Crédit à Mort : la décomposition du capitalisme et ses critiques. Avec Anselm Jappe pour La Vie Manifeste.


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07.06.2012

C’est à partir de la critique du fétichisme de la marchandise et de la valeur qu'Anselm Jappe cerne notre moment social-historique.
S’il s’agit bien d’une critique marxiste, celle-ci abandonne la centralité du concept de luttes de classes considérant qu’il ne peut plus suffire de changer les modes de distribution des richesses. Cela, parce que la critique de la valeur révèle une contradiction dynamique et interne au capitalisme, dont la crise ouverte en 2008 en serait l’accomplissement. Une contradiction qui conduit nécessairement le capitalisme à la diminution continue de la valeur produite. De richesse il n’y en à plus suffisamment pour relancer le capitalisme social des années 60 : un capitalisme de plein emploi, de salaires élevés et de l’école ascenseur.
Comment comprendre la constitution de la valeur à travers le concept de travail abstrait ? Et quel est le rôle de la technologie dans la diminution de la valeur ? A quoi sert le crédit et la finance dans la prolongation de l’agonie du capitalisme ?
Anselm Jappe, en plus de répondre à ces questions, propose également une critique de la culture, de la modernité et du sujet, s’appuyant sur la théorie du fétichisme de la marchandise comme structure déterminante des formes même de l’agir et de la pensée. Ce que le capitalisme emportera avec lui dans son écroulement, c’est la socialisation telle qu’elle s’est constituée depuis la révolution du capitalisme anglais de Manchester. Un écroulement susceptible de mettre à nu le "sujet automate" du capitalisme incapable de se socialiser autrement que par l’échange d’unité de valeur...

La raison et le réel. Avec Jacques Bouveresse et Claudine Tiercelin à Citéphilo.


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17.11.2012

Dès ses premiers ouvrages consacrés à la philosophie de Wittgenstein, Jacques Bouveresse dénonçait la "mythologie savante", "l'enthousiasme théorique" et le caractère "ensorcelant de certaines productions de l'intellect", qui transforment les hypothèses en préjugés, les théories en mythes et les doctrines en modes intellectuelles. En 1987, le geste destructeur du Mythe de l'intériorité, qui expose les séductions illusoires de l'idéalisme et de l'intuition, constitue une prise de position en faveur de la raison et du réalisme.
Mais quelle est cette "raison" que défend Bouveresse et qui lui vaut une position marginale dans le paysage philosophique français ? Quel est le rapport de Bouveresse à l'héritage des Lumières, mais aussi, à toute une tradition du rationalisme français, axé sur la philosophie du langage et de la connaissance ? L'attachement de Bouveresse à la raison, s'il ne se traduit pas par une doctrine, s'exprime à travers son engagement, sa pratique, sa conception de la philosophie ou encore son attrait pour des penseurs "mal famés" comme le satiriste Kraus ou les positivistes du Cercle de Vienne.
Développant une "philosophie des petits pas", à l'épreuve de l'argumentation et des faits, mais aussi profondément réactive, marquée par des choix et des combats, l'œuvre de Bouveresse est considérable et c'est à ses multiples sources, parfois difficiles à conjuguer, ainsi qu'à ses cibles, que nous souhaitons la confronter.
Face à l'irrationalisme contemporain, au scepticisme et au relativisme, Jacques Bouveresse et Claudine Tiercelin partagent une exigence de raison et un certain souci du réel.
Comment défendre une position rationaliste renouvelée ? La connaissance du réel passe-t-elle par une "métaphysique scientifique" ou par une autre voie ? Ce sont les pouvoirs et les limites de la raison, ainsi que notre accès au réel et l'importance du réalisme que nous explorerons ainsi avec eux.

L'échange est introduit et modéré par Sophie Djigo.

Réchauffement climatique : les erreurs du GIEC. Avec Vincent Courtillot à l'Université de Strasbourg.


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15.09.2009

Vincent Courtillot nous explique avec beaucoup de clarté les nombreuses erreurs que contiennent les rapports alarmistes du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC).
En effet, nous entendons régulierement qu'en matière de changement climatique, "le débat scientifique est clos", ou qu'il y a "consensus" au sein de la communauté scientifique. Il n'en est rien !La nécessaire humilité du scientifique (ici incarnée par Vincent Courtillot) devrait nous porter à plus de prudence, et à ré-évaluer les résultats qui nous sont donnés.
Et c'est là où le bât blesse : les rapports du GIEC, sur lesquels sont basées toutes les politiques de lutte contre les rejets de CO2, sont entachés d'erreurs scientifiques graves. Non seulement les modèles employés sous-estiment gravement les incertitudes des données utilisées, mais elles en omettent quantité d'autres qui semblent déterminantes dans les processus de changement climatique !
L’incroyable complexité du sujet -souvent simplifiée à outrance pour des besoins politiques et médiatiques- doit nous amener à un jugement plus nuancé, et à continuer les investigations qui nous donneront une compréhension toujours plus fine du climat.

La conférence est organisée par l'Ecole et Observatoire des Sciences de la Terre de l'Université de Strasbourg.

Quelle eau boire ? Avec Marc Henry à Strasbourg.


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06.12.2013

Nous savons tous que notre santé et notre bien-être dépendent en grande partie de la quantité et de la qualité de l’eau que nous buvons. 
Eau du robinet, en bouteille, filtrée, revitalisée ? Laquelle de ces solutions offre les meilleures garanties pour la santé ? Quelles qualités devons-nous en priorité rechercher ?
Marc Henry, professeur-chercheur en chimie à l'Université de Strasbourg, se propose de nous guider dans ce parcours.

La conférence est organisée par l'association "Vie et bien-être", de laquelle a été tiré le podcast "EAU: Séance iLive!".

L'enjeu des nanotechnologies. Avec Olivier Rey et Etienne Klein à Répliques sur France Culture.


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19.03.2011

Comment évaluer les risques et les opportunités apportés par une science et une technologie jonglant entre miracles et menaces ? Les technosciences sont-elles solubles dans la démocratie ? Existe-t-il une condition humaine que les technosciences viendraient remettre en question ? Et qu'est-ce que la liberté, à l'heure où la science étend sa maîtrise du vivant jusqu'à l'échelle de l'infiniment petit ?
Ce sont ces questions cruciales -malheureusement laissées de côté par la plupart des politiques et des philosophes- qu'abordent Olivier Rey et Etienne Klein, en faisait appel à de grandes figures comme Simone Weil, Ivan Illich et Hannah Arendt.

La marchandisation de la vie à l'ère de la bioéconomie. Avec Céline Lafontaine et Marie Gaille à la Fondation de l'Ecologie Politique à Paris.


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07.05.2014

La bioéconomie est le stade ultime du capitalisme !
C'est en étudiant les nouvelles dynamiques liées à la bioéconomie que Céline Lafontaine dresse ce constat. Sang, tissus, cellules, ovules : le corps humain s'est constitué en nouveau marché mondial.
Céline Lafontaine, de son point de vue féministe matérialiste, se propose de dégager les enjeux épistémologiques, politiques et éthiques de cette évolution sans précédent, liée aux nouveaux espaces des possibles que les dernières avancées scientifiques et technologiques autorisent.
Marie Gaille lui répond dans un second temps. La séance se termine par un échange avec les participants.

L'échange est animé par Catherine Larrère.

Apocalypse du progrès. Avec Pierre de la Coste sur Meta TV.


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07.2014

Pierre de la Coste, homme au parcours complexe et varié, témoin privilégié des coulisses du pouvoir de la 5ème République et observateur des évolutions de notre modernité tardive, vient nous exposer son essai "Apocalypse du progrès" dans lequel il remet en cause le sens de l’évolution technologique.
La sortie de ce livre est également un prétexte pour aborder d'autres thèmatiques, comme l'appartenance de la France à l’UE et à l’Euro, la liberté d'expression ou la question de l'impérialisme américain.

Scénarii d'avenir. Avec Michel Drac à Bordeaux.


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07.06.2014

Alors que la situation géopolitique globale continue à se dégrader, que la santé de l'économie mondiale laisse à désirer, et sachant que l'information dont nous disposons est limitée (ou biaisée), que pouvons-nous raisonnablement anticiper ?
Le pouvoir (politique et économique) est aujourd'hui plus que vérouillé : ce n'est pourtant pas une raison pour arrêter de réfléchir et imaginer des solutions qui nous autoriserons à retrouver quelques espaces de liberté.