Joris-Karl Huysmans (1848-1907). Avec Marc Fumaroli, Louis Forestier et Rose Fortassier sur France Culture.


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22.11.1984

En 1884, Huysmans publiait un ouvrage des plus singuliers : À rebours. Ce n'était pas un roman, ni non plus un essai : c'était une nouveauté insolite. Le héros, Des Esseintes, incarnait le décadentisme. Il était le parfait personnage "fin de siècle" qui avait choisi de se retirer loin des fatigues du monde, ne cherchant que le délié des jouissances esthétiques les plus rares.
Or Huysmans était un ami de Zola. Il s'était montré l'une des têtes importantes du Naturalisme. Et voilà qu'il rompait soudainement avec son engagement passé. Dès lors, malgré de brefs remords, il s'en allait vers sa vocation, qui était religieuse.
Il n'en reste pas moins que la publication d'À rebours marque une date capitale : celle de l'inquiétude. Le Chantre absolu du progrès, Victor Hugo va mourir l'année suivante et Huysmans met le Progrès en cause. Il va, par son livre hisser au premier plan Mallarmé, Villiers de l'Isle-Adam, Odilon Redon, Gustave Moreau, entre autres. Il va donner envie à ses contemporains de l'esthétisme catholique.
Bref, À rebours est un livre décisif, et Huysmans l'un des plus grands écrivains de notre littérature.

Émission "Une vie, une oeuvre", animée par Hubert Juin.

Jules Romains (1885-1972) et la modernité. Avec Marie-Claire Baucquart, Bernard Delvaille, Jean-Laurent Cochet et Alain Duhamel sur France Culture.


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28.11.1985

À l'occasion du centenaire de la naissance de Jules Romains, cette émission retrace la biographie de l'écrivain, brosse les grandes lignes de son parcours littéraire et souligne l'importance de son oeuvre poétique souvent oubliée au profit des romans qui ont fait sa renommée.

Émission "Une Vie, une Œuvre", animée par Hubert Juin.

L'oeuvre de Patrice Jean. Avec Patrice Jean, Thomas Hennetier et François Bousquet sur Radio Courtoisie.


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29.08.2018

Patrice Jean, auteur de plusieurs romans remarqués (La France de Bernard en 2013 et Les structures du mal en 2015), a récemment publié L'homme surnuméraire (éditions Rue Fromentin), l'histoire d'un père de famille méprisé par sa femme, ses enfants et son époque.
Exerçant le métier de professeur de français au lycée de Saint-Nazaire, il nous donne dans cette émission sa vision de la littérature qui rentre dans une "lutte à mort" avec le mode d'exister savant et technicien qui domine notre monde.

Émission du "Libre journal de la nouvelle droite", animé par François Bousquet.

Witold Gombrowicz, les formes et la force. Avec Jorge Lavelli, Marcelin Pleynet, Michel Bernard, Severo Sarduy, Rita Gombrowicz et Konstanty Jeleński sur France Culture.


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07.03.1984

C'est tous ensemble que les invités de cette émission tentent de comprendre Witold Gombrowicz, cet écrivain polonais exilé en Argentine puis en France.
De sa personnalité aux choix et à l'importance de la forme littéraire, de ses livres Ferdydurke, La pornographie et Transatlantique, de l'influence de certains écrivains et de son regard sur la jeunesse, de ses différentes périodes de sa vie en Argentine, de son rapport au théâtre avec Le mariage, de la question de l'infériorité et de son rapport à la sexualité, de sa peur des sentiments et de son rapport à ceux qu'il aimait : tous ces sujets nous aident à approcher l'oeuvre de celui qui est aujourd'hui considéré comme le plus étrange et le plus grand écrivain polonais du XXe siècle.

Émission "Futur antérieur", animée par Didier Cahen.

Gaston Leroux (1868-1927). Avec Michel Cazenave, Jacques Baudou et François Guérif sur France Culture.


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11.08.2018

Héritier et dernier des grands feuilletonistes du XIXe siècle, Gaston Leroux s'inscrit en marge des auteurs du roman populaire. Tour à tour avocat, chroniqueur judiciaire, puis grand reporter, il joue dans ses romans de ces divers registres qu'il mêle pour tisser des histoires où le mystère est le maître-mot.
Dans ses deux premiers romans-feuilletons, Le Mystère de la chambre jaune puis Le Parfum de la dame en noir, apparaît Rouletabille, petit reporter qui, s'appuyant sur le "bon bout de la raison" tente de résoudre le mystère d'un crime fondé sur une énigme défiant la logique et dont la solution est inattendue.
Qu'il s'agisse de Rouletabille ou de Chéri-Bibi, reporter ou bagnard, ces personnages centraux dans l'oeuvre de Leroux seront les hérauts d'une fatalité ou d'une culpabilité à laquelle le destin les a confrontés.
D'une grande lucidité, tels les auteurs de la tragédie antique, Gaston Leroux met ses expériences de reporter - ses voyages en Russie ou en Angleterre - au service d'un art du romanesque proche du fantastique.
Mais l'art de Gaston Leroux se retrouve également dans son style, où l'on détecte à travers ses petites phrases en italiques - "le presbytère n'a rien perdu de son charme, ni le jardin de son éclat" - de l'humour noir et sublime d'un cœur romantique qui fascina les surréalistes.

Émission "Une vie, une oeuvre", animée par Irène Omélianenko.

À la recherche du temps présent. Avec Patrice Jean et Benoît Duteurtre chez Alain Finkielkraut à Répliques sur France Culture.


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14.07.2018

La littérature en général et le roman en particulier ont-ils des choses à dire sur le monde contemporain qui ne se résument pas aux enquêtes et statistiques des sciences sociales ?
Car sans les sciences sociales nous ne saurions pas comment la société fonctionne. Elle nous ouvre les yeux sur le monde dans lequel nous baignons et nous évoluons. Elle nous révèle en outre notre propre fonctionnement. Elle montre, impitoyable, ce qui pense en nous quand nous croyons naïvement agir et penser par nous même.
Mais on peut leur savoir gré de cette démystification salutaire sans leur abandonner pour autant tout le terrain. Le mot de science, certes intimidant, ne confère pas aux sciences sociales le monopole du vrai. Il y a d'autres accès à la réalité que celui que leurs enquêtes et leurs statistiques nous ménagent.
L'étude du temps est aussi affaire de la littérature.

Le phénomène ADG. Avec Francis Bergeron, Philippe Vilgier et Thierry Bouclier sur Radio Courtoisie.


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06.09.2018

Issu d'une famille de gauche, Alain Fournier devient enfant de troupe à l'âge de douze ans avant de quitter l'école avec son seul B.E.P.C. Il exerce alors divers métiers, comme employé de banque, brocanteur ou bouquiniste... En 1971, La Divine Surprise paraît dans la "Série noire". Son homonymie avec l'auteur du Grand Meaulnes (Alain-Fournier) le dissuade d'écrire sous son nom ; il signera des initiales de son pseudonyme (Alain Dreux Gallou).
Devenu A.D.G., il sera l'un des auteurs-phares de la "Série noire" et le maître du néo-polar. Son style, mêlant argot et calembours, en fait l'héritier de Louis-Ferdinand Céline, Michel Audiard et Albert Simonin. Les romans policiers s'enchaînent : Les Panadeux, La Nuit des grands chiens malades, Cradoque's band, Le Grand Môme ou Pour venger pépère. En 1977, il obtient le prix Mystère de la critique avec L'otage est sans pitié. Dans le même temps, il entame une carrière de journaliste dans l'hebdomadaire Minute.
Au début des années 1980, il s'installe en Nouvelle-Calédonie et s'investit, à travers son journal, Combat calédonien, pour le maintien de l'île au sein de la France. Il publie d'autres romans policiers, comme Joujoux sur le caillou et Les Billets Nickelés. En 1987, il fait paraître Le Grand Sud, une gigantesque fresque consacrée à l'histoire de l'île calédonienne au XIXe siècle. De retour en France, il intègre l'hebdomadaire Rivarol et publie un thriller australien : Kangouroad Movie. Il meurt en 2004.

Émission "Voix au chapitre", animée par Anne Le Pape.

Léon Bloy, ultime hommage. Avec Stanislas Fumet sur France Culture.


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01.01.1967

"Le grand artiste [Léon Bloy] vient nous montrer ce qui se cache depuis la perte du Paradis terrestre dans les abîmes du cœur des hommes ; ces trésors séculiers résident aussi bien chez tous que chez lui, mais il a, pour les faire remonter à la surface, une mirifique poulie et les autres n'en disposent pas. Un Shakespeare, un Baudelaire, un Dostoïevski, un Wagner ou un Bloy, qui découvrent des étoiles imprévues dans le ciel renversé des âmes, n'ont pas plus de constellations en eux, sans doute, que ce vulgaire piéton qui traverse la rue. Mais ils ont, pour les décrocher, des baguettes infinies."
Une série de cinq émissions, coordonnées par Stanislas Fumet, pour commémorer les cinquante ans de la disparition du "mendiant ingrat".