Les croyances collectives. Avec Raymond Boudon à l'Université de tous les savoirs.


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29.11.2001

On prend ici le mot croyance dans le sens le plus large (le fait de croire à une proposition, à une théorie, etc.). L'analyse des croyances collectives est un des sujets essentiels de la sociologie. Elle pose une question fondamentale : par quels mécanismes des individus appartenant à un groupe (au sens le plus large de ce mot) croient-ils la même chose ?
S'agissant de croyances scientifiques, on n'a guère de peine à discerner ces mécanismes. L'explication peut ne pas être immédiate et impliquer de laborieuses recherches mais, s'agissant des croyances scientifiques, celles-ci peuvent être vues comme le résultat d'une discussion rationnelle. Qu'en est-il lorsqu'il s'agit de croyances qui paraissent infondées (comme les croyances en des relations de causalité imaginaires qui définissent la magie) ou de croyances qui, par principe, ne paraissent pas pouvoir être fondées, comme les croyances prescriptives : celles qui traitent, non de l'être, mais du devoir-être ? La coupure entre les croyances scientifiques et les autres types de croyances est peut-être moins nette qu'on ne le croit : il n'est pas plus facile d'expliquer pourquoi Descartes croyait que la nature a horreur du vide que d'expliquer les croyances magiques.
Une première ligne de pensée répond à ces questions, en évoquant l'existence de forces psychologiques ou culturelles qui feraient que, dans telle culture, dans tel groupe ou tel ensemble d'individus, l'esprit humain obéirait à des règles d'inférence particulières, serait affecté par des biais, fonctionnerait dans des cadres mentaux invalides. Cette hypothèse a été mise sur le marché par Lévy-Bruhl ; elle est toujours présente dans les sciences sociales. L'autre ligne de pensée, inaugurée par Durkheim est également très présente dans les sciences sociales contemporaines. Elle paraît devoir l'emporter en raison de son efficacité scientifique. Elle consiste à admettre que les croyances ordinaires se forment selon des mécanismes fondamentalement identiques à ceux qui expliquent la cristallisation des croyances scientifiques. Des exemples démontrant son efficacité peuvent être facilement empruntés aux sciences sociales classiques et contemporaines. La même ligne de pensée apparaît comme très prometteuse s'agissant de l'explication des croyances prescriptives : des études portant sur divers sujets et notamment sur les sentiments de justice le suggèrent.

Du déclin de la République à la nécessaire réconciliation nationale. Avec Alain Soral et Youssef Hindi chez E&R à Nice.


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22.04.2017

Une conférence qui s'est tenue dans le cadre de la seconde étape du Tour anniversaire E&R.

Sommaire de la première partie :
 - 0:00:00 : Images de l’événement
 - 0:03:20 : Introduction d’Alain Soral
 - 0:10:24 : Youssef Hindi
 - 0:11:37 : La Révolution française
 - 0:14:19 : La religion républicaine
 - 0:19:50 : La laïcité
 - 0:21:33 : La structuration du système politique français
 - 0:25:21 : Le rôle du Front national
 - 0:30:00 : Évolution de la République française
 - 0:32:07 : Le scandale du canal du Panama et les vagues d’antisémitisme
 - 0:39:40 : L’effondrement de la Troisième République
 - 0:43:35 : La situation actuelle
 - 0:49:20 : Alain Soral
 - 0:50:50 : Monde spirituel contre monde matériel
 - 0:56:16 : Le Front national
 - 1:03:25 : L’immigration
 - 1:10:30 : Le travail d’E&R
 - 1:18:20 : Mélenchon
 - 1:21:10 : Le nazisme économique
 - 1:25:00 : Donald Trump et les limites de la démocratie
 - 1:27:19 : La Corée du Nord

Sommaire de la seconde partie (questions du public) :
 - 0:00:10 : Le Front national a-t-il la capacité de gouverner ?
 - 0:01:05 : Réponse d’Alain Soral
 - 0:06:05 : L’accès du Front national au pouvoir ne peut-il pas être utilisé, par certains réseaux, pour accélérer malgré lui le choc des civilisations ?
 - 0:06:32 : Réponse d’Alain Soral
 - 0:09:05 : Quel est le risque de fraudes électorales pour ce premier tour des présidentielles 2017 ?
 - 0:09:23 : Réponse d’Alain Soral
 - 0:11:53 : Réponse de Youssef Hindi
 - 0:13:20 : Complément d’Alain Soral
 - 0:15:29 : La République va-t-elle se renouveler ou bien se dévoiler et basculer – officiellement – vers le noachisme ?
 - 0:16:11 : Réponse de Youssef Hindi
 - 0:19:13 : Réponse d’Alain Soral
 - 0:21:51 : Que faire si Marine le Pen n’est pas élue présidente de la république ?
 - 0:22:32 : Réponse d’Alain Soral
 - 0:25:18 : Que pensez-vous de la démilitarisation récente des FARC en Colombie ?
 - 0:26:57 : Réponse de Vincent Lapierre
 - 0:30:32 : Que pensez-vous de la déclaration du président du CRIF sur "l’infréquentabilité" de Jean-Luc Mélenchon ?
 - 0:31:18 : Réponse de Stéphane Blet
 - 0:33:32 : Pouvez-vous nous éclairer sur les manifestations au Venezuela pro et anti-Maduro ?
 - 0:33:48 : Réponse de Vincent Lapierre
 - 0:38:38 : Réponse d’Alain Soral
 - 0:41:55 : Vincent Lapierre, pouvez-vous nous parler des émissions traitant d’économie que vous préparez actuellement ?
 - 0:42:15 : Réponse de Vincent Lapierre
 - 0:43:04 : Complément d’Alain Soral
 - 0:44:28 : La France peut-elle être, si le FN arrivait au pouvoir, accusée de crime contre l’humanité par les instances internationales ?
 - 0:45:05 : Réponse de Maître Damien Viguier
 - 0:47:48 : Quel est l’avenir du Hezbollah après la mort d’Hassan Nasrallah, de la Russie après Vladimir Poutine, d’E&R après Alain Soral ?
 - 0:48:15 : Réponse de Youssef Hindi
 - 0:49:30 : Réponse d’Alain Soral
 - 0:51:20 : Est-il nécessaire pour les nations, à l’heure de la mondialisation, de retrouver leur souveraineté ?
 - 0:52:00 : Réponse de Maître Damien Viguier
 - 0:55:28 : Réponse d’Alain Soral
 - 0:57:45 : Complément de Maître Damien Viguier
 - 0:59:11 : Réponse de Youssef Hindi
 - 1:01:02 : Complément de Maître Damien Viguier

L'atlas du mondialisme. Avec Pierre Hillard pour Culture Populaire à Nice.


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11.06.2017

Selon Pierre Hillard, le but de l'Union européenne n'est pas la création d'une Europe unie mais d'un bloc euro-atlantique avec l'Amérique du Nord. Il cite le cas de Richard de Coudenhove-Kalergi, un des premiers fédéralistes européens, qui affirmait déjà la volonté de créer une "Union atlantique", l'Angleterre faisant le pont entre l'Europe et l'Amérique. Il désignait l'ensemble comme une "Fédération à trois".
En raison du transfert de compétences politiques, économiques et monétaires à des blocs continentaux en voie d’unification (Union européenne, Union nord-américaine à l'instigation de Robert Pastor, Union des nations sud-américaines, Union africaine, Union eurasienne, etc.), les États vidés de leurs substances sont appelés à se disloquer en raison de facteurs multiples (financiers, ethniques, économiques, etc.). Même les États-Unis, en raison de la création en cours de l'Union nord-américaine, sont appelés à éclater en plusieurs entités territoriales de même que le Canada.
Ce processus en cours partout sur la planète permettra à des blocs continentaux débarrassés de leurs États de constituer l’architecture de la gouvernance mondiale.
Pierre Hillard nous démontre que le mondialisme ne saurait être un emballement de la machine, comme il l'est souvent entendu quant à une Union européenne qui aurait dérapé, mais bel et bien un projet messianique s'étendant sur plusieurs siècles, voire plusieurs millénaires...

Les iconoclastes, de Cromwell à Daech. Avec Robert Steuckers pour E&R à Lille.


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21.01.2017

Au XVIe siècle, les réformés, qui renouaient avec l'Ancien Testament, considérèrent le culte de Marie, les statues et autres représentations religieuses comme idolâtres. Ils se mirent à saccager ces ouvrages : c'est ce que l'on appelle l'iconoclasme protestant.
Les premiers actes iconoclastes se produisirent dans l’espace germanique à Zurich (1523), Strasbourg (1524), Copenhague (1530), Genève (1535), et Augsbourg (1537). La grande crise iconoclaste française eut lieu lors de la première guerre de religion en 1562. Dans les villes prises par les protestants, les édifices religieux furent systématiquement saccagés. En 1566, ce furent la Flandre et les Pays-Bas en général qui connurent une grande flambée iconoclaste. Le mouvement, d’inspiration populaire, commença à Steenvoorde et se répandit dans les alentours.
Cette obsession de destruction de l’héritage passé au profit d'une "table rase" n’est pas sans rappeler la destruction récente de la cité antique de Palmyre par l’Etat Islamique...

La République, son histoire, sa religion. Avec Youssef Hindi et Marion Sigaut pour E&R à Grenoble.


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17.03.2017

L’Europe et la France traversent une zone de fortes turbulences historiques, signe d'une crise profonde revêtant des apparences politique, économique et sociale, mais dont la cause première est religieuse.
En historien des religions, Youssef Hindi analyse la formation, l’évolution et l'éventuelle fin de la République. Il est accompagné de Marion Sigaut qui détaille l'histoire de cette même République.
On découvrira alors comment et qui a forgé cette religion de la République, la laïcité, qui fut mise en place dès le lendemain de la Révolution par les jacobins et leurs successeurs républicains du XIXe siècle afin d’asseoir définitivement le nouveau régime.

"Utopie et Socialisme" de Martin Buber. Avec Patrick Marcolini sur Radio Libertaire.


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18.03.2016

Le mouvement révolutionnaire s'est construit sur un refoulement : celui du socialisme utopique. Dès la fin du XIXe siècle, les propositions de Fourier, Saint-Simon et Owen ont été écartées par les marxistes car considérées comme non scientifiques.
Il est aujourd’hui grand temps de revenir à l’enseignement de ces maîtres-rêveurs, et c'est ce à quoi s'emploie Martin Buber dans son livre inspiré Utopie et Socialisme, source de réflexion incontournable sur les courants socialistes non marxistes.

La France divisée contre elle-même. Avec Adrien Abauzit chez Daniel Conversano sur Vive l'Europe.


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08.2017

La France n’est pas seulement en déclin : elle est aussi en pleine décomposition. Si sa puissance diminue, son essence s’altère à une vitesse plus grande encore.
Plusieurs siècles d’anthropocentrisme ont greffé en son sein une autre nation, qui la phagocyte et tente de se substituer à elle : l’Antifrance, autrement nommée République des Lumières.
Depuis deux cents ans, le camp de l’Antifrance s’attaque à l’anthropologie française dans l’espoir de pouvoir créer un nouvel Adam. La lutte entre les partisans de l’anthropologie républicaine et les partisans de l’anthropologie française est sans merci.
Suite à la révolution de 1944, la partie semblait définitivement terminée. Mais les désastres engendrés par le mondialisme et la formation, grâce à internet, d’une nouvelle opinion publique, viennent bouleverser la donne...

Des Lumières aux ralliements, l'Eglise face aux hérésies modernes. Avec Marion Sigaut et Philippe Prevost pour Culture Populaire à Nice.


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12.02.2017

De la fin du règne de Louis XIV jusqu’à la proclamation de la loi de séparation de l’Église et de l’État, l’Église catholique va subir en France deux siècles d’attaques ininterrompues.
C’est par un patient et méticuleux travail exercé sur les esprits des élites de son époque que le siècle des Lumières, la Révolution française et le ralliement à la IIIème République vont être imposés au peuple français sans pratiquement aucune résistance de sa part.
Pour expliquer comment le 11 octobre 1962 s’ouvre à Rome le Concile Vatican II, qui va précipiter l’Église dans la crise la plus profonde et la plus grave de son histoire, nous sommes invités à mieux cerner les épisodes qui ont marqué l’Histoire de France et de l’Europe. Des encyclopédistes au régicide, de la Constitution civile du clergé à la perte des États pontificaux, de la loi de 1905 à l’interdiction de l’Action Française.
Selon la citation fameuse du grand humaniste Voltaire à l’adresse de l’Église catholique : "Écrasez l’infâme, vous dis-je ! Écrasez la religion qui adore Jésus Christ."