Liaisons dangereuses médecins-labos : entre naïveté et corruption. Avec Gérard Delépine au Cercle Aristote.


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19.09.2016

Rien ne va plus dans la santé. Chacun le sait, le sent et l'éprouve, qu'il soit citoyen, patient, soignant, médecin ou pharmacien. Tous ont compris que la finance mondiale est reine, tous ont compris que l'industrie pharmaceutique se taille la part du lion, refuge de la Bourse et sources de dividendes juteux.
Accuser Big Pharma de tous nos maux serait un raccourci dangereux. Les Italiens expliquent que la mafia ne devient vraiment dangereuse que lorsqu'elle investit les rouages de l'État.
Qui, si ce n'est le ministre, autorise la mise sur le marché de médicaments peu testés, après quelques mois d'études dites pivot sur des critères allégés, donc potentiellement dangereux, souvent peu utiles, à des prix délirants ? Qui dissimule les liens d'intérêt entre agences gouvernementales, experts et labos ? Qui donne le pouvoir bureaucratique via une multiplication d'agences médicales si ce n'est le politique à travers ordonnances, lois successives (Juppé, Bachelot, Touraine) en sus des plans cancer et nombreux décrets et circulaires ?
L'État est au coeur du système monopolistique : il impose aux médecins comme aux professeurs honnêtes leur soumission aux diktats thérapeutiques.
Gérard Delépine lève le voile sur les moyens utilisés par la dictature bureaucratique au service des lobbies, et propose quelques mesures indispensables comme la suppression des Agences régionales de santé (Ars), lourdes et coûteuses inquisitions sans contre-pouvoir.
Il n'y aura pas de médecine de qualité, quel que soit le mode d'exercice, sans liberté de prescription, ni liberté de choix du patient.

La crise de l'égalité. Avec Alain Ehrenberg à Sciences-Po Bordeaux.


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10.12.2015

En 2010, le sociologue Alain Ehrenberg, directeur de recherche au CNRS, publie La Société du malaise (Odile Jacob, 2010). Il n’en faut pas plus pour faire d’Alain Ehrenberg l’un des penseurs de la société française confrontée à une crise profonde, celle de l’égalité.
Cette "crise de l’égalité" serait, selon lui, à rechercher dans l’incapacité de "la société à répondre au renouvellement des inégalités". La réponse d’Ehrenberg se trouve dans l’individualisme devant permettre de retrouver des capacités d’action et d’assumer pleinement les choix personnels.
Ce que dit Alain Ehrenberg des inégalités illustre l’essentiel de sa démarche intellectuelle : mise en perspective historique, compréhension des facteurs psychologiques, relations entre les individus et la société. "Les inégalités, écrit-il, concernent toujours les mêmes populations qu'auparavant mais avec une différence notable : alors qu'elles étaient vécues auparavant comme un destin collectif, elles sont désormais endossées comme un échec personnel".
Penseur complexe, auteur d’une œuvre âprement discutée et débattue, Alain Ehrenberg répond aux questions d’un jury étudiant pour son grand oral dans le cadre de la série "Demain les savoirs".

Bruxelles contre les terroirs. Avec Périco Legasse et Bernard Lannes à Sciences-Po.


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02.12.2014

Alors que le traité transatlantique pourrait remettre en question les normes agroalimentaires françaises et européennes, le critique gastronomique Périco Légasse et le président de la Coordination rurale Bernard Lannes tentent de comprendre les logiques qui ont fait du paysan français un assisté du contribuable allemand au travers de la PAC (Politique Agricole Commune) et ont soumis l'agriculture française à un modèle productiviste.

Une conférence organisée par l'association "Critique de la Raison Européenne".

Demain, la post-humanité ? Avec Céline Lafontaine sur Radio Ville-Marie.


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25.04.2016

La post-humanité a longtemps été un thème de science-fiction. Mais il arrive que celle-ci anticipe sur l’histoire à venir, et aujourd’hui, la post-humanité occupe à la fois la sociologie et la philosophie politique : à travers elle, ce sont les fondements de la cité qui sont questionnés de manière radicalement nouvelle.
Mais à quoi la post-humanité réfère-t-elle au juste ? À la figure du cyborg ? À la marchandisation du corps ? À l’ingénierie génétique ? À l’utopie de l’immortalité ? À une nouvelle régulation technologique des corps et des âmes ?
Ces termes, pour le commun des mortels, demeurent assez nébuleux. On sent toutefois se dessiner une société où la vie serait créée en laboratoire, où on pourrait vaincre la vieillesse, et peut-être même la mort.
Une telle société est-elle envisageable et désirable ? Savons-nous encore poser des limites à l’utopie d’une manipulation complète de la vie et du monde par la technologie ? Est-ce que l’homme, aujourd’hui, est tenté de se prendre pour Dieu ?

Émission "La vie des idées", animée par Mathieu Bock-Côté.

Survivre, de la BAD au Kolkhoze. Avec Lucien Cerise et Piero San Giorgio à Lille.


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22.05.2016

L'expérience du "socialisme réel" au XXe siècle n'a-t-elle finalement pas consisté à la mise en place d'une gigantesque Base Autonome Durable ?
Au-delà de l'idéologie marxiste-léniniste, l'étude de l'histoire nous pousse à relativier notre jugement qui identifie le communisme au progrès et le capitalisme à la réaction.
Le survivalisme n'est peut-être pas là où on le croit...

Est-il trop tard pour sauver le climat (et notre civilisation avec) ? Avec Pablo Servigne et Yves Cochet aux Conférences Utopia.


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13.10.2015

Et si notre civilisation et notre climat s’effondraient ? Certains penseurs, au sein d’une nouvelle discipline appelée "collapsologie", annoncent la fin de la civilisation industrielle.
Vers quelle nouvelle ère allons-nous ? L’utopie n’est plus ce qu’elle était...

Les conséquences de la loi Touraine sur la santé publique. Avec Nicole Delépine au Cercle Aristote.


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18.05.2016

Le docteur Nicole Delépine, pédiatre oncologue, détaille certaines mesures annoncées par le ministère de Marisol Touraine et pointe les dangers très réels de cette nouvelle réforme du système de santé français.
Conflits d’intérêts, liberté des patients subtilisée, vaccins inutiles voire nocifs… Ce réaménagement de l'accès aux soins va parachever l'oeuvre des prédécesseurs du gouvernement actuel en procédant à la privatisation totale de la sécurité sociale et mettant les médecins sous tutelle des laboratoires pharmaceutiques.
Une réforme à connaître et à combattre.

Les perturbateurs endocriniens : quels risques ? Avec Robert Barouki au Conservatoire National des Arts et Métiers.


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13.12.2012

Plusieurs études épidémiologiques dont certaines portent sur un très grand nombre d'individus, ont montré une corrélation entre un certain nombre de pathologies et la présence dans le sang ou les urines de polluants ou de leurs métabolites. Certains de ces polluants sont des perturbateurs endocriniens. Citons par exemple, le Bisphénol A, les phtalates, et les polluants organiques persistants comme les PCB et les dioxines. Cependant, les facteurs de risque retrouvés ne sont pas très élevés et, par ailleurs, la plupart de ces études ne permettent pas d'établir un lien de causalité, notamment parce que nous ne disposons en général pas d'une estimation de la contamination passée.
Des travaux de toxicologie chez l'animal ou dans des systèmes de cellules en culture permettent d'établir les mécanismes à l'origine de la perturbation endocrinienne. Ainsi, les polluants interfèrent avec les effets des hormones stéroïdes, des hormones thyroïdiennes, de l'insuline ou des récepteurs impliqués dans des fonctions métaboliques comme les récepteurs PPAR et AhR. De nombreuses données sont compatibles avec un rôle toxique des perturbateurs endocriniens, mais les arguments doivent être examinés au cas par cas en tenant compte des doses utilisées et de la transposabilité des observations à l'homme.
Des travaux récents indiquent que l'exposition fœtale à certains agents perturbateurs endocriniens, y compris à faible dose, favorise l'apparition de pathologies chez l'animal adulte. Ces données sont importantes et devraient faire l'objet de travaux de recherche pour les consolider. Elles sont cohérentes avec les nouveaux principes de toxicologie mettant en avant la vulnérabilité de certains stades de développement ainsi que la vulnérabilité individuelle.
Bien qu'il soit possible de faire une analyse critique de chacun des travaux mentionnés, l'ensemble converge pour indiquer une contribution très probable de plusieurs perturbateurs endocriniens à des pathologies humaines.