Le rôle du religieux dans la culture humaine. Avec René Girard à ENS Paris.


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04.12.2007

René Girard, philosophe et historien des religions, nous présente ses réflexions sur le rôle et les origines de la violence, en particulier la façon dont les sociétés humaines tentent de la limiter.
Il revient également sur sa théorie du désir mimétique qui semble trouver une confirmation récente par la découverte scientifique des neurones miroirs.
Enfin, il explique en quoi les religions sont le moyen que ce sont donnés les hommes pour contenir la violence, et revient sur l'originalité du christianisme comme révélation du mécanisme sacrificiel.

De l'héroïsme grec au materialisme juif. Avec Laurent Guyénot chez E&R à Lyon.


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04.06.2017

La tradition héroïque européenne, principalement représentée par l'héritage de la Grèce antique, s'oppose-t-elle aux enseignements contenus dans l'Ancien Testament, le livre saint du peuple juif ?
Laurent Guyénot, qui s'intéresse depuis longtemps à l'histoire et l'anthropologie religieuse, nous montre en quoi la Torah et la vision étroitement tribale qu'elle renferme n'est pas compatible avec le message universel porté par la civilisation occidentale.

Bibliothèques idéales ? Rencontre avec Régis Debray à Strasbourg.


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08.09.2017

"La littérature est un exercice de lenteur et il y a des ennuis largement récompensés à la fin."
L’auteur de Civilisation, Régis Debray, ami de Julien Gracq, rappelle que la solitude, le silence, l’immobilité sont nécessaires à la lecture et à l’écriture. Il constate que l'Europe a passé le témoin à l'Amérique, qui étend son empire de ce côté-ci de l'Atlantique. Son analyse est aussi une réflexion profonde sur la notion de civilisation.
"Vous m'accorderez que la solitude, l'immobilité et le silence, les trois choses nécessaires à la lecture comme à l'écriture, n'ont plus le vent en poupe. Dans un monde numérique, aux connexions ultra rapides, où l'attention se disperse, plonger dans Guerre et Paix vous expose à l'envoi chez un psychiatre. La lecture devient une dissidence, un vice, avec un côté asocial ou antisocial. Cela fait chic, si l'on veut, mais pas choc. Cela fait surtout ringard. Il y a, dans le souci littéraire, une rupture de contrat, une subversion en douce. Rompre avec les on-dit, les bienséances et les partis pris. Rompre avec tout ce qui fait qu'on a la Légion d'honneur. C'est encore plus vrai aujourd'hui."

Docteur gnostique et Mister Pop. Avec Pacôme Thiellement à l'École supérieure d'art et design Le Havre-Rouen.


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18.03.2015

A partir de Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band des Beatles et de l’œuvre de Philip K. Dick jusqu’aux séries télévisées Buffy, Lost ou Person of Interest, on a repéré l’apparition de thèmes "gnostiques" dans la culture populaire : l’anamnèse (souvenir de notre "nature spirituelle") ; la révélation de l’irréalité du monde (monde-cadavre ou cosmos de carton-pâte) ; l’omniprésence sur cette Terre d’un faux dieu, Démiurge mauvais ; la relation à retrouver avec une divinité intérieure ; le rejet de tous les pouvoirs, spirituels comme temporels ; la nécessité également de "lâcher prise", d’être un étranger sur cette Terre, un exilé ou un "passant"… Au point qu’on a pu se dire que la "gnose" était le secret de la "pop".
Mais peut-être que ce qui fut appelé "gnose" ou "gnosticisme" en opposition aux religions majoritaires n’a cessé et ne cesse de venir frapper à la porte de l’art et de la poésie comme les voies authentiques de notre réalisation ? De même, peut-être que la "pop" est le véritable sens de l’art – le "populaire" étant le nom moderne du "carnavalesque" soit la réappropriation des puissances de vie que les hommes de pouvoir tentent sempiternellement de nous confisquer pour mieux nous asservir.
Pacôme Thiellement, essayiste et vidéaste, nous entraîne dans une réflexion passionnante, marqué qu'il est par la contre-culture, l’occultisme et les séries télé...

Les critères de l'identité française. Avec Henry de Lesquen au Carrefour de l'Horloge.


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21.09.2017

S'il est un bien commun au peuple français, c'est son identité, cette réalité précieuse et fragile qui permet à l'individu de ressentir une appartenance unique et profonde à une communauté incarnée, de partager le même héritage et le même destin avec ses compatriotes.
Qu'est-ce, aujourd’hui, qu'être français ? Qui peut se réclamer de cette identité nationale ? Comment reconnaître et préserver l’unité identitaire et culturelle de la France, pour laquelle nos aïeux sont tombés en nombre au champ d'honneur et qui est aujourd'hui niée, bafouée, violée ?
Henry de Lesquen nous présente ses réflexions sur ce sujet crucial pour notre présent et pour notre avenir.

Préapparaître utopique, utopie concrète et praxis dans la pensée d'Ernst Bloch. Avec Arno Münster aux ateliers de la praxis à Paris.


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10.12.2016

La philosophie humaniste et utopique d'Ernst Bloch (1885-1977) se caractérise par la volonté de corriger les conceptions d'un matérialisme vulgaire en élaborant les bases théoriques d'une "nouvelle éthique".
L'utopie -principal concept de cette philosophie- n'est plus considérée comme une rêverie abstraite ou comme l'esquisse d'un État idéal, mais s'inscrivant dans le cadre général d'une ontologie du non-encore-être, qui s'appuie essentiellement sur la catégorie de la "potentialité de l'être" et sur la croyance dans l'activité incessante de la catégorie "possibilité" dans les horizons du réel.
Avec ce renouvellement profond du concept de l'utopie, Bloch parvient à déterminer les structures de la pensée utopique, des "images-souhait" et de l'activité de l'imagination utopique en général.
Sur la base d'une ontologie diamétralement opposée à celles existentielle ou existentialiste de Heidegger et de Sartre, Bloch fait renaître une pensée marxiste en tant qu'elle participe d'une "science de l'avenir du réel". Ce faisant, à toute conception qui prétend figer le rapport du savoir à la temporalité, Bloch oppose la relation privilégiée du savoir avec le futur, la vision d'une science nouvelle orientée courageusement vers la perception du non-encore-devenu.

2084, la fin du monde. Avec Boualem Sansal à Passa Porta à Flagey.


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20.10.2016

Avec 2084 : la fin du monde, Boualem Sansal, voix majeure de la littérature contemporaine, enfonce sa plume dans une plaie ouverte. Dans la filiation d'Orwell, il met en scène une société fondée sur la soumission à un régime totalitaire, et dénonce le radicalisme religieux.
C'est à l'occasion de la parution de ce livre en néerlandais qu'il est accueilli pour un entretien entrecoupé de lectures.
L'opportunité d'entendre les mots de Boualem Sansal, lus par Audrey D’Hulstère, et puis sa propre voix, un an après la parution originale du livre.

Du yahvisme au sionisme. Avec Laurent Guyénot à L’Heure la plus sombre pour E&R.


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13.03.2017

Pour ce 70e numéro de "L’Heure la plus sombre", Vincent et Xavier reçoivent Laurent Guyénot, auteur de l’ouvrage Du yahvisme au sionisme.

 0:00:00 : Introduction
 0:01:25 : De JFK au sionisme
 0:08:00 : Le yavhisme ?
 0:12:20 : Le dieu chrétien
 0:14:12 : Des sources égyptiennes du yavhisme
 0:18:00 : La conception de la vie après la mort chez les juifs
 0:21:20 : Résurgences
 0:23:20 : La Bible est un projet, mais lequel ?
 0:29:00 : Les juifs et leurs élites
 0:33:12 : Du génie juif
 0:35:30 : La Shoah, nouvelle divinité
 0:37:20 : Chrétiens, juifs : regards sur la Bible
 0:40:00 : Le Talmud : un outil d’aliénation des juifs
 0:46:00 : Yavhé chez les chrétiens
 0:51:20 : La problématique démographique chez les juifs
 0:54:00 : Le judaïsme et la nature humaine
 0:55:25 : C'est quoi être juif ?