressant de remarquer la haine qu'Antonio Negri porte à la forme politique de l'état-nation. C'est un fil conducteur pour comprendre sa pensée très populaire dans les milieux alter-mondialistes.

Capitalisme, désir et servitude. Avec Eric Hassenteufel, Frédéric Lordon et Laurent Cordonnier à Citéphilo.


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13.11.2010

Au-delà de la critique marxiste du capitalisme, il pourrait être pertinent d'analyser les affects que celui-ci met en œuvre pour assurer sa perpétuation. Après l'époque de la contrainte et de la discipline autoritaire, nous voici face à une entreprise d'enrôlement du désir et du plaisir où le salarié est tenu d'adhérer à sa propre aliénation. De ce point de vue, il parait salutaire de revenir à Spinoza pour comprendre comment les affects du salarié peuvent être synonyme de domination et en un sens se retourner contre lui.
Un dépassement du capitalisme contemporain ne peut en effet se concevoir sans cette compréhension.

"D'un retournement l'autre". Avec Frédéric Lordon à la Librairie Tropiques.


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19.05.2011

Point de vue dramaturgique et éclairé sur une comédie sérieuse que nous sommes tous contraints d'interpréter, sans avoir toujours bien conscience de l'avoir répétée .
Puis vient une discussion sur la place pour des intellectuels dans le monde spectaculaire de la France "décomplexée".

De Canguilhem a Foucault. La force des normes. Avec Pierre Macherey à Citéphilo.


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17.11.2009

Qu’est-ce qui s’est passé, qu’est-ce qui a passé de Canguilhem à Foucault ? La mise à jour d’une question dont ils ont été les premiers à reconnaître l’urgence : le rôle des normes dans la nature et dans la société. Les normes ne sont pas des lois, des règles d’obligation qui supposent une contrainte extérieure pour être obéies. Elles interviennent à même les comportements, qu’elles orientent de l’intérieur. D’où viennent ces normes ? D’où tirent-elles leur force ? De la vie, explique Canguilhem. De quelque chose qui, pour Foucault, pourrait s’appeler l’histoire. Comment la vie et l’histoire en sont-elles venues à conjoindre en pratique leurs actions respectives ?

Remarque: la qualité de l'enregistrement est médiocre.

Capitalisme, désir et servitude. Avec Frédéric Lordon sur France Culture.


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02.10.2010

Comment un certain désir s'y prend-il pour impliquer des puissances tierces dans ses entreprises ? C'est le problème de ce qu'on appellera en toute généralité le patronat, conçu comme un rapport social d'enrôlement. Marx a presque tout dit des structures sociales de la forme capitaliste du patronat et de l'enrôlement salarial. Moins de la diversité des régimes d'affects qui pouvaient s'y couler. Car le capital a fait du chemin depuis les affects tristes de la coercition brute. Et le voilà maintenant qui voudrait des salariés contents, c'est-à-dire qui désireraient conformément à son désir à lui. Pour mieux convertir en travail la force de travail il s'en prend donc désormais aux désirs et aux affects. L'enrôlement des puissances salariales entre dans un nouveau régime et le capitalisme expérimente un nouvel art de faire marcher les salariés.
Compléter le structuralisme marxien des rapports par une anthropologie spinoziste de la puissance et des passions offre alors l'occasion de reprendre à nouveaux frais les notions d'aliénation, d'exploitation et de domination que le capitalisme voudrait dissoudre dans les consentements du salariat joyeux. Et peut-être de prendre une autre perspective sur la possibilité de son dépassement.
Emission "La Suite dans les Idées".