Critique de la société de l'indistinction. Avec Francis Cousin pour le Collectif Guerre de Classe.


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10.2019

Le fétichisme de la marchandise est l'universelle domination sociale du quantitatif indistinct qui partout désormais développe l'exclusion spectaculaire du qualitatif dans la luxuriance aliénatoire de la dépossession humaine.
Aujourd'hui, dans ce monde du falsifié triomphant et de l'inversion généralisée, le krach inévitable du système des fictions faramineuses de l'économie spéculative s'annonce de plus en plus proche. Aussi, le gouvernement du spectacle mondial n'a t-il rien d'autre à offrir à la planète pour échapper à la faillite et tenter de sauver un dollar sur-hypothéqué que le chaos de la guerre sans fin par la mise en scène permanente de coup montés terroristes de vaste ampleur, menés de l'intérieur même des services spéciaux de la provocation étatique.
Francis Cousin nous livre une critique de la société de l'indistinction qui provient de l'histoire radicale des radicalités historiques elles-mêmes.

Démocratie et désenchantement. Avec Marcel Gauchet sur KTOTV.


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10.10.2019

Cofondateur de la revue Le Débat, directeur d'études émérite à l'EHESS, Marcel Gauchet ausculte depuis plus de trente ans le triomphe de la modernité politique et la sortie de l'ère du religieux. Avec Le Désenchantement du monde, en 1985, il a écrit un des livres les plus essentiels pour comprendre notre temps.
Depuis, il ne cesse de s'interroger sur L'Avènement de la démocratie qui a fini par créer Un monde désenchanté. Est-ce qu'après avoir vaincu la réaction et la révolution, la démocratie n'aurait pas trouvé son pire ennemi en elle-même, en se dissolvant dans l'individualisme et la perte du sens de ce qui nous réunit ?

"7 conversations philosophiques" animées par François Huguenin.

William Cavanaugh, la théologie politique et l'Eglise : des pistes pour aujourd'hui. Avec le père Sylvain Brison à l'Institut Catholique de Paris.


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11.03.2019

William Cavanaugh est devenu dans les quinze dernières années une voix saillante de la théologie en général et de la théologie politique en particulier. S'intéressant à la place de l'Eglise dans l'espace public, dans sa relation à l'Etat-nation et au monde, il met en oeuvre une véritable imagination théologique fondée sur la dimension eucharistique du Peuple de Dieu.
Cette forme de théologie présente un fort coefficient d'étrangeté pour la tradition européenne, en même temps qu'une "promesse stimulante" pour penser un engagement fort de l'Eglise dans l'histoire et dans la société.
Cette conférence se veut une introduction à la pensée politique et écclésiologique de William Cavanaugh et une invitation à aller plus loin dans le débat et la recherche théologique.

La France est-elle bien la fille aînée de l'Eglise ? Avec François-Marin Fleutot et Aymeric Pourbaix sur Radio Courtoisie.


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03.03.2019

Non, le sabre et le goupillon n'ont pas toujours été unis. Au contraire, l'histoire des papes de Rome et des rois de France a été tumultueuse, se soldant par une ribambelle de monarques excommuniés. C’est cette chronique contradictoire et contrastée, haute en couleurs, que nous rappelle François-Marin Fleutot, accompagé d'Aymeric Pourbaix.
En 800 ans, sur les trente-six héritiers de la dynastie fondée par Hugues Capet, ce ne sont pas moins de quatorze chefs de la "fille aînée de l'Église" qui seront interdits de sacrements, de Philippe-Auguste à Louis XIV. Dans le même temps, en s'opposant aux pontifes, les rois édifient la doctrine si française de la séparation des pouvoirs spirituel et temporel...
Et aujourd'hui : qu'en reste-t-il ? L'héritage des relations en la France et l'Eglise cathoique perdure-t-il encore sous d'autres formes ?

Émission "Lumière de l'espérance", animée par Philippe Delorme.

La Bible hébraïque et la kabbale. Avec Youssef Hindi pour Culture Populaire.


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08.2019

Dans cette conférence, Youssef Hindi répond à plusieurs de ses contradicteurs et :
 - précise ses positions s'agissant de son analyse critique de la Bible Hébraïque ou Ancien Testament
 - revient brièvement sur l'une des principales thèses, à savoir qui est Yahvé, ses origines obscures et ses visages multiples. Il explique ainsi pourquoi Yahvé et Satan se confondent à plusieurs reprises dans la Bible hébraïque
 - retrace l'histoire et les ramifications de la kabbale et explique en quoi elle est au départ une hérésie au regard du judaïsme, mais paradoxalement la continuation et le versant mystique du projet biblique
 - analyse l'extrême fébrilité du lobby juif sioniste dont l'objectif de son acharnement médiatico-judiciaire contre les opposants au pouvoir judéo-sioniste est d'empêcher l'effet de mimétisme massif qui serait dès lors impossible à endiguer

Penser le politique. Avec Pierre Manent sur KTOTV.


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12.09.2019

Après une jeunesse toulousaine marquée par le communisme familial, le philosophe du politique Pierre Manent va monter à Paris pour faire l'École Normale supérieure. Suivront quelques rencontres décisives pour la formation de sa pensée, notamment avec Raymond Aron et Léo Strauss.
Nous découvrons ici un itinéraire intellectuel d'une grande richesse, avec des réflexions fondamentales sur la genèse de la modernité, l'évolution des formes politiques (cité, empire, nation) et les défis d'aujourd'hui : quelle place pour les nations ? comment intégrer l'islam ? quelle laïcité voulons-nous ?
Pierre Manent, intellectuel majeur de notre temps, répond à ces questions en pédagogue et en croyant, au fil d'une conversation passionnante qui rend sa pensée accessible à tous.

"7 conversations philosophiques" animées par François Huguenin.

La France, la laïcité et la gauche. Avec Laurent Bouvet sur QUB Radio.


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15.04.2019

Du point de vue des institutions politiques, la France s'est ralliée au principe de laïcité au début du XXe siècle.
Pour revenir sur l'histoire mouvementé de la laïcité, c'est Laurent Bouvet, professeur de sciences politiques et auteur d'un récent ouvrage sur la question, La nouvelle question laïque (Flammarion, 2019), qui vient nous en rappeler les enjeux et l'actualité.

Émission "Les idées mènent le monde", animée par Mathieu Bock-Côté.

Vous avez dit : saint-simonisme ? Avec Pierre Musso sur France Inter.


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26.03.2018

En 1825, un homme meurt à Paris. Il avait été comte de Saint-Simon et avait congédié ses titres ; la richesse l'avait quitté, seuls quelques amis l'avaient accompagné dans ses dernières années. Mais il laissait une œuvre scientifique et politique d'une dimension inouïe, semée d'intuitions de génie.
Peu après, en tirant parti du microclimat de liberté né de la révolution de 1830, ses disciples, les saint-simoniens, vont labourer le chaos de ses livres, créer une école de pensée et même une église et faire se lever d'imprévisibles moissons.
Si à nos yeux, il y a une idée-force qui émerge de leur groupe, passablement disparate, c'est la conviction que le monde nouveau sera traversé par la circulation. Les solides compteront moins que les fluides. Le monde sera maillé de réseaux, matériels et immatériels. Michel Chevalier, penseur de premier plan de l'école saint-simonienne, a ainsi conçu dès 1832 un "Système de la Méditerranée" : "Mare nostrum", bordée de golfes féconds est appelée au laboratoire de l'association Orient-Occident. Dès 1834, le Père Enfantin, qui, dans l'église saint-simonienne, fait figure de messie, s'installe pour sa part en Egypte : le projet de canal de Suez lui doit beaucoup.
En matière politique, les saint-simoniens ne croient plus aux pyramides hiérarchiques anciennes. La politique aura dorénavant pour fonction de rendre possibles tous les genres de production car c'est autour de la production que la société se restructurera.
On voit combien ce langage de la circulation et de la production est actuel. Le saint-simonisme, souvent rangé au magasin des bizarreries utopiques attendait à bas bruit le moment "disruptif" où nous sommes pour être enfin réinterprété.
On a entendu récemment Gérard Collomb dire qu'à Lyon, il n'a pas été socialiste mais saint-simonien et Emmanuel Macron candidat à l'Elysée reconnaître une filiation. Mais quand Saint-Simon voulait faire basculer le pouvoir vers la classe industrielle, il plaçait au cœur de celle-ci les travailleurs qui, faisant tout, n'avaient pourtant rien et en venaient à penser que leur travail était inutile. Le saint-simonisme était bien davantage qu'un technocratisme à destination des entrepreneurs...

Émission "La Marche de l'histoire", animée par Jean Lebrun.